La signature

Une simple signature comme un point final à sa création, et pourtant, quel casse-tête ! C’est tout bête, mais la signature est-elle indispensable sur une oeuvre ou non ? Comment parvenir à la faire facilement et avec quoi ? A quel emplacement et à quelle dimension ? Finalement, la signature est la dernière prise de décision de l’artiste sur son oeuvre.

Pourquoi signer ?

Une signature est la preuve que l’artiste atteste et approuve l’oeuvre dont il est l’auteur, confirmant de ce fait l’authenticité pour les éventuels acquéreurs. D’aucun disent que cela permet à l’artiste de laisser sa marque… mais en soit, la marque de l’artiste se trouve dans l’oeuvre elle-même dès lors que celle-ci est une oeuvre originale. C’est donc davantage un point final à la réalisation, un signe d’achèvement et de paternité ou encore de reconnaissance de l’auteur sur sa création.

Comment signer ?

La forme est à la plus grande liberté de l’artiste ; Votre nom, vos initiales, un pseudonyme ou encore un monogramme (ensemble de lettres composées en un dessin), à vous de choisir !

Le plus célèbre des monogrammes de peintre est celui d’Albrecht Dürer

Pour ce qui est de la taille ou de la couleur, la question est ici plus d’ordre esthétique. Une signature trop présente va attirer l’oeil du spectateur au dépriment du sujet, même chose pour des couleurs trop vives. Le mieux est encore d’apposer une signature discrète en harmonie avec les couleurs du tableau. Le moins risqué étant bien sur le noir.

Enfin, l’emplacement est aussi au choix de l’artiste. Bien sur, l’idée est que la signature s’intègre à l’oeuvre sans la dénaturer ou supplanter le sujet. L’emplacement le plus courant et le plus visible reste en bas à droite (ou à gauche) sur la face peinte de l’oeuvre. Certains artistes, pour préserver l’intégrité de leur peinture ou pour plus de discrétion, préfèrent signer sur le dos de la toile. Sur l’envers de la toile et non pas sur le châssis ! Le châssis peut facilement être remplacé, et donc adieu à la signature… Attention également de ne pas signer trop près du bord, dans quel cas un encadrement la cacherait.

Signature de Raphaël insérée dans son sujet

De toute évidence, ne jamais signer avec un matériau réversible tel que l’aquarelle, la gouache ou encore le crayon de papier ! Cela va de soit qu’il n’y aurait alors aucun caractère définitif, allant donc à l’encontre du principe même de la signature. Mieux vaut au contraire signer avec la même technique que celle utilisée pour l’oeuvre ; si c’est une peinture à l’huile, alors signez avec de la peinture à l’huile, idem pour l’acrylique. Cela favorisera la pérennité et évitera les désastreuses incompatibilités.

Le vernis d’une peinture à l’huile et retiré lors d’une restauration ultérieure, c’est la raison pour laquelle il ne faut jamais signer sur le vernis non plus . Signez tant que la peinture est encore fraiche, c’est ce qu’il y a de mieux !

Pour ce faire, l’outil le plus pratique sera le pinceau rond, fin à poils plutôt longs. Ceux-ci permettent de réaliser un tracé régulier et élégant.

Pinceau en martre

12 commentaires sur “La signature

  1. HENDRICKS Serge, le

    A propos de droit d’auteur. Si j’utilise un portrait photographique d’une célébrité pour en réaliser une peinture, es-que je peux apposer ma signature sur mon œuvre étant donné que je n’utilise pas le même procédé d’exécution ? Merci.

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    • Amandine Gilles, le

      Dans le cas des portraits photographiques, attention car il n’y a non seulement les droits à l’image du modèle mais aussi ceux du photographe ! Donc pour avoir le droit d’utiliser cette photo, même en vue d’une personnalisation ou interprétation, il vous faut soit l’accord des ayants droits (le modèle, le photographe ou les héritiers), soit que les deux soient décédés depuis plus de 70 ans. 70 étant la limite légale.
      Peu importe le procédé d’exécution, c’est la ressemblance à l’image d’origine qui compte. Si un lien peut être fait, alors vous êtes en tort.
      A savoir que ceci n’est valable que dans le cas d’une commercialisation ou exposition, car vous n’avez pas le droit de vous faire de l’argent ou une réputation sur le dos de quelqu’un, c’est le principe. En revanche, si la création est d’ordre privé et reste privée (uniquement pour vous ou vos proches), dans ce cas la loi s’en fiche 🙂

    • HENDRICKS Serge, le

      Merci pour votre réponse. Ce n’est pas toujours évident de retrouver le photographe quand on ne le connait pas ni les héritiers ou le modèle. Internet facilite malgré tout, mais pour demander par exemple à un acteur américain, il faut d’abord le trouver et surtout qu’il vous réponde.

    • Amandine Gilles, le

      Cependant, certaines photos de célébrités sont légalement libres de droit. Pour les trouver, il vous suffit de taper le nom de la personne dans la barre de recherche Google images, puis Outils et enfin Droits d’usage. En cliquant sur Réutilisation et modification autorisées, Google vous proposera les images librement accessibles.

  2. MIREILLE OUIN, le

    merçi beaucoup très interessant j’ai toujours des difficultés avec la signature qui comporte une majorité de lettres rondes !! a propos de signature peut-on signer un travail de reproduction où d’interprétation d’une oeuvre d’un autre auteur. Il m’arrive de travailler sur un tableau existant pour en étudier la technique, on ne peut pas appeler cela « une copie ». Doit-on signer M. XXXX d’après une oeuvre de … ? J’aimerais votre avis à ce propos. Merci pour vos conseils

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    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Mireille, la référence à l’auteur d’origine « M. XXX d’après une oeuvre de … » doit figurer uniquement s’il peut y avoir confusion, dans le cas d’une copie par exemple. Si l’on perçoit clairement votre interprétation et toutes les modifications apportées par rapport à l’original, alors votre seule signature suffit.
      En revanche, attention au droit d’auteur dans le cadre d’une commercialisation. Pour qu’une oeuvre rentre dans le domaine publique, l’auteur doit être décédé depuis plus de 70 ans. Au deça, vous n’avez pas le droit d’usage de l’oeuvre même avec interprétation personnelle, sauf contre autorisation des ayants droits.

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