Différences entre les huiles

Huile de carthame, huile d’œillette et huile de lin crue, cuite ou clarifiée, standolie, etc…. Mais pourquoi autant de choix, et comment connaître leurs usages et leurs différences???

Voici un peu plus d’explication :

La première chose à savoir c’est qu’il ne faut pas utiliser l’huile alimentaire, ni huile d’olive ou autre de ce genre!! Celles-ci sont très bonnes en cuisine mais certainement pas en peinture !! Et pour ceux que cette remarque fait rire, non ce n’est pas une évidence pour tout le monde. L’huile utilisée pour l’alimentation ne sèche pas, elle ne durcira jamais… Vous vous retrouverez avec une peinture abominable qui retiendra toute la poussière, les couleurs vont couler et elle sera intransportable. Bref, laissez tomber. L’usage de l’huile est déjà suffisamment compliquée comme ça ! (<lien)

André Beguin, dans son Dictionnaire technique de la peinture : Pour les arts, le bâtiment et l’industrie, divise les huiles utilisées dans l’industrie des peintures en 6 groupes : Huiles de lin, huiles d’aleurites, huiles de soja, huiles de ricin, huiles de poisson et huiles de résines. Il y a tellement à dire à leur sujet que je préfère m’attarder ici sur celles qui sont facilement accessibles dans nos commerces et plus particulièrement dans les magasins de fournitures artistiques.

Huile de lin : 

La plus courante. Elle est extraite des graines de lin et comme dans tous les domaines, selon les régions et les conditions de culture les caractéristiques varient. Sa tige quant à elle sert à fabriquer le textile, les toiles donc. « Rien ne se perd, tout se transforme » dit-on! 🙂

Le lin et ses fleurs. Les graines pour l’huile, les tiges pour la toile!

Huile de lin crue : Elle sèche très lentement, se mélange mal aux pigments et de pars sa couleur (très ambrée) a tendance à jaunir. Il existe des méthodes simples et naturelles pour la modifier :

Elle peut être purifiée… : Nicolas Wacker dans La Peinture à partir du matériau brutrecommande une huile vieille de 1 ou 2 ans pour mélanger aux pigments. Pour la purifier, il faut la laisser reposer dans des flacons hermétiques le temps que les impuretés se déposent dans le fond. Et pour accélérer le processus, y incorporer un peu de poudre de baryte, cela entraînera les impuretés dans le fond. (La chauffer légèrement pour aider le phénomène dans le cas ou la poudre ne tomberait pas complètement).

 …Clarifiée : La faire reposer au soleil un certain temps, toujours dans un flacon hermétique. L’éclaircissement sera considérable au bout de quelques semaines car le soleil finit par brûler les déchets végétaux. Mais si ensuite vous la mettez dans l’obscurité, elle s’assombrira de nouveau, mais pas autant qu’elle l’était au départ. C’est pour cela qu’il est conseillé de peindre avec un huile non clarifiée, ainsi pas de risque d’assombrissement des couleurs, au contraire elles ne pourront que s’éclaircir.  

…Ou épaissit au soleil : Mettre l’huile sur seulement 5mm d’épaisseur dans un large plat et remuer 2x/jours, ainsi l’huile capture l’oxygène et donc finit par s’épaissir. En deux semaines, vous obtenez une huile qui a la même consistance que le miel. Et toujours selon N. Wacker, pour la protéger de la poussière, poser sur ce plat une plaque de verre légèrement surhaussée.

Huile de lin cuite :  Plus légère, plus visqueuse, plus brillante et plus siccative. Elle devient très dure au séchage, ce qui donne presque des couleurs émaillées. Sa cuisson est un procédé dangereux car l’huile et ses vapeurs sont inflammables, heureusement aujourd’hui sa fabrication se fait en laboratoire, car autrefois cette cuisson était redoutée au sein des ateliers à cause des risques encourus. Les siccatifs ne sont ajoutés que par petites quantités lors de la cuisson, puis l’huile repose pendant plusieurs jours dans des cuves afin qu’elle se clarifie.

Lorsqu’est mélangé à l’huile lors de la cuisson 5% de litharge, est obtenue ce qu’on appelle « l’huile noire », utilisée comme médium autrefois. Elle contient du plomb formé lors de la cuisson, c’est pour cette raison qu’on ne la trouve plus dans le commerce.

Standolie (ou huile de lin polymérisée) : C’est de l’huile de lin cuite à plus haute température encore que l’huile de lin précédente, avec un processus légèrement différent. Elle est plus dense, plus visqueuse, plus siccative, plus brillante et plus résistante à l’humidité et aussi moins jaunissante que toutes les autres huiles de lin. Le fait qu’elle sèche rapidement la rend idéale dans la fabrication des peintures laques ou des peintures emails.

Huile de carthame : 

Elle provient d’une plante ressemblant a un chardon. Elles est considérée comme une huile « semi-siccative », et ses caractéristiques sont proches de l’huile de lin.

Carthame
Fleurs de carthame

Huile d’œillette : 

Elle est très claire et fluide, donc ne jaunit pas mais sèche lentement. Elle est donc préférable à l’huile de lin pour les couleurs claires, elles ne s’assombriront pas. A utiliser en petite quantité car elle peut être cassante. L’huile d’œillette est aussi appelée huile de pavot noir, à ne pas confondre avec le pavot blanc qui donne de l’opium, hehe…!! 😉

Fleurs de pavot
Fleurs de pavot

 

!!!! Attention !!!! L’huile peut prendre feu, donc l’éloigner de toute source de chaleur et prenez gardes à vos chiffons imbibés d’huile, faites-les sécher avant de les mettre dans une poubelle, ils pourraient s’enflammer…

 


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21 thoughts on “Différences entre les huiles

  1. Bonjour. Je dois utiliser de l’huile de lin cru pour preparer une toile (coton) 30×40. La preparation que je suis en train de faire contient de la colle de lapin, du platre de Bologna et justement de l’huile de lin cru…. MA QUEstion est: pour quelle raison l’huile cru? Il y a une grande difference si j’utilisais celui cuit? Merci et compliments pour votre travail. Tim

    1. Bonjour Tim. L’huile de lin cuite est bien plus consistante, plus « grasse » et plus épaisse que l’huile de lin crue. Dès lors, votre fond serait très long a siccativer (à sécher), c’est pourquoi la crue (ou encore clarifiée, décolorée) est préférable. Attention de ne pas confondre non plus l’huile de lin pure, car celle-ci jaunit beaucoup trop les couleurs. Résumons, il y a donc la pure (qui jaunit), la clarifiée (qui est la plus appropriée) et la cuite (idéale seulement dans les dernières couches tels que des glacis). Bonne continuation

  2. Bonjour,
    Je me demandais apres avoir lu tant de commentaires sur les differentes huiles s’il serait possible d’utiliser differentes huiles pour un meme tableau ,pour par exemple les endroits plus epais ( avec plus de volume ), les couleurs differentes ( claires,sombres), essayer de donner plus de luminosite …etc . Ou il apparaitrait forcement des craquelures ?
    Merci ….

    1. Bonjour, le problème étant que les temps de siccativité (de durcissement) diffèrent selon les huiles. Par exemple l’huile de lin est plus rapide que l’huile d’œillette. Donc à moins d’être un bon chimiste et de savoir doser les proportions adéquates selon les couches tout en respectant le gras sur maigre, mieux vaut se contenter d’une sorte d’huile par oeuvre… Sinon, en effet des craquelures apparaîtraient. Cordialement. Merci à vous

      1. Bonjour,
        Voir mes commentaires sur les huiles sur ce site et sur le site http://peindre-vrai.fr/ de monsieur Fumoux.
        La question de la siccativité ou des craquelures ne dépendent pas directement et uniquement des huiles, on peut utiliser toutes les huiles même pour un même tableau.
        Ce qui compte c’est:
        . D’employer une huile cuite pour avoir plus de siccativité de préférence huile de lin cuite ou huile de noix cuite,
        . Mais surtout de peindre en employant du début jusqu’à la fin de l’oeuvre du médium à peindre, voilà le secret des anciens y compris de Van Gogh dont les toiles n’ont pas de problème dans le temps, alors qu’il peignait en épaisseur, car il appliquait les recettes des Hollandais. C’est grâce à son frère Théo marchand de couleur et à l’application des principes des peintres Hollandais qu’il pouvait éviter les embus et les craquelures. Tout artiste peignant à l’huile doit employer un bon médium à peindre. Grâce à cela vous ne devez plus vous soucier de peindre gras sur maigre comme on le dit et le trouve souvent dans les livres ou aux beaux-arts, c’est superflu à partir du moment où vous employez un bon médium à peindre. Ce principe est dépassé et n’a aucune sorte d’importance lorsqu’on utilise du médium à peindre. Pour vous en convaincre vous pouvez contacter monsieur Jean-Philippe Escaffre, professeur et artiste peintre de l’atelier Toulousain l’Imagerie http://www.atelier-imagerie.com/ tel 06 65 27 61 01 qui utilise un de nos médiums à peindre pour lui-même et pour son atelier. Nombre de ses élèves utilisent nos médiums en atelier et pour eux-même à usage privé. Malheureusement il est difficile de se procurer un bon médium à peindre dans le commerce et si cela vous intéresse vous pouvez me contacter via le site http://peindre-vrai.fr/ pour acquérir un très bon médium à peindre mis au point d’après la formule de monsieur Fumoux.
        Je suppose qu’Amandine pourrait également être intéressée par ce produit et souhaiterait l’évaluer.
        Note: Pour peindre en épaisseur il existe des médiums particuliers qui facilitent la chose et évite les craquelures dans le temps. Le médium à peindre dont je vous parle apporte également de la siccativité naturelle ( pas de produits accélérant le séchage artificiellement source d’ennui futurs) et il est possible de travailler dans la demi-heure ou l’heure qui suit sur la couche qui précède sans attendre des jours de séchage. Par ailleurs c’est le produit par excellence pour travailler en glacis.
        N’hésitez pas à me contacter pour des renseignements ou explications complémentaires à http://peindre-vrai.fr/contact/ ou pour faire des essais avec les médiums à peindre, vous serez surpris du résultat, du gain de temps d’exécution de vos oeuvres et de la qualité (les médiums à peindre bonifient automatiquement les peintures même celles de qualité moyenne telles que les tubes à l’huile dites d’Etude et surtout évitent les embus et les craquelures dans le temps).

    2. Bonjour François
      Je crois qu’il n’y a pas de problème. Si vous voulez être sûr que le séchage, qui probablement tire différemment le support selon les huiles, n’occasionne pas de craquelures, vous pourriez, comme l’un de mes amis peintre, intercaler une couche légère à la gomme Dammar, très discrète, qui empêchera les huiles du dessous de réagir? Les craquelures, cependant, sont bien souvent dûes aux pigments plus qu’aux huiles. Prenez par exemple les tableaux d’Henri Martin que je connais particulièrement bien, qui ne « préparait » jamais ses toiles et dont la touche tient remarquablement bien: seuls ses bleus ciel craquèlent. Je ne saurais trop insister sur la qualité des pigments! Votre question relève de la chimie plus que de la peinture: les livres sur la chimie de la fin du 19e (qui comportent tous d’importants articles sur les pigments car à cette époque l’industrie textile était au plus haut), ainsi que ceux sur la peinture à l’huile, vous seraient utiles. Quelqu’un a-t-il des références précises à nous fournir dans ce domaine? Je n’ai pas les miens sous la main. Autre remarque: la dilution diffère selon les huiles…et les pigments. Bonne journée: à vos pinceaux et à vos éprouvettes!

  3. tout est interessant les questions et les reponses et vos articles …chapeau Amandine quel joli nom ..si frais…d’un vert tendre…bonne fete de Paques!

  4. Bonjour,
    J’utilise pour peindre un huile de noix siccativée par un procédé ancien : faire bouillir lentement 1 litre d’huile versé sur demi litre d’eau dans laquelle on a mélangé 50 à 100 grammes de poudre de pierre ponce, jusqu’à diminution du niveau de moitié.
    La peinture durcit en 3 ou 4 jours (épaisseur normale de la peinture; plus lent si fortes épaiss.).
    C’est la mieux des huiles que j’ai essayé. Saluttns.

    1. Salut blanc , j’ai une étude sur l’utilité de huile de noix et j’aimerai savoir comment vous utilisez l’huile de noix dans la peinture vu que vous avez dit que c’est efficace et merci .

  5. Bonjour. Avez-vous essayé le jojoba? C’est une cire végétale (consistance d’huile à t° ambiante), donc ne rancit pas, et donne une exquise texture à la peinture, s’entend TB avec la thérébentine pour commencer en maigre. Je n’ai pas l’expérience du vieillissement. On peut en commander à l’association Robin des Bois, 14 rue de l’Atlas 75019 Paris.

  6. L’huile de noix pressée a froid s’obtient directement aux moulins qui la produisent. Cela ne manque pas en France en Italie ou en Europe de l’est. J’obtiens la mienne soit en Touraine soit en Perigor (moulin de la tour) a des prix qui défient ceux des marchands de fourniture beaux-art. L’éloignement ne pose aucun problème , c’est un produit qui circule librement par la poste et me parvient sans histoire au fin fond de l’Ireland

  7. L’huile de cuisine. L’huile de lin est aussi comestible.
    Ce qui rend une huile appropriée pour la peinture c’est sa composition. l’huile de noix sèche très bien , mais d’une manière différente de celles de lin ou de carthame. Elle se cuit aussi avec ou sans plomb(sous forme de cristal en général) et reste comestible (dans l’absence de plomb bien entendu) pourvu qu’elle n’ait pas chauffé au-delà du point de fumée qui serait par ailleurs néfaste a la qualité de la peinture obtenue .

  8. Bonjour Amandine,
    Il est décevant que vous ne parliez pas de l’usage de l’huile de noix qui était l’huile de prédilection utilisée par les anciens et certainement la meilleure huile à utiliser en peinture. Les reproches qu’on lui fait sont infondés, cuite elle est même plus siccative que d’autres huiles et surtout elle sèche en profondeur et de manière uniforme. Elle est un garant de la longévité et de la qualité des tableaux peints.
    Elle est également utilisée dans les médiums à peindre de haute qualité, chose très difficile voire impossible à trouver dans le commerce.
    Un test très simple peut vous convaincre et je vous conseille de l’essayer avec des peintures de qualité dite « Etude » et vous constaterez par vous-même que l’huile de noix bonifie aussitôt les peintures du commerce de médiocre qualité.
    Je vous renvoie également à l’article de monsieur Fumoux sur le secret des anciens http://peindre-vrai.fr/le-secret-des-van-eyck/ , expert dans ce domaine, afin que vos lecteurs puissent comprendre que l’huile de noix doit être prise en considération et être privilégiée face aux autres huiles que vous citez et combler un manque d’information important dans votre article.

    1. Bonjour Jacques. Et bien sachez que les zones de commentaires servent à cela, ajouter des informations! Donc merci pour votre critique, mais ce serait d’autant plus constructif si vous nous donniez également l’information concernant les endroits où il est possible de se procurer cette huile de noix. Elle n’est pas en vente dans les commerces de matériel artistique, elle fait partie de la composition de l’huile noire de Claude Yvel mais tout aussi difficile à se procurer. Pour l’enrichissement de tous, continuez d’ajouter des suppléments d’informations à travers des commentaires. Cordialement.

      1. Merci Amandine pour votre réponse. On peut vous pardonner cette omission car même Xavier de Langlais n’en parlait pas dans son livre La Technique de la peinture à l’huile par ailleurs excellent, ce qui tendrait à démontrer qu’elle est progressivement tombée dans l’oubli. C’est la raison pour laquelle il est souhaitable de la réhabiliter.
        Personnellement je m’en suis procuré d’excellente qualité auprès du moulin de La Tour en Dordogne http://www.moulindelatour.com/ qui depuis ont arrêté pendant un moment la fabrication et je ne suis pas sûr qu’ils aient repris la production (leur téléphoner).
        D’autres moulins dans la région en fabriquent encore mais je ne pourrai pas en garantir la qualité. Des recherches sur Internet donnent pas mal d’adresses exemples:
        http://www.huile-de-noix-du-perigord.com/
        http://www.dordogne-cachee.fr/article-le-moulin-du-sablon-et-son-huile-de-noix-103561461.html
        Une vidéo http://www.youtube.com/watch?v=q13HdAt9N4o .
        Il faut veiller à ce que la production respecte la tradition à base de cerneaux de bois et chauffé modérément (60°). Une adresse utile auprès du syndicat d’initiative http://www.noixduperigord.com/acteurs2.html que j’avais contacté et qui sont bien au courant de la production dans la région.
        Sinon le marchand suivant peut en vendre :
        Laverdure à paris Laverdure & fils
        58, rue Traversière
        75012 PARIS, FL
        France
        Téléphone : 01 43 43 38 85
        Huile de noix http://www.laverdure.fr/huiles/1289-huile-de-noix-1l.html
        et de l’huile de lin cuite http://www.laverdure.fr/huiles/1280-huile-de-lin-cuite-en-1l.html
        On trouve pratiquement tous les produits dans ce magasin pour fabriquer soi-même les peintures, les vernis et médiums, etc…
        Pour plus de siccativité, suivant les conseils éclairés et pertinents de Monsieur Fumoux (voir son site http://peindre-vrai.fr/ ) , je cuis l’huile de noix environ 4 heures à 100° ou 120° puis la laisse décanter à la lumière pendant au moins 6 mois au soleil. C’est alors une pure merveille (couleur miel) à mélanger directement avec les peintures ou à utiliser dans la fabrication des médiums.
        J’espère que ces explications vous aideront pour expérimenter dans la pure tradition des maîtres anciens.
        Bonne chance à tous.

  9. Bonjour,
    Une fois de plus bravo pour votre article.
    J’ajouerai simplement une remarque concernant l’huile de noix qui a été très utilisée du XVe au XVIIIe s. et jusqu’au XIXe siècle et encore aujourd’hui. (Vasari en 1568 la présentait comme la meilleur huile).
    On peut utiliser une bonne huile de noix « vierge » de première pression à froid. (Comme d’autres artistes j’utilise celle du Moulin de la Tour). Certains auteurs prétendent qu’elle peut rancir facilement, mais je n’ai jamais eu ce problème. Elle paraît siccativer plus lentement que l’huile de lin mais en fait elle à l’avantage de siccativer dans la masse et de jaunir peu. Je prépare mon « huile noire » avec cette huile de la même manière qu’avec l’huile de lin.

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