Comment fixer le prix d’une oeuvre ?

Cette question relève d’une vraie problématique dans la vie d’un artiste, et ceci de manière tout à fait légitime. La raison principale à cette problématique est qu’une oeuvre d’art n’a pas réellement d’utilité pratique ; on ne peut en aucun cas la comparer à un vélo ou un canapé car cet « objet » est une concentration émotionnelle au pouvoir de diffusion, en d’autres termes, une oeuvre d’art a une âme ou une aura. De ce principe là, jauger la valeur d’une oeuvre d’art est somme toute relative et subjective. En d’autres termes, fixer son prix est totalement libre sans aucune réglementation existante. Seul le bon sens et certaines réalités sont à prendre en compte.

Voici donc les différents éléments permettant de déterminer le prix d’une oeuvre d’art, quelle qu’elle soit.

Les critères indispensables

1.  Le coût du matériel.

De la terre glaise ou de la feuille d’or, le matériel employé à une valeur marchande déterminée par sa qualité, sa rareté ou sa préciosité. Une peinture réalisée avec du véritable lapis-lazuli vaudra forcément plus chère qu’une peinture identique mais réalisée avec une couleur bas-de-gamme. Nous sommes ici dans l’aspect purement matériel, donc comme dans tous les domaines, la qualité des matériaux de base est en très grande partie responsable de la valeur du produit finit. Au restaurant ou au rayon textile, l’affaire est la même.

dangerA savoir que si vous travaillez en tant que peintre autonome, via la SMart en Belgique ou en Indépendant en France, tous vos frais relatifs aux matériaux et accessoires vous seront remboursés, à la condition de bien justifier absolument de toutes les factures.

2.  La technique employée

Il faut se rendre à l’évidence, il existe bel et bien une espèce de hiérarchie parmi les techniques picturales. La peinture à l’huile l’emporte sur toutes les autres, y compris le pastel et l’aquarelle. C’est le malheureux dessin aux fusain ou crayon graphite qui est dominé par toutes les autres. Tout comme la sculpture de marbre l’emportera sur la céramique ou encore la terre. Cette hiérarchie est basée sur la complexité de la maîtrise des matériaux. Maîtriser toute la complexité chimique de la peinture à l’huile ainsi que la mécanique de ses matériaux est indubitablement plus difficile que la maîtrise du processus aqueux de l’aquarelle, entre autre. 

3.  Le marché dans lequel vous évoluez

Cela sous-entend le périmètre dans lequel s’étend votre réseau actuel : marché local, régional, national ou international. Si vous êtes un total inconnu, alors il serait de mauvaise augure et inapproprié d’appliquer des hauts tarifs. Il vaut toujours mieux commencer avec des tarifs bas et les augmenter au fur et à mesure de vos « réussites » artistiques plutôt que d’avoir à les baisser. Baisser ses prix dévalue également la réputation ou l’image. Rajoutons que l’importance de votre réseau de connaissance est loin d’être négligeable. En effet si vous portez un nom célèbre ou faîtes partie de l’entourage d’une célébrité de tel ou tel milieu, alors vous avez déjà de très bonnes cartes dans votre jeu. Ce comportement est là aussi discutable mais au fond, peu importe la tournure du débat, agir de la sorte est tout à fait humain. Le réseau est important car c’est lui qui influencera le marché, du parfait inconnu il peut vous propulser dans les hautes sphères internationales. Ce qui explique le comportement de jeunes « artistes » contemporains étant prêts à tout pour se faire remarquer.

4.  La qualité visuelle

Nous sommes ici au delà de la notion de « beau », ce critère est bien trop personnel pour pouvoir être pris en compte dans un jugement. En revanche la justesse du dessin, l’harmonie des couleurs ainsi que la complexité de la composition sont des éléments qui jouent énormément. On ne parle pas ici de rapport de fidélité à la nature, car même un dessin cubiste, surréaliste, ou même encore à tendance abstraite peut être réalisé avec justesse. Cette dernière s’obtient par la cohérence et l’harmonie générale. Un œil averti saura tout de suite reconnaître un effet volontaire, hasardeux ou, n’ayons pas peur de le dire, raté. Alors mieux vaut éviter de tricher par un fameux « c’est fait exprès », le connaisseur, le professionnel, l’habitué ou l’expert peu importe vous, démasqueront à coup sur et sans vous le dire, ce qui vous décrédibilisera complètement… Ces derniers que l’on pourrait appeler des experts visuels ont un compas dans l’œil, alors ils remarqueront immédiatement si la composition est déséquilibrée, si les teintes sont agressives, si les lignes et formes sont incohérentes. De la qualité visuelle dépend donc en partie la valeur de l’oeuvre.

5.  Le parcours de l’artiste

L’acheteur ou le commanditaire a avant tout besoin d’être confiant, il a ce besoin d’être rassuré sur son éventuel investissement. Il sait qu’acheter de l’art est une excellente affaire, mais encore faut-il qu’il y ait une plus-value, car là est son principal intérêt (avec bien sur celui du coup de foudre pour votre oeuvre et la passion du mécénat d’art… oui, laissons-nous le droit de rêver !). C’est pourquoi si vous êtes diplômés de grandes écoles d’art, cela joue en votre faveur car votre diplôme est la preuve officielle de votre potentiel artistique. Heureusement pour les autres, ce n’est pas le seul moyen. Le nombre d’expositions personnelles ou collectives, les ventes aux enchères, les victoires aux concours, etc. sont autant de preuves qui font de vous des talents intéressants, et vous donne donc une valeur.

6.  Le prix du marché

Bien entendu, comme dans tous les domaines lorsque l’on met quelque chose en vente sur le marché, mieux vaut avant tout se renseigner sur les tarifs pratiqués pour un produit plus ou moins équivalent. Il est évident que vos tarifs ne vont pas être multipliés selon l’endroit où vous vous trouvez, mais ils pourraient cependant être réajustés. Par exemple les tarifs pratiqués à Plougalet-les-jolivets* seront indubitablement différents de ceux de Paris ou encore New-York et Tokyo. Il est assez judicieux de s’adapter à son environnement. D’une part parce que les visiteurs de l’exposition n’auront pas la même approche ni les même attentes, donc ce qui fait fureur à un endroit, ne fait pas forcément fureur partout ! C’est pourquoi un simple petit réajustement de prix (à la hausse ou à la baisse) pour l’occasion, peut favoriser le bon déroulement des opérations. Il faut être réaliste, le festival d’art du village voisin, comme celui de Plougalet-les-jolivet qui a le mérite d’être grandement sympathique, n’apportera pas le même potentiel de vente qu’une galerie à renommée internationale située dans les quartiers riches d’une mégalopole.

Afin d’anticiper toutes remarques concernant la pratique néfaste d’une baisse de tarifs abordée au point 3, je préfère éclaircir tout de suite ! Non il n’y a pas de contradiction, en vérité la baisse de tarif est néfaste si elle est généralisée et permanente, car d’une part cela donne à penser que vous perdez en qualité, de plus vos anciens acheteurs vont être fort contrariés car dans cette histoire, ils deviennent perdants… En revanche, dans ce point-ci, il s’agit simplement d’un réajustement momentané et exceptionnel. Si vous êtes totalement contre le réajustement des tarifs (ce que je comprends évidemment très bien), d’autres solutions s’offrent à vous, telle que la diminution des formats par exemple. Un réajustement non par le prix mais dans le processus de création.

* Ville, ou plutôt bourgade située dans le fin fond de mon imaginaire, illustrant parfaitement ces chers petits villages de campagne, charmants pour leur environnement mais à faible influence culturelle sur l’échelle planétaire.

7.  La qualité technique

Ce critère là n’est bizarrement jamais mentionné alors qu’il me semble pourtant indispensable. Car c’est avant tout de la qualité technique, de la qualité du savoir-faire que dépend la pérennité de l’oeuvre. Une oeuvre prête à traverser les siècles dans un état remarquable devrait en toute logique avoir plus de valeur qu’une autre qui va nécessiter une ou plusieurs restaurations sur ce même laps de temps. Il est assez ahurissant de constater des œuvres de grandes collections privées (sans citer de noms) acquises cette dernière décennie, déjà craquelées du vivant même de l’auteur. Craquelures non pas dues à un problème de conservation (le propriétaire n’y est pour rien), mais bel est bien à un problème technique lors du processus de création, comme le non-respect du gras sur maigre ou la mauvaise préparation du support dans le cas d’une peinture à l’huile. Malheureusement pour l’acquéreur et certainement heureusement pour le créateur, il n’existe pas de SAV artistique. L’acquéreur n’a donc d’autres choix que de faire confiance à l’artiste censé connaître et maîtriser son métier. Il est aisé d’imaginer qu’un acheteur qui débourse une somme conséquente en vue de constituer un patrimoine ou une plus-value, et même dans le cas d’un coup-de-cœur, ne désire en aucun cas la voir dépérir contre tout-attente telle une oeuvre éphémère. Arrêtons les arnaques et faisons honneur à un corps de métier. La durée de vie d’une oeuvre dépend de la qualité de ses matériaux et de son processus de fabrication, et cette durée de vie doit déterminer la valeur de l’oeuvre.

L'accroche du Salon des Artistes Rouennais - Musée des Beaux-arts de Rouen - 1934
L’accroche du Salon des Artistes Rouennais – Musée des Beaux-arts de Rouen – 1934

D’autres critères peuvent influencer la fixation du prix, mais ceux-ci sont trop subjectifs et dépendant des points précédents pour jouer un rôle déterminant, ils sont seulement de simples indicateurs. Car selon les points précédents, une petite toile peut valoir plus chère qu’un grand format, ou une toile abstraite exécutée rapidement a parfois plus de valeur qu’une oeuvre figurative aux multiples détails.

1.  Le format

Le format peut être un bon point de départ. Pour un artiste débutant ou inconnu, le prix se base selon le format de la toile. Si l’on prend pour référence les formats standards français (a voir ici), il faut compter plus ou moins 20€ par point (ou numéro). Par exemple pour un format 12P (61x50cm), le calcul à faire est 12 x 20€ = 240€.

A cela s’ajoute les différents éléments vus précédemment (le matériel, votre parcours, etc.). Format-toile

2.  Le temps de travail

Ce critère n’est malheureusement pas aussi déterminant qu’il n’y parait. Une oeuvre abstraite réalisée en un quart de temps peut avoir bien plus de valeur marchande qu’une oeuvre détaillée et minutieuse créée durant de longues heures voir semaines… C’est assez frustrant pour une grande partie des artistes évidemment mais le but de l’art est de toucher l’âme (entre autre chose), et le temps de travail n’est de toute évidence pas proportionnel à la puissance émotionnelle et à l’efficacité visuelle.

3.  La complexité du sujet

Tout comme le point précédent, la complexité du sujet peut entrer en ligne de compte, sans pour autant être décisif. Une composition faites de multiples portraits réalistes est bien plus complexe et laborieuse à réaliser qu’une composition abstraite. Cela peut donc être un critère supplémentaire mais pas déterminant puisque tout comme le temps de travail, la complexité du sujet ne reflète pas forcément la qualité et la puissance de l’oeuvre.

La hiérarchie des genres de l’Académie du XIXe siècle a bel et bien disparu, cependant sa gouvernance a été récupérée par la conjoncture du marché de l’art actuel, régit par l’autorité suprême de notre société matérialiste : celle de l’offre et de la demande.

 

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27 thoughts on “Comment fixer le prix d’une oeuvre ?

  1. Bonjour, j’adore peindre sur des formats carrés. Mais alors comment calculer le nombre de points ? Aussi je voudrai savoir si avec uniquement un numero de siren (entreprise individuelle) et déclaration à la maison des artistes il est possible de vendre ses œuvres en ligne sur son propre site. Merci d’avance pour votre réponse.

    1. Bonjour Marciano,
      Si vous êtres inscrits à la Maison des Artistes et que vous possédez un numéro de Siren, alors oui vous pouvez vendre. Veillez toutefois à disposer d’un compte bancaire uniquement à usage professionnel (bien différencier l’argent du domaine pro et celui du domaine privé), ainsi qu’à conserver toutes les factures et reçus de vos dépenses professionnelles.
      Quant aux tarifs de vos formats carrés, rapportez-vous à la longueur du coté. Par exemple si c’est un 30×30 alors ça équivaut au format au point 3 (27cm) ou 4 (33cm). Le plus simple si vous utilisez régulièrement des formats identiques, est de se créer soi-même une grille de tarifs pour chaque dimensions utilisées. Elle ne servira ici que de base, car comme le dit l’article, d’autres facteurs sont à prendre en compte. Merci à vous !

  2. Bonjour,

    En suivant la régle des formats, qui est un bon principe comment puis-je trouver le nombre de points pour de plus grands formats, j’essaye de retrouver la base de calcul mais ce n’est pas évident tout de suite.

    1. Bonjour, dans la logique il faudrait respecter les proportions entre le tarif et les dimensions en ce qui concerne les formats hors normes. Ce n’est pas une science exacte donc ce sera de l’approximatif.

  3. Bonjour Amandine,
    Je suis artiste de loisirs, et je souhaiterais savoir, concernant la déclaration au fisc, comment procéder lors de la vente d’une oeuvre.
    Une artiste m’a dit qu’il suffisait de demander un n° de Siret en tant qu’artiste libre. Savez-vous si cela est vrai, et dans l’affirmative, comment procéder ?
    J’ai entendu dire que cela ne suffisait pas, et qu’il fallait obligatoirement s’inscrire à la Maison des Artistes, est-ce vraiment obligatoire ?
    Merci pour votre réponse.
    Cordialement
    Michèle

    1. Bonjour Michèle, l’inscription à la Maison des Artistes n’est pas obligatoire mais préférable si vos ventes sont nombreuses et régulières. En revanche, l’obtention d’un numéro de SIRET est quand à lui indispensable pour toutes pratiques commerciales, il est facile et relativement rapide d’en obtenir un en s’adressant directement à votre centre des impôts (et certainement sur le site du gouvernement). Merci à vous !

      1. Bonjour Amandine,
        Merci beaucoup pour cette information, en fait je voulais savoir cela, car lorsque l’on veut participer à une exposition, la plupart du temps on nous demande un N° de Siret et de ce fait, je n’ai pratiquement pas l’occasion d’exposer. Connaissez-vous le nom du document en question à remplir pour obtenir ce n° de Siret ? car j’avais déjà cherché auparavant, mais je n’ai trouvé que pour les auto-entrepreuneurs mais pas pour les artistes libres.
        Merci encore ! si vous avez d’autres infos sur le sujet, je vous en remercie !
        Cordialement
        Michèle

        1. Etant résidente belge, je ne connais pas toutes les procédures administratives des artistes en France, mais à priori le statut d’auto-entrepreneur pourrait correspondre. Il vaudrait mieux que vous vous rapprochiez de votre centre des impôts, de la Maison des Artistes ou encore d’un artiste de votre entourage.

      2. Bonjour, un petit rectificatif concernant le statut d’artiste en France. On doit se déclarer au premier Euro gagné, sinon c’est du travail au noir. Il y a deux inscriptions à faire en ligne, une au centre de formalité des entreprises (CFE) l’autre à la Maison des Artiste (MDA) voir ce lien: http://www.lamaisondesartistes.fr/site/comment-se-declarer-en-tant-quartiste-plasticien/
        Le statut d’artiste dépend de la MDA et non d’un statut d’auto-entrepreneur, mais rien ne vous empêche d’avoir les deux statuts si certaines de vos activités ne rentre pas dans la cadre de la MDA. Voir ce liens pour les activités autorisées par la MDA:
        http://www.fraap.org/article238.html
        Le statut d’artiste est un statut de travailleur indépendant mais avec une différence notable qui est que les cotisations sont à régler en fin d’année sur les revenus déclarés, il n’y a pas de forfait à avancer tous les trimestres, pas de revenus pas de cotisations à payer (et pas d’ouverture de droits à la sécurité sociale).
        Voilà j’espère que ça pourra vous aider.
        Cordialement,

  4. pas mal cet article mais par contre j’aime pas trop votre façon d’insinuer que l’abstrait c’est forcément fait a l’arrache…

    « même un dessin cubiste, surréaliste, ou même encore à tendance abstraite peut être réalisé avec justesse. »… « à tendance abstraite » ça a l’aire d’être limite, donc quand c’est totalement abstrait c’est forcément déséquilibré ?

    « une toile abstraite exécutée rapidement a parfois plus de valeur qu’une oeuvre figurative aux multiples détails. » je vois pas l’intérêt de préciser « abstrait » et « figuratif » dans cette phrase, si on supprime ces deux mots ou qu’on les inverse ça marche aussi… a moins que se soit pour insinuer que l’abstrait c’est moins bien parce que c’est toujours fait a l’arrache ?

    « Une oeuvre abstraite réalisée en un quart de temps peut avoir bien plus de valeur marchande qu’une oeuvre détaillée et minutieuse créée durant de longues heures voir semaines » pareil

    « Une composition faites de multiples portraits réalistes est bien plus complexe et laborieuse à réaliser qu’une composition abstraite. » non, encore une fois le fait que se soit abstrait ne donne absolument aucune indication sur le niveau de complexité, une oeuvre figurative peut être hyper minimaliste, et une oeuvre abstraite peut fourmiller de détails.

    (et pour illustrer mon propos voici un petit dessin abstrait qui m’a prit quelques mois de réflexion et de travail http://68.media.tumblr.com/685621d2b1e91c884e8da815725d67b1/tumblr_ocs0jg3KZn1uioofgo1_1280.jpg )

    1. Bonjour, votre commentaire est très pertinent. Loin de moi l’idée d’offenser qui que ce soit ou encore plus de dénigrer toute forme d’art. Ce que je défends dans cet article est la qualité technique, peu importe le sujet ou le style. Il me semble important de faire la différence entre un vrai travail d’artiste (peu importe le sujet, le style ou la technique) et un travail d’amateur qui s’assimile plus à du loisir créatif par cet aspect décoratif et ce « jolie » tant recherché (je vais utiliser ces couleurs car elles se marieront bien avec les couleurs du salon…). Il ne faut simplement pas tout mélanger. Votre travail est magnifique (je suis allée voir 🙂 ), de part votre maitrise du sujet et de vos outils. C’est un vrai travail d’artiste, bravo donc pour cela. Le véritable art abstrait est profond, technique et universel, c’est un fait. Je vous invite à lire l’article sur le talentueux Wang Yan Cheng, maître de l’abstrait. En revanche, concernant la complexité et la difficulté, il sera difficile de me donner un équivalent abstrait du Jugement Dernier de Michel-Ange ou du Paradis de Tintoret…

  5. Fort intéressant toutes ces explications!
    Qu’en est-il de l’art non « traditionnel » comme l’art numérique par exemple ?
    Comment fixer le prix d’une œuvre imprimée ou d’une vidéo?
    Quelle est la place de l’art digital dans le marché de l’art?
    Merci

    1. Bonjour, l’art numérique se basera sur les mêmes critères en ce qui concerne la qualité visuelle et technique, la renommée de l’auteur et son environnement. En revanche, il est certains les matériaux par exemple ne vont pas pouvoir être pris en compte ici. Le processus des tarifs est identique, il suffit de l’adapter.

  6. Bon, moi je ne fais que des toiles 18×14 donc numéro 0
    ce qui signifie que je les donne quelque soit ma cote…… (0 x 20 = 0)
    merci pour ce tableau

  7. Bonjour Amandine

    Je suis peintre autonome depuis peu , j’ai plus lire dans votre article sur le plan administratif, comme Indépendant ou Auto-entrepreneur, tous les frais relatifs aux matériaux et accessoires vous seront remboursés, savez-vous par hasard ou je dois m’adresser car sur internet cela porte à confusion..

    Cordialement

    1. Bonjour Henri, une modification de cette mention vient d’être réalisée dans cette article car le remboursement des frais est possible en Belgique via la SMart, ou en tant qu’Indépendant en France. Car dans ces deux cas l’administration considère votre activité comme une société. Le statut d’auto-entrepreneur (en France donc) ne le permet apparement pas.

  8. Merci pour cet article qui résume bien les différents points à prendre en considération.
    Manque juste le prix du coeur 🙂

  9. Par exemple pour un format 12P (61x50cm), le calcul à faire est 12 x 20€ = 240€. et pour une oeuvre de 100 x 120 , le calcul se fait comment s’il vous plait ?

    1. Il est alors possible de se référer aux mesures les plus proches, par exemple le 60F (130x97cm)

  10. bonjour , je souhaiterais faire  » coter  » mon travail , pourriez vous me dire comment faire , actuellement mes oeuvres sont sur artquid peinture , amicalement thierry druon

    1. Bonjour Thierry. Vendre ses œuvres lors de ventes aux enchères et l’un des moyens pour obtenir une cote officielle, notamment car votre oeuvre apparaît dans les catalogues des juristes, commissaires priseurs et experts. Merci et bonne journée !

  11. Bonjour !
    Super site que je viens de découvrir !
    J’ai une petite question: je suis en auto entreprise et n’ai jamais entendu parler d’un possible remboursement de mon matériel… Comment ça se passe svp ? Autant vous dire que je suis très intéressée !
    Merci encore pour ce site que je m’empresse de continuer à éplucher !
    Bonnes fêtes !

    1. Bonjour, la situation diffère selon les cas bien évidemment. Rien n’est jamais simple avec l’administration. Avec le statut d’auto-entrepreneur les frais doivent être compris dans votre prix, vous devez les facturer à vos clients, tels que les frais de matériels, d’hébergement, de transports, etc. Alors que si vous êtes adhérents à la SMart, ces frais sont remboursés selon votre chiffre d’affaire, vous devez donc rentrer des « notes de frais » comme le font les salariés d’une entreprise. Pour plus de clarté et d’informations, mieux vaut se renseigner directement auprès des services compétents. Merci à vous et bonnes fêtes également !

  12. Comme d’habitude, cet article est remarquable . Et très « pratique » pour y voir plus clair et savoir ainsi mettre un prix sur son travail. Merci Amandine.

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