Les médiums pour peinture à l’huile : Explications et utilisations

Il existe une très grande quantité de produits associés à la peinture à l’huile, tels que les huiles bien évidemment, les médiums, les siccatifs ainsi que les solvants. Et bien souvent il est difficile d’obtenir des explications claires et précises quant à leurs utilisations et leurs descriptions. Voici quelques informations de base :

Vidéo tournée par :

 Qu’est-ce qu’un médium à peindre?

L’emploi d’un médium n’est pas obligatoire, l’utilisation de la peinture directement sortie du tube peut être efficace si elle est de qualité, bien entendu. Pour preuve les peintures de Van Gogh, celui-ci n’utilisait pas d’additifs et ses toiles sont encore très bien conservées aujourd’hui. La raison à ce très bon état de conservation est due à sa technique alla prima qui a permis un durcissement homogène et régulier. Toutefois, si vous peignez de manière plus traditionnelle, c’est-à-dire en plusieurs couches, il est fortement recommandé d’utiliser un médium.

Pourquoi cela ? Diluer sa peinture avec de l’essence (térébenthine ou White spirit) c’est l’appauvrir. La couleur va perdre de son éclat et de sa brillance du fait de la dispersion des pigments. Alors qu’au contraire le médium en augmente la qualité grâce notamment à la résine qu’il contient. Voici ses rôles :

  • Faciliter le travail de précision en fluidifiant la pâte.
  • Réguler le durcissement de la pâte, par conséquent éviter les craquelures.
  • Protéger les pigments en les enrobant avec de la résine, et donc favoriser une meilleure conservation.
Médium à peindre

Médium à peindre

Auparavant les peintres fabriquaient eux-même ces additifs au sein de leur atelier, aujourd’hui le monde moderne a ses avantages puisqu’ils sont déjà proposés prêts-à-l’emploi dans de bonnes qualités. Certains sont liquides à utiliser dans un godet, d’autres sont en gel à déposer sur la palette.


Médium à peindreComme il est expliqué dans la vidéo, les « médiums à peindre » basiques sont fabriqués à partir de résine qui permettent d’augmenter la brillance des couleurs à l’huile, les fluidifier et les rendre plus transparentes. Ils améliorent la qualité de la peinture en exploitant son potentiel.


Comment utiliser un médium?

Les couleurs pures à l’intérieur des tubes ne sont composées que de pigments et d’huile siccative, la peinture est donc grasse et difficile à utiliser surtout pour le travail en couche fine et précise. En plus de faciliter l’application des couleurs, le médium va les embellir. Il se mélange directement aux couleurs sur la palette ou sur le support, dans des proportions à adapter selon l’effet désiré. Pour fluidifier le médium, il suffit de le diluer avec de l’essence de térébenthine. Plus la proportion de médium dans l’essence est grande, plus gras sera le mélange. Attention, car trop dilué les couleurs deviendront ternes et cassantes.

Bon à savoir !

L’utilisation d’un quelconque médium ne doit pas déroger à la règle du gras sur maigre! C’est chimique, il faut toujours que la couche supérieure soit plus grasse que la précédente. C’est la proportion essence/huile qui détermine si un produit est gras ou maigre. Si vous peignez en plusieurs couches, commencez par un « jus » fortement dilué à l’essence par exemple, puis superposez en diminuant la proportion à chaque fois. Les couches supérieures sont peintes avec le médium pur.

Comme le disait feu le site Dotapea : Travailler maigre au début permet d’éviter un « marécage oléagineux » par la suite !

105 commentaires sur “Les médiums pour peinture à l’huile : Explications et utilisations

  1. Sylvie, le

    Bonjour à tous.
    Je peins à l’huile depuis peu de temps et voilà ma question. J’utilise le medium à peindre Talens 083 que je dilue avec de l’essence de térébenthine 80 % au départ, puis 65 % et en dernier 50% : est ce bien ? Je ne peins pas vite, entre deux couches (peu épaisses) combien de temps dois je attendre ? je pense que je ne peux pas reprendre le travail le lendemain ? la couche doit elle être sèche au toucher ? Merci de vos conseils.

    Répondre
  2. Rémy, le

    Bonjour Amandine:

    Vivant dans les Hautes Alpes à plus de 1100 mètre d’altitude, nous rentrons dans les périodes de froids atteignant les -5°C -6°C.
    Réalisant des peintures à l’huile sur des panneaux en bois, j’aimerai savoir quelles sont les températures idéales pour peindre dans une pièce à vivre ( j’utilise une chambre en guise d’atelier).

    Est-ce-que 17°C ~18°C conviendrait et bien sûr savoir si le matériel ne risque pas de s’endommager?

    Je vous remercie pour vos conseils.

    Cordiallement.

    Rémy

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, selon les conservateurs de musées, la situation ambiante idéale pour les oeuvres comme pour le matériel, se situe entre 18 et 20°C avec un taux d’humidité de 50 à 60%. Cordialement

  3. Parvati, le

    Bonjour,
    Tout d’abord bravo et merci pour la très grande qualité de ce blog.
    J’ai une question concernant le liquin :
    Partant du principe que celui-ci transforme la peinture à l’huile en alkyde, puis je après une semaine de séchage (histoire d’être sûre) intervenir à la peinture en spray et au posca par-dessus ?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, votre raisonnement est juste, néanmoins le délai d’attente dépend de l’épaisseur de la pâte. En couche fine, 1 semaine sera suffisante, s’il y a un peu plus d’épaisseur mieux vaut prolonger le délai. Merci à vous

  4. Véronique T, le

    Bonjour,

    Encore une question, sans trop vous ennuyer, j’espère.
    Le liquin est fort utilisé par de nombreux artiste, à base de résine alkyde. (moi je trouve son odeur désagréable). Est-ce que, si je ne veux plus utiliser le liquin mais avoir les facilités de ne plus m’occuper de la règle du gras sur maigre, est-ce que les produits suivants sont sur le même principe (et donc d’utiliser le même médium pendant tout le processus de création) ?
    talens 007 médium alkyd
    rapid medium de schmincke
    medium alkyde lefranc bourgeois.
    Tellement de personnes parlent du liquin de winsor newton, que je ne trouve pas beaucoup d’articles sur le net témoignant de l’efficacité des autres produit.
    Encore merci à vous,
    Cordialement,
    Véronique

    Répondre
  5. Véronique T, le

    Bonjour,

    J’aimerais vous poser de nouvelles questions à propos des médiums. Est-ce que la façon de procéder que je vais vous décrire vous semble correcte pour éviter tout problèmes lors de la réalisation d’une peinture ?
    couche de fond : couleurs du tube + essence minérale, jus fort dilué. Ensuite, plusieurs couches en plusieurs étapes (dont je prépare des flacons à l’avance) avec un médium à peindre talens 084 (séchage rapide) :
    1 : 60 essence / 40 médium
    2 : 50 essence / 50 médium
    3 : 40 essence / 60 médium
    4 : 30 essence / 70 médium
    5 : 20 essence / 80 médium
    6 : 10 essence / 90 médium
    7 : 100% médium
    Si je veux réaliser des glacis, dois-je mettre une goutte d’huile de lin au médium 100% (et donc, un huitième flacon) ou puis-je utiliser un autre médium par dessus (talens 086 – spécial glacis) ? sachant que je ne connais pas la proportion en huile et résine dans le talens 086. Sera-t-il plus ou moins gras par rapport au médium pur (talens 084). Peut-on mélanger ainsi deux médiums pour un même tableau ?
    Et si je veux faire plusieurs glacis (à chaque couche durcie), comment respecter la règle du gras sur maigre avec le talens 086, si je l’ai utilisé pur au premier glacis (parce que si je l’avais dilué au début, ce mélange aurait-il été plus gras que le médium pur (talens 084) ?
    Je sais que je pose beaucoup de questions mais dont je suis sûre que vous me donnerez une explication simple et efficace.
    Merci.
    Bien cordialement,
    Véronique

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, votre commentaire est riche en information. Je comprends votre questionnement et votre raisonnement est juste, mais mieux vaut simplifier tout ça ! Vos étapes du gras sur maigre sont correctes, seulement les proportions ne concernent que l’essence et le médium, hors un glacis est davantage dans le rapport médium / couleurs (glacis = teinte transparente). En d’autres termes, les étapes 1 à 7 peuvent être traitées en glacis en ajoutant simplement une quantité de couleurs au mélange essence/médium. Inutile d’ajouter des étapes 8 et plus, ni de nouveau médium. Peu importe le nombre de couche tant que le délai de séchage est respecté. J’espère que c’est un peu plus clair 🙂

  6. Dimitri, le

    Bonjour Amandine,

    Souhaitant réaliser un tableau avec de la texture, je me pose la question et en espérant que j’aurai la réponse à celle-ci, peut-on commencer un tableau à la peinture a l’huile au couteau ( avec medium flamand et/ou vénitien), et par la suite poursuivre notre oeuvre à la peinture à l’huile au pinceau ( ex: medium a peindre Lefranc et Bourgeois)?
    Est ce que le fait de passer d’une couche à une autre avec une technique et médiums differents, va t’il y avoir des aggravations par la suite ( ex: risque de craquellure).
    Il y a t’il un temps de séchage à respecter entre les deux couches?

    En vous remerciant d’avance pour vos conseil.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Dimitri, il n’est pas vraiment recommandé d’utiliser plusieurs médiums au sein d’une même réalisation, cela ne fait qu’augmenter les complications concernant le durcissement. En revanche, pour peindre au couteau sans risque de craquelures et un séchage relativement rapide, je vous conseille l’emploi d’un médium épaississant ou médium de texture. Il permet des épaisseurs avec un séchage en coeur rapide et régulier. Puis si vous souhaitez ajouter des glacis ou autre couche supplémentaire, alors l’emploi d’un médium à peindre est possible mais après plusieurs mois seulement, le temps que l’épaisseur durcisse. Pour vérifier que tout soit bien sec, comme en pâtisserie quand on plante la lame du couteau dans le gâteau sortant du four, plantez une aiguille dans la pâte, si elle ressort propre, c’est que la pâte est sèche. Merci à vous

  7. Héloise, le

    Bonjour Amandine ! Après lecture de votre article je me suis mise à regretter de n’avoir pas employé de « medium à peindre » pour garder l’éclat des couleurs et une meilleure conservation.
    Si on a commencé comme moi à peindre une première couche à l’essence puis deux couches avec le mélange « essence + quelques gouttes d’huile de lin », est-il possible pour les suivantes de peindre avec le mélange « essence + médium à peindre » (et si oui, en quantité égale ou bien supérieure à celle de l’huile de lin)? Merci d’avance pour votre réponse -et ce super site internet!-

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, en cas de doute sur la quantité de gras à utiliser par rapport aux couches précédentes, le mieux est encore d’attendre plusieurs semaines, voir 2 ou 3 mois avant d’appliquer une nouvelle couche, leur laissant alors le temps de se durcir. Merci à vous !

  8. Raffa, le

    Bonjour,

    Je rencontre des soucis de séchage avec de l’encre à base d’huile (offset-typo) sur du papier qui pourrait se ranger dans les types « aquarelle », l’encre est utilisée telle quelle sortie du pot.
    Je précise que l’encrage est relativement important dû à la taille des aplats de l’imprimé.

    Après des semaines de séchage, lorsqu’on frotte une feuille de papier sur l’impression, la couleur se transfère fantômatiquement avec un effet « craie »

    Je viens de faire quelques essais (en séchage) en coupant l’encre avec du siccatif de cobalt et du médium siccatif à différentes proportions (10% maximum)

    Selon votre expérience avec les peintures à l’huile, reconnaissez-vous le problème malgré la différence probable du produit ? Pourriez-vous essayer de déterminer l’élément perturbateur dans cette équation ?

    Merci pour vos conseils

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il est fort probable que le problème provienne du support. Le papier aquarelle est spécifiquement prévu pour être très absorbant, par conséquent, il absorbe toute l’huile et laisse en surface le pigment « délié », d’où l’effet craie. Le siccatif n’y changera pas grand chose à priori. La solution, à l’avenir, serait d’encoller vos papiers au préalable, à l’ancienne avec de la colle de peau, ou au plus simple avec une colle acrylique. Voir l’article dédié à ce sujet. Merci à vous et bonne continuation

  9. Véronique T, le

    Bonjour,

    Je trouve vos conseils très intéressant, d’où, le fait que j’ai quelques questions à vous poser.
    Puis-je utiliser le liquin original avec mes tubes à l’huile en le diluant avec de l’essence minérale, avec les premières couches, pour ensuite diminuer les proportions d’essence, et finir, les dernières couches et glacis avec le liquin pur ?

    Comment vernis-t-on le tableau réalisé au liquin ?
    Avec la technique classique essence/médium, on peut placer après 2 mois, un vernis à retoucher provisoire, et après un an (couches fines de peinture), un vernis définitif. Mais pour le liquin, qui fait durcir très vite la peinture, quel délais pour vernis à retoucher et définitif ?
    Le liquin a tendance à rendre la peinture terminée, un peu plastifiée… un vernis mat rendrait-il le tout satiné ?

    Bien cordialement,

    Véronique

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Véronique, le liquin étant un médium à séchage rapide, la règle du gras sur maigre devient presque inutile. Chaque couche de peinture mettant seulement quelques heures à se durcir, il devient facile de les superposer. Quant au vernis, il reste le même que pour n’importe quelle peinture à l’huile, je dirais plutôt 3 semaines pour un vernis à retoucher et 6 mois pour un vernis définitif, surtout en couches fines. Mais peu importe, le principal est que la peinture soit sèche !
      Comme dit précédemment, le liquin séchant rapidement, le vernis définitif peut être appliqué plus tôt encore. Un vernis satiné directement correspondrait mieux à vos attentes semble-t-il. Merci à vous !

  10. Jonathan MTC, le

    « le médium à peindre peut aussi servir à faire des glacis s’il est mélangé à des couleurs transparentes. »
    C’est noté. Merci bcp !

    Répondre
  11. Jonathan MTC, le

    Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions de débutant !
    Je me permets de vous demander une nouvelle fois votre avis.
    Est-ce qu’une peinture en couche réalisée comme ci-dessous serait convenable ?
    -Iere couche : couleur opaque + bcp d’essence
    -IIeme couche : couleur opaque + un peu d’essence + un peu de médium à peindre
    -IIIe couche : couleur opaque + medium à peindre.
    -IVeme couche : couleur transparente + medium a glacis.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Jonathan, c’est parfait ! Toutefois, le médium à peindre peut aussi servir à faire des glacis s’il est mélangé à des couleurs transparentes. Bonne continuation !

  12. Jonathan MTC, le

    Bonjour. En moyenne, combien de couches les peintres réalisent-ils et combien de temps attendent-ils entre chacune ?
    Au reste, si j’ai bien compris, c’est la proportion huile/essence qui détermine le gras d’une couche.
    Plus la quantité d’huile est élevée, plus la couche sera grasse, n’est-ce pas ? Mais qu’en est-il de la quantité de medium ? La proportion huile/medium a-t-elle une influence sur le gras d’une couche ?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le nombre de couches est libre à chacun. Il n’y a pas de règle à ce sujet. Léonard de Vinci en appliquait plus d’une vingtaine soi-disant. Effectivement, plus la pâte contient d’huile, plus elle est grasse.
      Le médium est un mélange d’essence, d’huile et de résine, donc gras par nature. Mieux vaut le diluer à l’essence mais ne pas le rendre encore plus gras par l’ajout d’huile. Car une pâte trop grasse capture les poussières et peut même ne jamais durcir… Plutôt que de peindre avec un mélange essence/huile, mieux vaut utiliser un mélange essence/médium.

  13. Olivier, le

    Bonjour,

    J’aimerais encore vous poser une nouvelle question technique à propos de la peinture à l’huile.

    J’ai réalisé un crayonné (crayon HB) très détaillé sur un châssis entoilé en lin grain fin.
    Certains essuient délicatement le surplus de fusain ou d’autres mettent de la bombe spray pour fixer le crayon comme pour un pastel. Mais, ne connaissant pas la chimie du spray, je ne sais pas comment l’huile peut réagir après des années.

    Alors, j’ai vu sur you tube, un artiste qui faisait son dessin sur une planche MDF, puis passait sur la surface, un médium matte acrylique (surement de liquitex – modèle vert F), ce qui fixait son dessin, tout en le rendant transparant, et une fois la couche sèche, il place les couleurs à l’huile comme sous-couche. (réf you tube : Donato Giancola – painting Joan of Arc) si vous désirez visionner la vidéo pour mieux comprendre mes explications.

    J’ai ce produit chez moi, mais je lis sur le flacon qu’il ne faut pas mélanger ce produit avec les peintures à l’huile. Alors, je supposais que cela signifiait de ne pas mélanger directement le produit avec les tubes de peintures à l’huile, puisqu’au départ, c’est un médium pour fluidifier les peintures acryliques.
    Mais comme, on peut peindre huile sur acrylique, je suppose que si j’utilise ce médium pour protéger mon dessin, une fois sec, c’est considéré comme un matériau acrylique et donc plus de problèmes pour passer à l’huile ensuite.
    Qu’en pensez-vous, si je peux utiliser ce produit ou si vous avez un autre conseil à me donner pour ne pas mélanger mon crayonné avec les premières couches à l »huile ?

    D’avance, merci.
    Olivier

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Olivier, vous pouvez effectivement appliquer de l’acrylique sur votre dessin afin de le fixer. En privilégiant le spray, car le pinceau va étaler le graphite ou fusain utilisé. Sinon, comme vous l’avez mentionné, en frottant votre dessin avec un chiffon ou, comme moi, en estompant avec une gomme mie de pain, délicatement pour ne pas effacer. Merci à vous !

  14. Laurie Briche, le

    Bonjour Amandine,
    Merci pour ce super site, un vrai couteau suisse pour toutes les questions qu’on peut se poser sur la peinture ! Le seul problème est que je l’ai découvert après avoir commencé haha
    J’ai utilisé du médium à peindre en première couche car je souhaitais un rendu brillant, ce qui marche très bien, mais je pense que je l’ai mis en trop grande quantité.
    La couche est très fine mais très grasse, pensez-vous que cela va sécher ?
    Si oui, pour la couche suivante, faut-il alors que je rajoute encore plus de médium ?
    Encore un grand merci,
    Laurie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, votre pâte va forcément se durcir au bout de quelques temps. La patience est alors de mise. Quant aux couches à superposer, soit effectivement elles doivent être plus grasses encore, soit vous attendez plusieurs mois pour appliquer une couche équivalente. Le temps nécessaire pour une siccativation efficace. Merci à vous !

  15. vouriot corinne, le

    Bonjour , j’ai peint à l’huile en plats et semis plats à la spatule , sur support papier spécifique des esquisses contemporaines , que j’ai mis en tableaux sous verres , il y a quelques années , en vue de réaliser une exposition . Mais je n’ai pas pu m’en occuper à l’époque . Maintenant je peux le faire et au déballage de mes tableaux , je me suis rendue compte que les couleurs étaient devenues parfois mates et perdu de leurs pigments comme le violet qui ne ressort plus du tout .
    Y a t’il une méthode pour redonner de l’éclat à cette peinture ? C’est 26 sous verres de 65 X 50 cm et ça représente une année de travail . MERCI pour vos conseils qui me seront indispensables

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le seul moyen de redonner de l’éclat aux teintes et d’appliquer un vernis à retoucher sur l’ensemble de la surface, puis de repeindre les endroits devenus ternes. De plus, éviter d’encadrer vos peintures à l’huile sous verre car l’huile a besoin d’oxygène pour durcir. Car dans le cas de l’huile on ne parle pas d’évaporation mais de siccativation. Le vernis est la seule protection (voir aussi cet article). Merci à vous !

  16. Olivier, le

    Bonjour,

    J’aimerais vous demander quelques explications à propos du gras sur maigre.
    Je peins un tableau avec un thème réaliste heroic fantasy, comme certains grands peintres américains, en plusieurs étapes.

    Imaginons, le tableau et les différents plans : un fond abstrait, puis des personnages (3), puis un avant plan. Les 3 personnages ne sont pas séparés, mais se touchent dans la composition. Si le fond a été fait avec une couche maigre (uniquement le fond, en contournant les personnages (dont la zone est encore non peinte) et que une fois durcie en sa surface, je passe à la réalisation des personnages , avec une couche un rien plus grasse.

    Jusque-là, pas de soucis. Mais, si je ne travaille pas vite… et quand le premier personnage est réalisé, ensuite la peinture durcie, quelques jours après, je fais le second personnage qui « touchent » le premier, à cet endroit du tableau, il n’existe que la sous-couche de valeurs à l’acrylique, alors que la surface du premier personnage est déjà constituée de deux couches (gras sur maigre)…

    Ma question est la suivante : est-ce que je peux réaliser le second personnage avec la même proportion de médium à peindre que le premier ou dois-je alors utiliser une couche encore plus grasse en médium, puisque des parties du personnages touchent les bords du premier personnage déjà fini ? (côte à côte, mais pas superposition) Puisqu’il faut toujours respecter la règle du gras sur maigre, un rien de couleurs peut toucher une partie du personnage déjà fini (à peine un contour, peut-être)

    En résumé : fond : première couche genre térébenthine / médium à peindre (70/30), personnage 1 (60/40), une couche plus grasse… personnage 2, même couche grasse (60/40) ou je dois déjà passer à 50/60) augmenter le médium puisque cela peut toucher une partie du personnage déjà peint ?
    Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre, car c’est un peu technique.

    Mais d’avance, je vous remercie si, vous pouviez m’éclairer sur cette question.
    Olivier

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le gras sur maigre n’est valable que pour les superpositions, dans le cas de juxtaposition comme le votre, aucun problème. Si ce n’est qu’une histoire de contours, cela devrait aller 🙂

  17. Greg, le

    Bonjour Amandine,

    Merci pour cet article très intéressant… que j’aurai du consulter avant d’aller dans une boutique bien connue à Paris dédiée aux beaux arts ou on m’a conseillé uniquement de terebenthine et de l’huile de lin…

    Je travaillais l’acrilyque au couteau en une seule couche mais les couleurs manquent de densité et de profondeur.

    Pouvez vous me conseiller un mélange qui me permettrait de travailler en une couche et d’obtenir des couleurs bien profondes?

    Question subsidiaire: vous parlez toujours des proportions de vos mélanges sans jamais y inclure la quantité de peinture. Peut-être que cela est dû au fait que vous trempez votre pinceau dans le mélange avant de prendre votre peinture. Or cela est impossible quand on travail au couteau…

    Bravo pour ce site que je vais suivre de manière assidu!

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Merci Greg pour votre commentaire ! 🙂 Pour peindre au couteau à l’huile, il vous faut impérativement un médium d’empâtement qui permettra de faire durcir la pâte en profondeur, sans quoi la pâte finira par craqueler avec le temps.
      Ce médium se présente sous forme de gel translucide, en pot ou en tube. Il ne modifie pas du tout les teintes.
      Quant aux proportions, elles ne sont jamais mentionnées simplement du fait de la liberté qu’a le peintre de trouver lui-même la consistance voulue. C’est vrai que pour ma part je trempe mon pinceau dans le medium avant de prendre ma couleur, mais rares sont les ouvrages de références lus qui mentionnent des proportions exactes. Merci à vous !

  18. Aude, le

    Bonjour Amandine,
    J’aimerais me mettre à la peinture à l’huile à l’eau (pas de possibilité chez moi d’avoir un atelier qui me permettrait de peindre à l’huile avec la térébenthine). Les marques Cobra et Artisan proposent des médiums spécifiques à la peinture à l’eau. Mais serait-il possible d’utiliser un médium pour peinture à l’huile classique, plus particulièrement le Liquin ?
    Merci pour toute réponse, car je suis une vraie novice en peinture à l’huile !

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Les médiums entre les gammes à l’huile classique et les gammes d’huile diluables à l’eau ne peuvent pas se mélanger car leurs compositions sont différentes. Merci à vous !

  19. laurence, le

    Bonjour,
    Je reprend la peinture à l’huile après des années de pratique d’encre de chine…le seul hic c’est que je suis allergique à la térébentine alors que j’adore son odeur…ainsi qu’au white spirit , du coup j’utilise le pétrole désaromatisé en remplacement, mais est-ce la bonne solution? qu’en est-t-il de la stabilisation des couleurs? quel produit de remplacement conviendrait le mieux?
    Merci de votre réponse

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, la solution pourrait aussi être l’essence d’agrume, disponible en magasin de matériel artistique. Son odeur d’agrume peut être moins désagréable et favorables pour les couleurs. En revanche, ce qui est étrange c’est que le White-spirit, c’est ni plus ni moins que de l’essence de pétrole, donc identique au « pétrole désaromatisé ». Merci à vous

  20. vieillard, le

    bonjour,
    certain peintre dans des tutaux n’utilisent pas de médiums qui sont pourtant bénéfiquent, pourriez vous m’expliquer pourqoui svp, merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les médiums sont effectivement bénéfiques, mais il est vrai que de nombreux peintres se contentent d’un simple mélange huile/essence. Certes ce mélange donne beaucoup de souplesse à la pâte, mais c’est la résine qui procure la pérennité de l’oeuvre et l’intensité des teintes. Mieux vaut leur poser directement la question… bien que beaucoup d’entre eux auront peut-être du mal à vous répondre 🙂

  21. Laurie Noyelle, le

    Bonjour, j’ai très envie de me mettre à la peinture à huile mais je me perds dans tous les produits qui existent et je n’arrive pas à choisir ce qui me sera vraiment utile. Pouvez-vous me recommander une palette de départ et également les médiums réellement nécessaires à l’utilisation de la peinture?
    Je me demande aussi comment préparer correctement le support?
    J’ai lu vos commentaires sur la peinture alkyde et les acryliques à séchage lent, juste pour savoir, pensez-vous qu’elles offrent vraiment les mêmes qualités et résultats qu’une peinture à huile classique?
    Merci beaucoup pour tous vos conseils et cet article super,
    Laurie

    Répondre
    • Belyasmine, le

      Dans le début vous commencez par des peintures moins cher pour bien maîtrisé la technique de peinture des supports moins cher comme le carton bois isorel .pour la préparation ça existe le gesso tout près pour l emplois sinon vous pouvez le préparer vous même donc il faut blanc de meudon, colle de peau de lapin. Vous ajoutez de l eau à la colle couvrir avec l eau vous laisser une nuit puis vous la chauffer au bain-marie jusqu’à qui sera liquide puis mélanger avec blanc de medon .étalé avec pinceaux sur toile ou bois.etc.la préparation doit-être un peu liquide chaque fois que vous voulez utiliser la préparation vous la chauffer comme vous avez votre gessoAttention la préparation doit pas dépasser 3 jours essayer de la conserver dans le frigo.pour le médium ça existe dans le marché sinon vous faites mélangez 1/4 de l huile avec 2/3 de l essence térébenthine c’est un médium à chaque séance vous ajouter un peu de huile pour respecter gras sur maigre j espère que sera utile

  22. Pierre, le

    Bonjour, j’ai fait un portrait, le fond est blanc. Avant il était noir mais c’etait moche alors j’ai remis une bonne couche de peinture à l’huile blanc. J’avais pourtant attendu le séchage. J’ai d’abord passé une première couche puis attendu le séchage puis une deuxième pareil avec les sechange’ puis enfin une dernière mais très dilué dans le médium. Et pourtant, le blanc vire vers une couleur rosée. Mais ce n’est pas du tout uniforme. Et du coup c’est moche!
    Ma question est simple, pourquoi ce blanc vire au rose? Et est ce qu’en repassant encore une couche de blanc la couleur blanche va être bien présente?? Merci de votre retour.

    Répondre
  23. Annie, le

    Bonjour Madame, Monsieur,

    Peut-on peindre à la peinture à l’huile après collage de papier sur une toile (magazine, photo…) avec du BINDEX

    Merci

    Cordialement

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il faut alors que le bindex recouvre l’intégralité de la surface, car le papier glacé (magazine) et la papier journal ne sont pas pH neutre, donc ils ne résisteront pas à l’huile. Mais quoi qu’il en soit, il faut savoir qu’un jaunissement naturel de ces papiers est inévitable…

  24. jcc, le

    Bonjour, j’utilise actuellement de l’huile de Lin industrielle (marque Onyx), ça me plaît assez comme médium mais l’huile de lin qualité beaux arts est peut être meilleure, par contre je rencontre des problème de séchage, savez vous que peut on utiliser pour faire sécher plus vite l’huile de lin ? connaissez vous l’huile de Tung ? Cdlt

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, la différence entre les huiles industrielles et celles de type beaux-arts, est la pureté. S’il existe justement des huiles spécialement prévues pour les beaux-arts, c’est pour gagner en pureté (respect et conservation des teintes entre autre) et en siccativité. Même chose pour l’huile de Tung qui est utilisée dans la décoration et l’entretien du bois, mais pas en peinture d’art.

  25. Girard, le

    Bonjour, j’ai utilisé pour la première fois du beurre d’alkyde et ma oeinture ne seche pas plus vite… je l’ai mélangé directement a mon huile sur ma palette mais ca ne semble pas donner le résultat voulu sur la rapidité de sechage…
    Ensuite j aimerais savoir avec quoi nettoyer mes pinceaux après l’usage De ce Produit. Merci beaucoup

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il se pourrait que la quantité utilisée de « beurre à peindre » ne soit pas suffisante. La proportion peut être de 50/50 sans problème. Quand au nettoyage, il se fait avec de l’essence (white spirit ou térébénthine), puis eau+savon. Merci à vous !

  26. Charlotte, le

    Bonjour Amandine,

    Je viens vers vous car des craquelures prématurées sont apparues sur mes peintures. Je prépare moi-même mes supports. Je travaille sur bois (chêne laminée) que je prépare avec de la colle de peau (1er couche) auquel j’ajoute de la poudre de marbre fin et du blanc d’Espagne (en quantité égale) avec un bouchon d’huile de lin. Ensuite je peins seulement avec du Liquin en très fine couche et peu appliquer jusqu’à une dizaine de couche de glacis. Je sais que les craquelures prématurées sont dues à une mauvaise prépa du support ou à un non respect du temps séchage. Dans la mesure où le Liquin sèche très rapidement (d’un jour à l’autre je peux reprendre ma peinture) je me demande si je dois attendre plus longtemps entre chaque couche ou simplement si ma préparation de support est bonne et conviens au Liquin ? ou peut-être que je devrais préparer mes supports au Gesso ? Est-ce que cela peut venir du Liquin lui-même ? Je me demande également si le fait que le bois qui est en lamelle de chêne contrecollées ne bouge pas plus ? Merci bcp ! Belle journée

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, je pense que les craquelures proviennent du défaut du gras sur maigre, entre le support préparé à l’huile de lin (séchage long) et la superposition du liquin (séchage rapide). La solution serait soit de préparer le support au gesso acrylique, soit d’abandonner le liquin au profit d’un médium plus gras. Merci à vous et belle journée également

  27. Zoé, le

    Bonjour!

    Merci pour toutes ces informations intéressantes. J’ai récemment acheté le GALKYD, un médium pour l’huile qui est apparemment très bon. On m’a dit de ne pas le mélanger avec du solvant, votre site dit le contraire. Savez vous s’il y a des mediums qui ne se mélangent pas avec du solvant? J’utilise de la taltine.

    Merci pour votre réponse! J’ai longtemps cherché sur le web des informations sans rien trouver,,,

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Zoé. Le Galkyd ne se trouve pas (ou difficilement) en France, je ne l’ai donc pas testé. Mais si c’est bien de celui-là dont il est question, alors il se dilue bien à l’essence – bien que ce ne soit pas une obligation – ce site le confirme : https://www.deserres.ca/fr/galkyd. Merci à vous

  28. Isabelle, le

    Bonjour, J’essaie de trouver des solutions pour peindre à l’huile de manière la moins toxique et polluante possible, avec de la qualité, je suis un peu perdue sur les pistes trouvées: J’utilise ou j’ai utilisé white+vernis à retoucher+huile de lin ou essence térébentine+vernis à retoucher+huile de lin, est-ce que les médiums tout prêts sont moins dangereux? qu’en est-il du médium W de Smincke ou des cobras? D’après connaissances à l’ENSA cela ne tient pas trop la route…Existe-t’il des « recettes » anciennes et moins chimiques? Pour l’instant je n’ai pas trouvé grand chose de convaincant, nos anciens maîtres visiblement jouaient aux apprentis sorciers, c’était probablement encore pire au niveau santé que maintenant! Merci de votre éclairage, je ne trouve pas mes réponses.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, vous ne trouvez pas de réponses parce qu’il n’y en a aucune en faveur de la non-toxicité des produits pour peinture à l’huile. La science ne nous permet pas à l’heure actuelle de remplacer les essences nocives par des équivalents inoffensifs. Des essais ont pourtant été commercialisés (voir la gamme « Green for oil » de Sennelier), mais ils ne trouvent pas satisfactions au près des praticiens. La peinture perd en qualité, dans son aspect et sa pratique. Il faut donc le savoir, l’usage de l’huile nécessite l’usage de produits toxiques, et ce depuis toujours. C’est pourquoi soit on aère bien son atelier, soit on tente des alternatives telles que les acryliques à séchage lent (gamme Open de Golden) ou les alkydes de Winsor & Newton. Merci à vous

    • Isabelle, le

      Merci de votre retour. Les artisans de Winsor et Newton sont-ils de meilleure qualité que les Cobra? Faut-il diluer avec eau + huile de lin selon les couches? Et qu’en est-il du médium W de Schmincke, efficace? Vos précisions me permettent d’avancer plus vite, il y a tellement de produits sur le marché…Bonne soirée

    • Amandine Gilles, le

      Les artisans et Cobra se valent. En revanche, la dilution est effectivement à l’eau, mais mieux vaut utiliser en complément les médiums spécifiques. Le problème c’est que ces gammes ne se mélangent pas aux huile traditionnelles, donc cela nécessite d’acheter uniquement les produits de la gamme… Le médium W de Schmincke est aussi efficace. Merci à vous

    • Isabelle, le

      Merci de toutes ces informations…J’ai donc poursuivi mes recherches, j’ai entendu de bons retours des artisans de Winsor et Newton, mais je n’avais pas pensé aux acryliques à séchage lent…et là je tombe sur différents articles dont la vidéo de Fred et votre blog qui parlent en de très bons termes de l’acrylique golden à séchage lent…A votre avis, pour des travaux en couches avec pas mal de finitions fines type portrait, que vaut-il mieux choisir? Que me conseillez-vous, et là aussi vaut-il mieux utiliser des médiums en plus de l’eau? A priori je vais essayer le médium Smincke pour finir mes tubes d’huile conventionnelle et vais me tourner ensuite vers autre chose…Et qu’est-ce qui serait le moins polluant et nocif pour moi, huile à l’eau ou acrylique? Encore merci à vous et bonne journée.

    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’huile diluable à l’eau ou l’acrylique ne sont pas toxiques. A savoir que les huiles diluables à l’eau sèchent même plus rapidement que la gamme Open de Golden, cette dernière, bien qu’elle soit une acrylique met jusqu’à 3 jours à sécher en couche relativement épaisse, et plusieurs heures en couche fine. Ce qui extraordinaire pour de l’acrylique.
      De plus, la brillance persiste et la couleur n’altère pas même après séchage, donc cette gamme est le parfait compromis. En revanche, on ne les trouve pas dans tous les commerces et le prix peut être un frein.
      Dans l’un ou l’autre des cas, il va falloir investir parce que du fait de leur propriétés particulières respectives, elles ne se mélangent pas avec les couleurs traditionnelles.
      Merci à vous !

  29. Héjja Etienne, le

    Bonjour Amandine,

    Juste un petit mot en vitesse pour vous remercier, j’ai donc suivi vos conseils concernant l!usage du  » médium  » et le résultat est parfait, enfin la texture est lisse, douce et les traces de pinceau inéxistante.
    Ce médium est réellement un produit miracle !
    Bien á vous.

    Répondre
  30. Héjja Etienne, le

    Bonjour Amandine,
    Tout d’abord merci pour tout vos excellents conseils.

    Etant novice dans ce secteur, j’ ai peint un peu de tout mais maintenant je me suis lancé dans le portrait.
    Ma question est , lorsque la première couche est faite, huile + térébentine, faut il attendre plusieurs jours ou puis travailler le jour suivant ?
    Après plusieurs couches, uniquement á l’ huile le portrait devient catastrophique, il apparait des taches, exactement comme la maladie du vitiligo qui provoque une dépigmentation de la peau.
    En fait je n’ arrive pas á avoir une couleur homogène, est-ce dû á la térébentine ou le manque de médium ?
    Bien á vous .

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, d’après vos explications, j’ai l’impression que votre peinture est trop grasse. Il vaut mieux utiliser du « médium à peindre » prêt à l’emploi plutôt que d’ajouter de l’huile pure comme vous semblez le faire. Les premières couches doivent être maigres, pour cela il suffit simplement de diluer le médium à peindre de moins en moins au fur et à mesure. Le médium à peindre prêt à l’emploi contient de la résine indispensable à la bonne tenue de la peinture, le mélange simple d’huile+térébenthine n’est pas suffisant. Merci à vous

    • Héjja Etienne, le

      Bonjour !
      En effet, votre explication semble tout á fait pertinente.
      Ce médium est un facteur très important, sans doute le produit essentiel pour une bonne stabilité de la peinture.
      Un grand merci pour votre réponse si rapide et au plaisir de vous lire.

      Bien á vous. Etienne

  31. annie arquillière, le

    Bonjour Amandine,
    … et merci de votre réponse si rapide!
    J’ai oublié de préciser une chose à ma question d’hier , concernant la protection anti- U V ( et effacement) du Pastel gras et Fusain sur grandes voiles en polyester,
    ces voiles ne sont pas faites pour être réutilisées, mais pour être accrochées à un mur comme une toile…
    Merci beaucoup! et bravo pour ce blog!
    Annie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Effectivement, ce « détail » change la donne ! Néanmoins, le fusain et le pastel restent quoi qu’il en soit des matériaux friables, donc seul un fixatif peut être appliqué… Et vos oeuvres sont destinées à rester accrochées, car elles ne résisteraient pas une manipulation ou un enroulement. Les oeuvres de ces techniques réalisées d’ordinaire sur papier sont toujours mises sous verre pour une meilleure protection. Merci à vous

  32. annie arquillière, le

    Bonjour,
    Pourriez-vous me dire comment je pourrais protéger mes peintures sur grandes voiles de voilier ( en polyester )?
    je peins à la peinture à l’eau de bâtiment que j’essuie aussitôt afin de ne laisser que la teinte prise dans la maille (et qui tient bien), et ensuite je dessine au gros fusain et pastel (gras ou sec). Les nuances de peinture ont peut-être besoin d’être protégées des U V, et le fusain et pastel restent fragiles … c’est sûrement hors normes, mais j’aime vraiment ce genre de travail …
    Merci beaucoup de vos conseils!
    Annie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Annie, la difficulté ici réside dans la présence du fusain et du pastel, qui sont tous deux des matières friables et sensibles à l’humidité. Je ne pense pas qu’il y ait réellement un moyen de faire perdurer ces matières dans un tel contexte… Les voiles de bateau sont soumises aux pires conditions : enroulement, étirement, grandes eaux, chaleur, froid, etc. Avis à confirmer auprès de spécialistes (graffeurs, tagueurs, ou même équipementiers nautiques concernant les vernis existants). Désolée car ce n’est pas la réponse que vous attendiez. Merci à vous !

  33. Mireille, le

    Merci pour votre aide technique très claire et très utile. J’aimerais savoir si je peux me servir de BINDEX acrylique comme diluant en complément d’huile de lin et thérébentine pour des peintures à l’huile ? Est-ce compatible ?
    merci d’avance pour votre aide.
    Mireille

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Mirelle, l’acrylique n’est pas compatible avec l’huile. L’acrylique est une résine plastique qui sèche en s’évaporant, les huiles siccativent, le processus chimique est donc trop différent pour les mélanger. Merci à vous

  34. bonte, le

    Je voudrais connaitre les proportions pour réaliser un médium moi-même (avec huile de lin – térébenthine et siccatif). je suis débutante et j’aimerais ne pas peindre avec seulement les couleurs sortant du tube.
    Merci – Annie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Annie, il existe autant de recettes que de peintre, un peu comme pour les cuisiniers. Cependant la présence de résine est indispensable dans votre mélange. Un mélange composé uniquement d’huile et de térébenthine n’est pas un médium, contrairement à tout ce que l’on peut lire sur le net, c’est simplement du liant dilué… Augmenter la quantité d’huile ne fera que retarder la siccativité. Hors l’interêt d’un médium est d’enrichir les propriétés de la pâte picturale, en la rendant plus onctueuse, plus brillante et plus rapide à sécher. La résine est dès lors indispensable (résine dammar ou copal). Voici un lien qui explique très bien tout ça : http://kaizengallery.com/blog/comment-fabriquer-son-medium-pour-peindre-a-lhuile/?wppa-occur=1&wppa-album=34&wppa-photo=904
      Le plus simple est encore d’acheter des vernis prêts à l’emploi du commerce. Il en existe suffisamment pour que vous en trouviez un qui correspond à vos attentes. Merci à vous !

  35. Joanne Gosselin, le

    Que je suis contente d’avoir vu votre site aujourd’hui, que de réponses à mes questions. Cela fait quelques années que je ne peins plus, j’aimais ma toile une fois finie puis après elle perdaient tout leur éclat. J’ai essayé de me documenter pour comprendre mais je n’ai rien trouvé qui répondait à mes questions. Je travaillais plus à la prima mais le problème que je rencontrais était que les tubes n’ont pas tous la même onctuosité et pourtant je me suis tourné à la ultra fine. J’ai suivi un cours aux beaux arts 3 ans mais c’était un cours très mal fait où on nous laissait expérimenter divers sujet, genre faire un acrylique sur la symétrie. On ne nous montrait pas comment utiliser les médiums soit acrylique, huile aquarelle etc… Il me semble que cela aurait dû être la base plus le dessin avant de demander à un élève de produire une oeuvre.
    Je voulais recommencer aujourd’hui et c’est en me posant une question que je suis tombé sur ce site, merci de partager vos compétences

    Répondre
  36. de La Brosse, le

    Bonjour pouvez vous m’aider.. J’ai en ma possession un litre de medium gras et un autre de medium maigre fabriqués à partir d’un vernis de base. Ces mediums sont dans des bouteilles de verre mais je ne les ai pas utilisés depuis plus d’un an et les bouchons sont collés… Quels conseils dpourriez vous me donner pour les ouvrir?

    Avec mes sincères remerciements. Catherine de La Brose

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les conseils que je vais vous donner relèvent davantage des « trucs et astuces », donc sans aucune garantie de résultat. A essayer ! La première est de placer la bouteille à l’envers dans un fond d’eau chaude, le niveau d’eau à hauteur du goulot. La différence de température permet une dilatation. La 2e astuce est d’y aller par la force (si possible) avec l’aide d’un casse-noix par exemple… J’espère que cela résoudra le problème. Merci à vous !

  37. Jeanne, le

    Bonjour,
    Ce site est passionnant! Je pratique la peinture à l’huile depuis plusieurs années avec un artiste peintre qui ne nous parle pas de médiums.
    Il nous fait diluer nos couleurs dans de l’essence de térébenthine pure et propre pour la 1ère couche. Pour revenir en 2ème couche ( la semaine suivante ), nous utilisons l’émulsion de la séance précédente qui est devenue jaune et qui serait donc un mélange plus gras que le précédent. Je me questionne cependant : est-ce suffisant? C’est économique et simple car on ne s’embête pas avec les mélanges de médiums mais qu’en pensez-vous? Il nous fait vernir la toile environ un mois après avec un vernis définitif.
    Merci de votre réponse et bravo pour tous vos conseils précieux.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Chez les peintres, certains sont artistes (créatifs), certains sont techniciens, et rares sont ceux qui parviennent à maîtriser les deux…
      Peindre uniquement avec de l’essence est possible, mais les couleurs perdent inévitablement leur éclat, leur brillance et leur onctuosité. Essayez un médium et vous constaterez toute de suite la différence ! A savoir que le dépôt jaunâtre qui se forme dans le fond du récipient contenant l’essence, n’est constitué que des impuretés présente dans l’essence industrielle… Au contraire, il vaudrait mieux les éviter plutôt que de peindre avec. Pour une essence sans impuretés, il existe l’essence de térébenthine rectifiée, elle est doublement distillée et est claire comme de l’eau de roche ! Mais il est vrai qu’elle est plus chère et ne se vend qu’en magasin de matériel artistique, pas aux magasins bricolage.
      Le vernis final ne doit pas s’appliquer avant au moins 6 mois, faute de quoi des craquelures peuvent apparaître. Le vernis à retoucher en revanche permet une protection durant ce laps de temps, lui peut être appliqué dès que la surface est dure au toucher.
      Merci à vous !

    • Jeanne, le

      Merci beaucoup pour toutes ces précisions et pour votre réponse rapide…Je vais en tenir compte. En effet, c’est difficile de trouver un professeur qui corresponde vraiment à ses attentes.
      Bien cordialement.

  38. Pin, le

    Bonjour Madame Gilles,
    J’ai commencée une peinture à l’huile sur bois. Je suis le processus du maigre jusqu’au gras; cependant j’observe que ma deuxième couche, qui est composée de peinture grasse et de médium à peindre, sèche de façon opaque éliminant toute brillance sans que je puisse comprendre le phénomène. Auriez vous une idée du problème ? et avez vous une solution ? merci d’avance.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, la matité s’obtient soit lorsque le support est trop absorbant (ne reste alors en surface quasiment que le pigment), soit lorsque la pâte picturale est trop maigre (trop diluée à l’essence). Si vous avez peint directement sur le bois sans préparation préalable, alors c’est le premier cas dont il est ici question. L’unique solution est d’appliquer plusieurs couches de vernis brillant mais sans garantie de résultat (puisque celui-ci aussi peut être absorbé).
      Merci à vous. Cordialement

  39. David, le

    Bonjour, je voulais savoir si j’utilise uniquement l’huile de lin sans la melanger a de l’essence de terebantine si cela aura une grande influence sur la peinture?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’huile de lin de part sa couleur naturelle a tendance à jaunir quelque peu les teintes sur le long terme. De plus attention de ne pas rendre la peinture trop grasse, car elle pourrait mettre très très longtemps à se durcir.

  40. sy, le

    Bonjour Amandine,
    quels sont les risques dans le temps d’utiliser ce procédé . mélande de pigment avec une part de polyacétate de vinyle et une part de colle de peau à chaud.
    .
    Merci par avance pourlal réponse
    sy

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, ces colles n’étant pas compatibles entre elles, le risque est qu’elles perdent leur fonction, qu’elles ne collent plus à priori…

  41. LEPINE Philippe, le

    Bonjour
    Je souhaiterais obtenir un petit renseignement Je réalise des tableaux acrylique depuis plusieurs années et je souhaiterais réaliser une finition d’un tableau qui me tient à coeur ce jour par peinture Cobra, en appliquant un medium COBRA pour glacis avec une petite touche de peinture cobra ombre naturelle
    Est il necessaire de réaliser plusieurs couches de ce medium pour donner de la profondeur
    Poncage (de quel type?) apres sechage avant adjonction d’une couche supplementaire ?
    J’ai jusqu’ à present réaliser des finitions de superbes qualités avec des vernis à viellir et à craqueler + patine , mais je souhaite changer
    Merci par avance pour votre precieuse aide
    Tres cordialement
    Philippe – Strasbourg

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Philippe, les glacis peuvent se superposer autant de fois que vous le désirez du moment que le délai de durcissement est respecté, aucun ponçage n’est à prévoir. Il s’agit ici de la technique des glacis et non de la laque. La profondeur d’une peinture s’obtient en effet par ces glacis, plus il sont nombreux, plus l’effet de profondeur augmente. J’espère avoir répondu à toutes vos questions. Merci à vous !

    • LEPINE Philippe, le

      Merci beaucoup Amandine J’ai bien pris note du conseil ..
      J’ai lu avec grande attention tous les commentaires du forum et c’est tres precieux ! Merci encore de pouvoir accorder un peu de temps pour répondre
      Je respecte bien la règle « du gras sur maigre  » mais je n’etais pas sur que « gras sur gras » soit possible 🙂
      Le glacis réalisé est d’une couche tres mince donc je pense que le délai de durcissement doit etre assez court
      Merci encore
      Cordialement
      Philippe

  42. cendrine, le

    Bonjour,

    (et merci de prendre le temps de répondre à toutes ces questions!) dans mon dernier tableau j’ai utilisé en très grande quantité (120 ml pour une toile de 60×40 en 7/8 couches assez fines) le medium Turner de Sennelier, qui est un vernis à peindre. J’avais donc plus de medium que de pigments sur le pinceau (mais j’ai essayé de respecter la rè. Est-ce que j’ai fait une erreur, ou peut-on employer en grande quantité les médiums?

    Merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, votre procédé ne contient pas d’erreur du moment que chaque couche a eu le temps de durcir avant d’être recouverte d’une nouvelle. Merci à vous

  43. Pehlivan, le

    Bonjour voila j ai été etudiant en art mais j’ai jamais fais de peinture a l huile et j ai recue de l essence de térébentine rectifiée et de l’huile de lin mais je ne sais pas du tout a quoi ils servent pouvez vous m’en informez plus la dessue svp .

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’essence de térébenthine est un diluant, en plus de rendre la peinture à l’huile plus liquide, il permet aussi de nettoyer ses pinceaux. L’essence amaigrit la peinture. L’huile en revanche est le liant, il augmente le gras, ce qui augmentera la brillance, la fluidité et la transparence. Mais ces deux produits ne doivent pas être ajoutés en trop grande quantité à la peinture car l’un amaigrit trop et « casse » la qualité de la couleur, l’autre est si gras qu’il empêchera le séchage. Voici un article qui explique davantage : http://techniquedepeinture.com/appliquer-gras-maigre-peinture-huile/

  44. sy, le

    Bonjour Amandine,

    J’aime bien analyser les différents procédés pour peindre et obtenir des effets spécifiques. Pouvez-vous me donner votre commentaire technique sur la peinture de Jeff KOWATCH.
    Merci
    Syl

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, Jeff Kowatch a une excellente technique. Il réalise lui-même ses supports de manière traditionnelle (encollages + gesso sur toile), offrant alors la résistance, l’uniformité et la pérennité nécessaire à une oeuvre. L’aspect flou de ses peintures est obtenu par de nombreuses couches de glacis à l’huile superposées. Vraisemblablement il attendrait que chaque couche durcit pour pouvoir la poncer et lui superposer une nouvelle couche, qui sera poncée également. Ce processus est très bon puisque non seulement le support est résistant, de plus la couche picturale procède à un durcissement naturel et sans complication. L’oeuvre est donc de qualité. Cordialement

  45. Alice Odilon de Soames, le

    Bonjour,
    Tous ces éléments sont fort intéressants. Il semblerait que pour accomplir une oeuvre peinte, il faudrait 4 médiums successifs, à concentration différente. pourriez-vous me donner ces formules SVP. Bien à vous.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les recettes sont innombrables car elles peuvent être adaptées à chaque artiste, tout comme il existe autant de variantes d’une recette de cuisine qu’il existe de cuisiniers. Il n’est pas non plus nécessaire d’être chimiste pour être peintre, c’est surtout le processus qui doit être compris. Et afin d’éviter le sabotage mieux vaut se simplifier la tâche. C’est pourquoi un seul médium peut être suffisant. Mieux vaut donc commencer par peindre maigre (environ 20% de médium, 80% d’essence), puis augmenter la proportion au fur et à mesure des couches. Les glacis peuvent être réalisés avec un mélange de 70% de médium et 30% d’essence par exemple.
      Cordialement

    • Solène Richiero, le

      Bonjour Amandine, je sais que ma question a été posée de nombreuses fois or j’ai démarré une toile huile avec comme médium, térébenthine mélangé à du médium flamand, avec les proportions de 20/80, ensuite 35/65 et enfin 50/50, or je m’aperçois que j’ai des embus ;
      dois-je utiliser du vernis à retoucher afin de les éliminer et ensuite terminer mon tableau avec des glacis en utilisant le médium flamand pur ? Ou bien suis-je sur un mauvais chemin ?!!
      Merci

  46. Jean-Marc GILLES, le

    Bonjour Amandine,
    Passionné de dessin depuis toujours, je me suis mis depuis peu à la peinture à l ‘huile pour accompagner ma fille (8 ans) dans ses débuts artistiques. Mais comme beaucoup de débutant nous n’avons malheureusement pas fait le tour de la question avant de commencer nos premier tableaux. Notamment en ce qui concerne médiums que je pensais, à tord, ne pas être si importants avant de découvrir votre site et vos précieux conseils.
    Les médiums à base de résine améliorent t-il significativement la durée de vie d’une œuvre? Une peinture réalisée sans médium risque t-elle de se dégrader rapidement ?
    Vous comprendrez que je voudrais conserver le plus longtemps possibles les premières œuvre réalisées par ma fille et c’est pour cela que je souhaiterais être rassuré, ou du moins informé, sur la tenu dans le temps de la peinture pure.
    Par ailleurs, au delà de l’aspect esthétique, la qualité de la peinture (prix) utilisée a t-il un effet sur la durée dans le temps?

    En vous remerciant d’avance,
    Cordialement,
    JM.GILLES

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les médiums rallongent effectivement la durée de vie de l’oeuvre grâce à la résine qui protège le pigment. De nos jours les couleurs proposées par les fabricants sont de très bonnes qualités, notamment les extra-fines (gammes professionnelles) qui sont prévues pour résister environ 150 ans ! Alors cette qualité ajoutée à une bonne utilisation des médiums rallongent ce délai. Les gammes inférieures telles que les fines ou Etudes résisteront moins car leur concentration pigmentaire est plus faible, donc l’intensité des teintes diminueront avec le temps, surtout en contact avec les rayons du soleil.
      Ce qu’il faut retenir, c’est que non l’emploi des médiums n’est ni obligatoire ni indispensable. Certes, il permet une meilleure conservation dans le temps (au delà d’une vie) et un meilleur rendu (plus de brillance, de profondeur et d’intensité), mais son emploi dépend avant tout de votre ambition ou de vos exigences. Si c’est simplement une activité de loisir, ce qu’on peut appeler « la peinture du dimanche », alors les couleurs seules (+ solvant en guise de diluant) suffisent.
      Merci à vous
      Cordialement

  47. Bouchard, le

    Bonjour Amandine, je viens de découvrir votre site. Je suis Hugues 42 ans, je vis au Québec. La peinture à l’huile est ma passions ans la vie. J’aime faire des copies de tableaux. J’aime les techniques traditionnelles surtout les peintres flamands du 17e . J’ai de la difficulté à trouver un médium comme l’époque du style Rubens. Beaucoup de restaurateurs disent de ne pas utiliser de la résine, et surtout pas le médium Maroger, mais la National Gallery de Londre à détecté de la résine de pin dans les peinture de Vandick, Rubens… Je ne sais plus quel médium utiliser pour donnez de bon résultats. Quand ma peinture sèche elle devient terne, mon huile est absorbé. J’essaie d’observer les Conseils de Jean Baptiste Oudry, mais il manque des détails. Que pouvez vous me conseiller comme médium, j’aime fabriquer le moi même, car je veux savoir les produits que j’emploi. J’aimerais aussi utiliser des produits naturelles comme à l’époque. Merci, D’avance. Hugues Bouchard

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Hugues, je vous conseille d’utiliser alors le médium flamand, il est vendu en tube car il se présente sous forme de gel. Les couleurs deviennent alors plus brillantes et plus transparentes. Son diluant est l’essence de térébenthine. C’est celui qui se rapproche le plus du medium Maroger d’autrefois.
      Sinon, à base de résine de pin, vous avez la térébenthine de Venise. C’est une résine très epaisse qui se dilue aussi à la térébenthine. Les couleurs deviennent alors très brillantes, les couleurs sont renforcées mais aussi très grasses, mieux vaut donc l’utiliser en dernière couche.
      Bonne journée à vous !

  48. Jean-Pierre Brazs, le

    Bonjour,
    Votre article est une bonne introduction à la question du médium qui est vraiment au cœur de la problématique des techniques à l’huile. On pourrait écrire l’histoire des techniques à l’huile sous l’angle des médiums utilisés (ou non utilisés).
    Je me permets d’ajouter quelques points qui me semblent importants.
    Le médium permet de modifier le liant dans le but d’obtenir des effets particuliers de mat ou de brillant, mais aussi des effets de texture et d’empâtement. Dans certains cas où il modifie fortement la thixotropie de la pâte picturale. ( la thixotropie définissant la qualité de certains corps de passer, par une simple agitation, de l’état de gel très épais qui ne coule pas à un état fluide, puis de retourner à l’état initial dès que cesse la manipulation)

    Pour faire très schématique on peut dire qu’un médium de base de type « flamand » contient de l’huile et une résine en solution et que des modifications peuvent être apportées par des charges : de la cire et charges diverses. Ce sont les médiums de type « vénitiens ».

    S’il fallait classer les médiums nous aurions
    1. Médiums de base huile / résine
    Le choix des huiles (crue, cuite, cuite au plomb) et des résines (damar ou mastic par exemple), ainsi que les dosages huile résine permettent de jouer sur la souplesse, le tirant et la thixotropie.
    2. Médiums chargés
    On peut ensuite ajouter une charge inerte à ces médiums de base: par exemple du blanc de Meudon, du kaolin, du talc, et aujourd’hui de la silice colloïdale, qui jouent chacun un rôle particulier.
    3. Médiums à la cire
    On peut considérer la cire comme une charge très particulière qui peut être ajoutée à chacun des médiums de base.
    4. Médiums à l’œuf
    Le jaune d’œuf qui est une émulsion est associé au médium, mais l’huile et la résine restent les composants principaux
    5. Les émulsions
    On ne peut pas séparer la question des médiums de celles des émulsions. Les émulsions « huile dans l’eau » s’épaississent par ajout progressif d’huile, elles se liquéfient par ajout d’eau et se diluent à l’eau.
    Les émulsions « eau dans l’huile » s’épaississent par ajout d’eau, se liquéfient par ajout d’huile et se diluent à l’essence. Leur formulation nécessite d’utiliser des agents mouillants spécifiques.
    Dans la pratique on ajoute à un médium une colle à l’eau (par exemple du liant cellulosique ou de la colle de caséine).
    Les émulsions peuvent à leur tour être chargées.

    Les variantes possibles sont infinies (de mon côté j’ai mis au point 16 émulsions et médiums à partir desquels de nombreuses variantes peuvent être imaginées).
    Le champ expérimentation est très large surtout si on conjugue les principes des médiums anciens et certains matériaux nouveaux (je pense par exemple aux composés cellulosiques et à la silice colloïdale)
    Il est important que chaque artiste puisse mettre au point son propre médium.
    Bien cordialement
    Jean-Pierre Brazs
    Auteur de « Manières de peindre, carnets d’atelier ».

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour M. Brazs et merci pour votre commentaire fort intéressant! En effet, la question des médiums pour l’huile est un sujet vaste et complexe. Vos informations sont bien utiles.

    • Pierre, le

      Bonjour Monsieur Brazs,
      Cela fait une vingtaine d’années que je réfléchis à cette question du médium. J’en suis arrivé à la conclusion qu’il fallait mieux utiliser de l’huile cuite (si possible avec litharge, c’est-à-dire de l’huile noire) que de l’huile crue. Toutefois, j’ai un doute : il semblerait que l’huile cuite, qui est plus siccative, jaunisse également davantage que l’huile crue. Je ne parle pas de l’huile de lin polymérisée, qui semble posséder, à cet égard, des propriétés particulières, mais de l’huile de lin décolorée ou de l’huile de noix. J’aimerais donc bien cuire mon huile de lin ou mon huile de noix mais je crains que cette cuisson ne leur fasse perdre leurs propriétés et qu’elle contribue à jaunir les bleus et les blancs dans la durée. Cela serait particulièrement dommageable pour l’huile de noix qui a la propriété de moins jaunir que l’huile de lin (même lorsque celle-ci est décolorée ou clarifiée). Qu’en pensez-vous ? Qu’a-t-on le droit de faire ou de ne pas faire ? Je précise que je souhaite me fabriquer un médium universel (sans plomb car on ne trouve plus de litharge, malheureusement) naturellement siccatif (mais sans ajout de siccatif proprement dit), non jaunissant dans le temps et donnant à l’œuvre, en siccativant, un aspect émaillé. Je sais que l’emploi d’une résine, comme la gomme dammar, la gomme de mastic ou la résine de copal (l’ambre dissoute de Blockx est beaucoup trop cher) m’aiderait à atteindre cet aspect émaillé. Je sais aussi qu’une faible dose de térébenthine de Venise ainsi qu’une proportion de standolie (ou huile de lin polymérisée) peuvent être bénéfiques au but que je poursuis. Mais quid de l’huile de noix ou de l’huile de lin ? Doit-on la faire cuire ou vaut-il mieux l’utiliser crue ? J’insiste bien sur l’origine du dilemme : je souhaite me fabriquer un médium non jaunissant qui soit néanmoins relativement siccatif et qui permette d’atteindre cet aspect émaillé. Je vous remercie par avance de votre réponse. Bien cordialement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *