Solvant non toxique – J’ai testé pour vous !

Nous en avions tant parlé (voir l’article), nous l’avions rêvé et Sennelier l’a crée ! Un diluant non toxique vient d’être commercialisé pour le plus grand bonheur de tous les peintres à l’huile consciencieux.

Green For Oil – Qu’est-ce c’est ?

Ce produit fait partie de ce qu’on appelle les biosolvants, c’est-à-dire des solvants issus non pas des ressources fossiles telles que le pétrole, mais plutôt des matières premières renouvelables d’origines naturelles : végétales, animales ou minérales. Ce diluant est peu volatile, biodégradable et non-toxique. Transportable en avion !

Sennelier ne s’est pas contenté de créer uniquement le diluant, toute une gamme de produits vous est proposée :

  • Médium gel à peindre
  • Médium liquide à peindre
  • Diluant
  • Vernis mat
  • Vernis brillant
  • Nettoyant liquide (pour pinceaux)

Le test

Odeur : Une douce odeur presque florale ! Absolument aucune gène puisque pour détecter cette légère senteur végétale il faut vraiment approcher son nez du récipient. Donc par conséquent, l’aération de l’atelier ne devient plus indispensable, vous pouvez peindre dans votre salon si vous le désirez !

Consistance : Bien que liquide, ce diluant non-toxique n’est pas aussi léger que l’essence de pétrole ou de térébenthine. Cette impression se confirme une fois mélangé à la couleur. La pâte devient dés lors fluide, transparente sans devenir trop liquide pour autant. Sur la palette le diluant devient rapidement collant, en quelques secondes. Le temps d’évaporation est également plus long qu’avec les essences traditionnelles.

En mélange : Là où les couleurs deviennent mates et ternes en mélange avec de l’essence de pétrole ou de térébenthine, elles restent ici brillantes (proportion d’environ 50%). Alors que la couleur mélangée au White spirit met seulement quelques minutes à sécher, plusieurs heures sont nécessaires pour le mélange avec le diluant Sennelier (test effectué sur un papier spécial huile/acrylique). L’ébauche reste ainsi fraiche plus longtemps

A gauche : Le diluant Green for oil de Sennelier avec de la couleur / A droite : cette même couleur en mélange avec du White spirit

Les différences avec les essences traditionnelles

Le diluant Green For Oil de Sennelier est :

  • très légèrement collant
  • moins volatile, il sèche lentement
  • conserve la brillance des teintes
  • nettoie les pinceaux un peu plus difficilement, donc moins puissant
  • très agréable à utiliser en mélange grâce à une légère onctuosité
  • quasi inodore, donc aucune gène olfactive ne survient

Conclusion

Après avoir testé le diluant Green For Oil de Sennelier, il est facile de se créer un avis tant la particularité de ce produit se distingue de ses concurrents, ci-nommés White-Spirit et essence de térébenthine. Première chose : l’absence d’odeur, ou sa subtile odeur florale si discrète. Ensuite, il met du temps à s’évaporer donc le travail dans le frais est favorisé. De plus la brillance de la pâte picturale est en partie conservée. C’est pourquoi mieux vaut l’utiliser comme diluant que comme solvant, car ces caractéristiques le rendent très agréable lors d’une séance de peinture mais il manque de puissance quand il s’agit de nettoyer ses outils et pinceaux. Enfin, son prix abordable qui fait entrer ce nouveau diluant dans la même gamme tarifaire que l’essence de térébenthine rectifiée (aux environs de 8€ les 250ml)


Article totalement libre – non sponsorisé !

16 commentaires sur “Solvant non toxique – J’ai testé pour vous !

  1. Alaux Georges, le

    Bonjour Amandine, bonjour à tous.
    En fait je n’ai pu commencer à peindre à l’huile, il y a 8 mois, que grâce à ces produits. Mes allergies à la thérébentine et l’inconfort avec les essences minérales ne me laisse pas le choix. Le diluant et le nettoyant ( solvant ) me donnent entière satisfaction.
    Pour le temps de séchage en cas d’utilisation du médium, plus ou moins dilué, c’est différent.
    Je ne trouve pas que les pâtes soient maltraitées par ces produits et le résultat final ne me parait pas médiocre ( huiles fines et extra-fines).
    Par contre j’ai débuté à l’huile dans le cadre d’un atelier ; l’artiste qui l’anime est totalement déstabilisée par ces produits. A la lecture de la presse spécialisée elle ne semble pas être la seule, on lit beaucoup de n’importe quoi sur les produits Senellier en ce moment.
    Au final si le diluant et le nettoyant me permettent de travailler  » à la maison » comme à l’extérieur je vais essayer de trouver une alternative au médium. J’espère que Senellier travaille sur ce problème et que ce fabriquant communiquera un peu plus.
    Cordialement Georges

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  2. Nathalie, le

    Merci pour cet article.
    Je me permets de communiquer l existence d un remplaçant bio au white spirit qui nettoie tres bien et est bon marché- à base d huile de coco. Trouvé dans un magasin de bricolage à côté des bouteilles de white et autres essences.
    D autre part , le savon noir est génial pour nettoyer les outils de la peinture à l huile …voilà ! Ne pas sous estimer la toxicité de ces solvants white et térenbenthine…surtout lorsqu on peint tous les jours …

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  3. LALANNE Jean-Bernard, le

    Bonjour,
    J’utilise le médium W de Schmincke. Diluable à l’eau. Il sèche au toucher en 24/48 heures. Assez souple d’utilisation. Par commodité je rince mes pinceaux toujours au diluant, essence Th. ou White. L’évaporation des surfaces peintes à la térébenthine sur la toile dégage beaucoup de vapeurs nocives. Avec ce médium j’ai pu éviter au moins cela. A la fin de chaque séance je nettoie mes pinceaux avec un nettoyant écologique pour pinceaux.

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  4. F. Fontaine, le

    Bonjour ,
    Ce produit existe depuis des années dans les grandes surfaces de bricolage (brico en belgique). Je ne peux pas affirmer que c’est la même composition mais les produits sont très proches.
    Il est vendu sous le nom de « White Spirit écologique ». Il est cependant nettement moins cher +- 6€ le litre !
    Ce produit convient bien pour garder ses pinceaux au frais. Pour le reste, ce produit est une véritable catastrophe puisqu’il ne sèche jamais. C’est-à-dire qu’à un moment donné, il faut bien se résoudre à tout enlever et repartir à zéro avec des solvants traditionnels (qui sont bien sûr toxiques).
    J’ai vraiment testé ce produit et j’ai aussi rencontré un peintre en bâtiment furieux d’avoir utilisé sur des radiateurs le White spirit écologique : après 3 semaines, il a du tout enlever, tout refaire.
    Mon avis : ce produit est à éviter.

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    • Gerard valérie, le

      bonjour, je réagit à votre commentaire car effectivement, je viens d’appeller Sennelier et ils m’ont confirmé que ce produit n’est absolument pas un solvant!! il doit être utilisé a une dilution maxi de 25 % !!! et pas du tout en début d’oeuvre car c’est de l’huile de carthame et de soja (en grande partie) !!!!il sert a allonger la peinture….un médium donc….peut etre moins épais qu’un médium , moins gras aussi….mais oui, j’ai du tout enlever aussi sur mon tableau (1M sur 1M50…très sympa…..) Ils ont apparement changer l’étiquette trompeuse mais certaines boutiques ne suivent pas et le conseille mal!
      Quand au white spirit écolo il reste toxique et ne supprime pas les maux de tête….

  5. Helene, le

    Bonjour,
    En tant qu’amateur, mon médium préféré est le Walnut/Alkyd Medium de la marque M. Graham. Le grand avantage est qu’il n’est pas toxique et a une très faible odeur plutôt agréable. Je trouve qu’il est très agréable à travailler.
    Le gros défaut: bien qu’il est facile à trouver au Canada, je ne le trouve pas en France!

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  6. Candide, le

    C’est quoi, un « produit naturel » ? Le cyanure de potassium est naturel, mais mortel.
    Y’a plein de gens qui voudraient faire de la peinture à l’huile, mais sans huile, sans essence, et sans pigments (dont beaucoup sont évidemment toxiques, surtout quand on les avale à la petite cuillère). Là, c’est un peu comme le potier qui voudrait cuire, mais sans utiliser de carburant, que ce soit du bois, du gaz, du mazout ou de l’électricité !
    La peintoche à l’huile est le résultat d’une savante et curieuse alchimie qui a nécessité des siècles d’études pour arriver à un résultat optimal. On ne fera pas de la peinture flamande, un quasi émail, avec des bons sentiments et de la poudre de perlimpinpin…
    Maintenant, oui, on peut faire du flan avec de l’agar-agar. Mais rien ne vaut, pour ce faire, une douzaine d’œufs,du sucre, du beurre ! Berk !

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  7. Maude, le

    Bonjour, j’ai testé le dissolvant Green for oil, qui est censé se travailler comme la thérébentine, sur toile le medium a mis parfois plus d’une semaine à sécher (quelque soit la proportion de dilution et la sorte d’enduction), et parfois n’a jamais séché. Dans tous les cas, la surface reste légèrement collante après séchage et très fragile aux rayures. L’aspect est parfois brillant, parfois très mat, ce qui est un autre problème. Bref, si le medium répond parfaitement à la contrainte de la toxicité, c’est un échec complet à l’utilisation. Je connais également deux collègues peintres qui ont la même expérience. Dommage, on avait de l’espoir!

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    • Amandine Gilles, le

      Effectivement, il y a plusieurs témoignages qui vont dans ce sens malheureusement… Mais ce qu’il faut savoir c’est que les résines se dissolvent qu’à l’essence, et par définition de l’essence est nocive. Donc merci à Sennelier d’avoir répondu à la demande de la non-toxicité d’une partie de sa clientèle, mais rien ne peut être aussi efficace que l’essence de térébenthine ou White spirit. Si on veut peindre avec des produits sains, alors on utilise de l’acrylique, tout simplement. Merci à vous pour votre témoignage !

    • bonnardot chantal, le

      Je viens de le tester, catastrophe, ma toile ne sèche pas, impossible de continuer mon tableau tant que le fond reste trempé !

  8. Symphorien, le

    Bonjour.

    J’ai acheté le diluant et le médium Green for Oil de sennelier, pour cesser d’utiliser mes produits habituels qui comportaient des tas de pictogramme annonçant la dangerosité extrême des produits (c’est un comble que de pareils produits puissent être en vente alors qu’ils sont « au minimum » cancérigènes!!…) Toutes les marques vendent des produits (médium, diluant, nettoyant etc…) tous plus nocifs les uns que les autres.
    J’ai donc testé les deux produits sur une feuille toilée en étalant différentes couleurs sur des carrées de 3x3cm pour mesurer le temps de séchage et la brillance. Première impression, au bout de 3 jours, l’huile n’est toujours pas sèche, aussi bien pour le diluant que pour le médium dont le séchage est dit « rapide »…cela me déçoit…en comparaison, avec mon ancienne méthode pour l’ébauche d’une peinture: une couleur étalée avec de la térébenthine (qui a le pictogramme indiquant sa nocivité) sèche en surface en un jour. Je réalisais mon médium en diluant 75% d’huile d’oeillette (la moins jaunissante et aussi la moins siccative des huiles) avec 25% de térébenthine. J’obtenais ainsi un médium qui permettait aux couleurs de sécher (au toucher, non en profondeur) en 2 jours maximum. Plus la peinture tarde à sécher, et plus les poussières en tout genre s’agglutinent dessus…

    le diluant « Green for Oil » aurait donc permis par exemple de traiter l’ébauche d’une peinture, mais s’il lui faut minimum 3 jours pour sécher, ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais…raison aussi pour laquelle j’espérais que le médium « Green for Oil » ait cette caractéristique de séchage rapide…alors, soit j’ai mal fait mes tests, soit ce médium n’accélère pas la prise. Quel est votre avis à ce sujet s’il vous plait? avez-vous perçu une différence notable entre mon expérience (de séchage) et vos expérimentations? j’étais pourtant réjoui à l’idée de me débarrasser de mes produits habituels à cause de leurs toxicité surtout, et d’avoir un produit « naturel » (de ce côté la, ce produit semble extra), mais il est dommage que ce soit si lent (pour l’un comme pour l’autre) à sécher. Autant utiliser de l’huile d’oeillette pure. Voila, merci pour votre attention, j’espère avoir mal fait mes tests car j’aime beaucoup les produits sennelier à la base.

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    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, veuillez m’excuser pour ce délai de réponse un peu tardif, mais comme vous pouvez le constater, le site était en pleine reconfiguration ces derniers jours. Effectivement j’ai moi aussi pu faire le même constat que vous. La gamme « green for oil » n’accélère en rien la séchage. Cependant, attention de ne pas confondre « naturel » et « non-toxique ». Un produit peut être naturel et pourtant d’une grande toxicité, c’est par exemple le cas pour l’essence de térébenthine, qui est issue de la résine de pin maritime. Cette nouvelle gamme a été créée seulement pour répondre au besoin sanitaire d’un grand nombre de consommateurs gênés par cette toxicité, seulement il n’y a que l’essence et l’alcool qui parviennent à diluer les résines et les huiles qui se trouvent inévitablement dans les composants de la peinture à l’huile. Par conséquent, cette gamme de produit répond à la question de la toxicité mais non à celle de l’efficacité. La science ne permet pas aujourd’hui n’obtenir une alternative non-toxique aussi efficace que ces solvants nocifs, bien que d’origine naturelle… Remarquons toutefois que pour le moment sur le marché, seul Sennelier propose ce genre de produit.

  9. Georges, le

    Bonjour Amandine
    Très réactif à la thérébentine, même sans odeur, j’ai testé avec bonheur le medium à peindre après avoir appliquer mes  » jus  » à la thérébentine. Mais je débute à l’huile et je me prend encore la tête avec le fameux « gras sur maigre ». Sennelier reste très discret sur ce thème ainsi que sur la compatibilité avec les produits plus classiques ( vernis à retoucher par ex). La consistance est tellement differente que je m’interroge sur l’application. Quel est votre avis ?

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    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, ne vous mettez pas trop la pression avec la règle du gras sur maigre. Elle impressionne plus qu’il n’en faut ! Si vous commencez avec le médium à peindre, finissez avec le médium à peindre. Voilà tout. Et garder le vernis à retoucher uniquement pour les reprises tardives (de plusieurs mois après) et pour la protection une fois l’oeuvre terminée. Si vous attendez suffisamment pour que chaque couche prennent le temps de durcir naturellement avant de lui en superposer une nouvelle,alors aucun problème n’est à prévoir.
      Les produits sont compatibles entre eux, seulement il faut faire attention aux mélanges car comme en cuisine, si on ne maitrise pas ses ingrédients la recette peut vite virer à la catastrophe… Mieux vaut s’en tenir à la plus grande simplicité, qui est dans la majorité des cas la plus efficace. Cordialement

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