Bien préparer son support avant de peindre

Vouloir peindre c’est bien, mais sur un bon support c’est mieux!

Pour une meilleure conservation, pour un résultat de qualité et aussi pour ne pas avoir de mauvaises surprises lors du processus de création, mieux vaut avoir bien préparé son support avant tout. Pourquoi?? C’est simple, certains matériaux vont être trop absorbants, trop fragiles, trop sensibles et donc cet état favorisera les craquelures, les changements de tons, les moisissures etc…

Une bonne préparation nécessite 2 étapes :

  1. L’encollage – Cette étape permet de coller les fibres entre elles, renforçant alors la résistance. La surface se rigidifie et sert d’enveloppe hermétique contre les attaques extérieures (l’humidité, les bactéries, la déformation naturelle et donc empêche les craquelures, les moisissures, etc…) Cette étape est primordiale pour une très grande majorité des supports (panneau de bois, toile, carton, papier marouflé,etc…) car elle permet de les préserver. 
  2. L’enduction – L’enduit est appliqué sur l’encollage sec. Il est couvrant et permet d’uniformiser la surface à peindre. Le liant utilisé pour l’enduction et souvent identique à celui utilisé pour l’encollage : acrylique ou colle de peau. Son rôle est de recevoir, d’absorber et d’accrocher la peinture à la place du support lui-même en quelque sorte. Ainsi l’enduit accuse l’agression des  huiles et solvants à la place du bois ou du lin par exemple. 

Voici une vidéo relatant ces informations :

Quelques petites choses à savoir avant de commencer ! :

– Les toiles sur châssis disponibles en commerce sont prêtes-à-l’emploi, c’est pour cela qu’elles sont blanches, l’enduit étant déjà appliqué. 

– Grosso modo, une préparation maigre est composée de matériaux maigres, en général se diluant à l’eau (colle de peau, caséine, acrylique, vinylique, etc…). Quant à la préparation grasse, elle est composée d’une petite proportion d’huile. Elle est plus solide et résistante que la préparation maigre mais a tendance à jaunir et est très longue à sécher, d’autant plus qu’on ne peut que peindre gras sur cette préparation, toujours dans le respect du fameux « gras sur maigre ». 

– La force ou la puissance d’une colle est appelée le « tirant », elle est déterminée selon la proportion eau/colle lors de sa fabrication.

tirant

– Il existe plusieurs produits de mise en oeuvre pour préparer son support : Les préparations modernes (acrylique, vinylique, Caparol, etc…), et les préparations traditionnelles à base de produits naturels (colle de peau de lapin, de poisson, caséine, etc…). Nous allons nous concentrer essentiellement sur le liant acrylique et la colle de peau, les autres produits de mise en oeuvre mériteraient leur propre article… Je vous conseille le livre de Jean-Pierre Brasz Manières de peindre : Carnets d’atelier. Il est complet et très bien expliqué étape par étape.

Préparation moderne (La plus facile et rapide)

L’encollage

Composé exclusivement de liant acrylique. Vous le trouverez aisément dans le commerce dans de multiples marques, sous les noms également de binder ou bindex. Plusieurs quantités vous seront proposées allant jusqu’à 5l. 

Liants acryliques de différentes marques

Liants acryliques de différentes marques

Le liant acrylique est composé de résine soluble dans l’eau mais irréversible une fois sec, il est très résistant. Il suffit juste de lui rajouter quelques volumes d’eau afin de le fluidifier et il s’applique sur n’importe quel support ! Ce produit moderne est idéal pour toute nouvelle création car il est simple d’utilisation, qualitatif et facilement accessible. Pour la préparation des supports, il est conseillé d’utiliser les liants et non les colles, car les liants sont testés par les fabricants pour leur comportement avec les pigments, ce qui n’est pas le cas des colles. Appliquez la préparation avec une large brosse, comme un spalter en soie de porc par exemple, sur tous les côtés du support afin de le protéger intégralement. Plusieurs couches sont nécessaires. 

L’enduction

La méthode la plus simple est d’utiliser du gesso. C’est enduit composé de liant acrylique et de craie est vendu prêt à l’emploi dans tous les magasins de matériel artistique. Sinon pour le fabriquer, mélangez de la craie (ou du blanc de Meudon ou d’Espagne), du liant acrylique en volume égal, et de l’eau jusqu’à ce que vous obteniez la consistance souhaitée. Mieux vaut passer plusieurs couches fines plutôt qu’une seule épaisse, sachant qu’il faut plusieurs couches avant de rendre la surface complètement uniforme. Il s’applique également au spalter ou au couteau. Le poncer légèrement avec du papier de verre à grain fin créera une surface lisse comme du marbre, au contraire en jouant avec les effets de texture et d’épaisseur au moment de son application créera des effets de matières intéressants lors de la mise en couleurs.

Gesso de marque différente

Gesso de marque différente

Préparation traditionnelle (complexe mais authentique !)

L’encollage

La méthode principale est l’utilisation de la colle de peau de lapin (anciennement appelée colle Totin, nom de l’ancien fabricant).

Colle de peau en poudre, en grain et en plaque

Colle de peau en poudre, en grain et en plaque

Cette colle a une très bonne adhérence et une capacité à fixer les supports souples, tels que le papier et la toile. Elle ne jaunit pas et est réversible à l’eau. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est utilisée pour la restauration d’œuvres d’art. Contrairement aux liants acryliques, la colle de peau supporte très difficilement l’humidité, elle est propice aux moisissures et a tendance à s’assouplir et donc à détendre le support souple, provoquant des dégâts irrémédiables pour la couche picturale. Il est donc préférable de peindre à l’huile sur une préparation comme celle-ci. 

Selon Xavier de Langlais  : « La sensibilité de la gélatine à l’humidité et sa coagulation rapide dès que la colle cesse d’être chaude sont les deux grands défauts de ce produit. »

Il existe également d’autres colles du même genre, comme la colle de parchemin ou la colle de poisson, mais ces dernières sont moins courantes, elles sont utilisées dans des cas bien particuliers. Tout d’abords, il faut laisser gonfler la colle de peau dans de l’eau froide pendant 24h dans un récipient propre et hermétique. Selon Jean-Pierre Brazs : Pour l’encollage d’une toile ou d’un panneau de bois : 70gr à 100gr de colle de peau pour 1 litre d’eau. Et pour l’encollage d’un papier : 40 à 60gr par litre. Ensuite faire chauffer au bain-marie seulement la quantité dont vous avez besoin. Il faut l’utiliser tiède car si elle est froide elle ne colle pas, et si elle a bouilli elle ne colle plus… Appliquez-là donc au spalter sur votre support et laisser sécher naturellement, et non pas face au radiateur, sous le soleil ou au sèche-cheveux… Vous pouvez conserver le surplus jusqu’à 5 jours, toujours dans un récipient hermétique. Cette technique est certes compliquée mais toutes ces précautions sont à respecter sinon les risques de pourrissement ou de moisissures pourraient intervenir.

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L’enduction

Pour un enduit maigre, mélangez en proportions égales : de la craie (blanc de Meudon ou d’Espagne), ou du blanc de lithopone ou de titane pour plus de luminosité, de l’eau puis de la colle de peau (70-100gr/litre). Soit en versant la charge dans la colle chaude, soit en versant la colle chaude sur la pâte eau/charge. Et attention, évitez la formation de bulles d’air! Mieux vaut que l’enduit soit fluide, il s’étalera mieux.

Pour un enduit gras, mélangez en proportion égale du blanc de lithopone (pour l’opacité), de l’eau, de la colle de peau et un 1/2 à 2/3 de volume d’huile de lin cuite. Mais attention, car une toile préparée ainsi ne peut pas être roulée (On ne devrait pas quoi qu’il en soit rouler les toiles), et dans le soucis du gras sur maigre, vous ne pouvez donc peindre que gras, à l’huile notamment.

A présent vous pouvez peindre sur n’importe quel support et une conservation de qualité sera favorisée!! Cependant si vous utilisez du bois, n’oubliez pas de le dégraisser avant de commencer quoi que ce soit, avec de l’essence minérale pour les bois neufs, de l’eau et du st. Marc pour les vieux bois. Dégraisser, nettoyer et encoller !!

153 commentaires sur “Bien préparer son support avant de peindre

  1. Marie, le

    Bonjour Amandine,

    Je souhaite réaliser une fresque sur une toile écrue, encollée avec une préparation universelle transparente. Je pense la patiner une fois marouflée au mur (placo).

    Que dois-je faire avant de la peindre? La patine s’accrochera-t-elle sans souci? Je n’ai pas encore choisi entre une patine acrylique et une patine à l’huile…

    Merci pour tes lumières!

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Marie, il faut que ta toile soit intégralement encollée, c’est-à-dire qu’elle soit entièrement recouverte avec ta préparation universelle. Une fois cette étape primordiale faite, alors tu peux patiner comme tu veux, à l’huile ou à l’acrylique ! Toutefois, à savoir qu’une patine à l’huile nécessite forcément une peinture à l’huile par dessus. Merci à toi !

  2. Maxime, le

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant et instructeur. J’apprends donc qu’il me manque une étape dans ma préparation de toile.
    Je remarque des craquelures sur la tranche de mes toiles, à l’endroit où le châssis part en chanfrein. J’ai jusqu’à présent seulement passé une couche de peinture acrylique suivie de deux de gesso. Il n’y a donc pas d’encollage dans mon processus de préparation de toile si j’ai bien suivi votre article, n’est-ce pas ? Ce doit être la raison pour laquelle apparaissent ces craquelures, la peinture acrylique ne résistant pas à la tension de la toile.
    Donc à l’avenir , encollage au liant et enduit au gesso. Quant au process, la tension de la toile est-elle indispensable pour l’encollage et l’enduction ? Si oui, n’est-il pas préférable d’agrafer sa toile sur une planche pour avoir une répartition uniforme du liant, plutôt que sur un châssis où les coins et bords passeront sans doute à la trappe ? Dans le cas d’un besoin de passer deux couches de liant de chaque côté, peut-on passer les couches d’un côté puis d’un autre (en attendant bien sûr le séchage), ou faudrait-il alterner les côtés entre les couches (couche 1 recto/couche 1 verso, couche 2 recto/couche 2 verso, etc).
    Une dernière question : seul l’encollage est à réaliser des deux côtés de la toile ?
    Merci d’avance pour vos réponses.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les craquelures qui apparaissent proviennent probablement de l’absorption de la toile, qui absorbe le liant et laisse la craie (ou le pigment) en surface. D’où l’interêt d’appliquer la colle au préalable. Et effectivement il est préférable que l’intégralité de la toile soit encollée, alors que le gesso quant à lui ne s’applique que sur la surface à peindre. Lorsque les deux côtés doivent être recouverts, mieux vaut alterner, car le principal à retenir de tout ça c’est que le support doit être tendue dès le départ et doit être ensuite protégé pour ne plus avoir à subir une quelconque tension par la suite. J’espère avoir répondu à vos question. Cordialement

    • Maxime, le

      Merci pour vos réponses. Pourriez-vous m’aider à mieux comprendre ce processus d’encollage ?
      Quels sont les différences entre le Caparol et les liants acryliques et vinyliques ? Composition seulement ? Ou bien le résultat sur toile est-il différent aussi ? Que recommanderiez-vous pour un meilleur résultat et une meilleure tenue dans le temps ?

    • Amandine Gilles, le

      Le Caparol est une colle (ou liant) vinylique. Il est plus resistant que les liants acryliques au point de pouvoir être appliqué pour les peintures extérieures. Dans les acryliques, il faut déjà faire la différence entre les colles et les liants, car une colle employée en mélange avec des pigments peut éventuellement altérer les couleurs contrairement à un liant.
      Pour ma part je recommande soit le Caparol soit un liant acrylique (et non pas une colle)
      Cordialement

  3. oppa, le

    Bonjour,

    J’ai une question concernant une toile déjà apprêtée (toile GOSPEL de BOESNER) qui absorbe trop rapidement la peinture. J’aime cette toile car le grain est très fin mais elle absorbe si rapidement qu’on perd la brillance de la peinture à l’huile. Les couleurs ne bougent pas mais elles paraissent sèches et semblent annoncer d’éventuelles craquelures. J’aimerais garder le côté « frais et brillant » de la technique une fois la peinture durcie. Pensez-vous qu’ajouter 2 couches de GESSO (avec ponçage entre) sur la toile déjà préparée peut être une solution ? Si non, que préconisez-vous pour éviter que la toile « boive » la brillance de la couleur ? Pour info, j’utilise de l’essence inodore de pétrole et non de la térébenthine (je ne supporte pas l’odeur), pensez-vous que cela peut également contribuer à l’aspect terne des couleurs ? Merci par avance !

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, effectivement l’ajout de gesso en plusieurs couches est bien la solution. Problème qui provient du support et non des essences utilisées. Vous aviez la solution ! Merci à vous

  4. SylvieMagnin, le

    Bonjour,
    J’arrive après la bataille et peut être que mon sujet est à côté de la plaque, mais j’ai un problème de toile collée sur mon chevalet… J’ai peins mon tableau à l’acrylique avec force dégoulinures et assez liquide, après séchage, impossible de tirer la toile de mon chevalet, il est collé la base. Auriez-vous une astuce pour le retirer sans l’endommager ?
    Un grand merci d’avance
    Sylvie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Sylvie, l’acrylique en séchant se plastifie donc rien d’étonnant à ce phénomène. Avec un scalpel ou un cutter vous devriez pouvoir séparer délicatement les deux parties. Merci à vous

  5. Ledoux, le

    Bonjour, je me suis lancé dans la peinture acrylique sur un châssis entoilé lin…
    j’ai apprêté ma toile au gesso, 3 couches avec ponçage entre chaque couche,
    J’ai peint mon tableau, après 2 jours des minuscules petits trou ou bulles percées
    sont apparues sur mon tableau.
    Est ce du à une mauvaise préparation de ma toiles?
    Merci,
    Cordialement.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, généralement les bulles ou craquelures de surface apparaissent lorsque le support est trop humide, lorsque le délai de séchage entre chaque couche n’a pas été respecté. Car dans quel cas l’humidité tente de s’évaporer mais reste bloquée par la couche plastique du gesso ou de la peinture (acrylique).
      Il vous reste alors à poncer légèrement afin de supprimer les cloques, appliquer un peu des gesso éventuellement pour lisser puis repeindre par dessus. Et pour les prochaines fois, mieux vaut attendre plusieurs heures (tout dépend de la chaleur et de l’humidité ambiantes) entre chaque couche. Merci à vous ! Cordialement

  6. Nicolas, le

    Bonjour Amandine.
    J’ai bien compris qu’il était important d’encoller puis de passer du Gesso pour les support Bois.
    Toutes fois, est-il indispensable d’encoller avec un Liant Binder si on utilise un Gesso Acrylique appliqué en plusieurs couches ?
    (Lefranc & bourgeois pour les 2).

    Merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Nicolas, sans encollage le liant acrylique du gesso serait absorbé en trop grosse quantité par le bois, laissant quasi seule la craie en surface. La surface serait alors poudreuse et manquant cruellement de résistance. Cordialement

  7. Jérôme, le

    Bonjour Amandine,
    j’ai déjà entendu des artistes dire qu’ils préparaient leurs toiles tendues sur châssis à l’aide de trois petites agrafes de chaque côté, avant de tout défaire. Ils disent peindre à plat sur la toile désenchâssée… avant de la rouler pour expédition. Déjà, je me suis toujours demandé comment une peinture acrylique avec gesso supportait le roulage pour expédition en tube sans craqueler. Mais si en plus, la toile a été peinte non tendue… pouvez-vous me confirmer si cela se fait réellement, et si cela relève de la prouesse ou non ?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, cela se fait effectivement mais ce n’est pas pour autant que c’est une bonne chose. Vous avez raison d’avoir l’esprit critique. Certains artistes procèdent ainsi uniquement par facilité, sans penser aux conséquences et au fait qu’ils dévalorisent leur travail par ces méthodes. La toile doit toujours être tendue car les différences de tensions sur les fibres créées inévitablement des craquelures. Aucune galerie ou aucun musée ne roule ses toiles, même pour le transport, et ce n’est pas pour rien !

  8. Raout, le

    Bonjour je souhaite maroufler une toile polyester sur un support bois en extérieur pour viser le support sur la façade extérieure d un restaurant la dimension de ma toile est de 1880mm par 1950 mm dans c’est dimension je n est pas réussie à trouver du contreplaqué extérieur car il me faut une pièce de bois o. Me propose du contreplaqué intérieur au dimension qu’il faudra que j apprête avec une peinture hydrofuge ou un aggloméré disponible au dimension je compte apprêter mon support de chaque côté et sur les angles avant de le maroufler et vernir ma toile peinte après l avoir fixé sur celui ci cela pourra tenir dans le temps ?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour. Le bois peut tenir dans le temps à condition qu’il soit bien renforcé et apprêté. Sinon il va finir par se courber inévitablement, donc je vous conseille de fixer des barres de soutien dans le dos du panneau. Quand à l’apprêt, il faudrait en appliquer au moins 4 couches afin d’isoler au mieux possible le bois. Pour ce qui est de la toile peinte, il faudrait lui appliquer plusieurs couches de vernis extérieur anti-uv (type vernis bateau). Ces préparatifs permettront un meilleur maintien dans le temps, mais ce ne sera pas éternel, la durée de vie est forcément limitée…

    • Raout, le

      Merci pour votre réponse en effet je comptais protéger mon panneau au maximum j’aimerais que cela dure au moins deux ans sachant que je vais peindre mon panneau soit â l’aerographe soit â l acrylique au pinceau avec une peinture de bonne qualité pour ce qui est du fait que la plaque de bois ce plie je compte la coller êt la viser tout les 25 cm dans le support de l’encastrement du mur qui est en contreplaqué marin il sera donc bien plaqué et ne risquera pas de ce tordre

  9. anon, le

    Bonjour,
    Quelle est la démarche à suivre concernant l’encollage d’une toile au liant caparol, Je m’explique :
    Une fois la toile à encollée tendue sur le châssis, je le pose à plat sur le sol et j’applique la préparation sur la toile. Mais comment l’appliquer sur le dos de la toile (les bords du châssis empêchent de recouvrir)? faut il impérativement appliquer du liant sur le dos de la toile aussi ?

    Il m’arrive aussi parfois d’utiliser des toile déjà préparées mais je rajoute une couche de caparol suivie d’une couche de gesso, parfois un mélange caparol/gesso directement. Y a t’il des contrindications à faire cela ? mélange caparol/gesso ?

    bien à vous,

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, la toile à encoller doit effectivement être tendue sur le châssis mais de manière provisoire seulement. Elle est à tendre définitivement une fois la préparation terminée uniquement.
      Le Caparol doit être dilué à l’eau (1 volume de Caparol pour environ 3 volumes d’eau), du fait que la colle est rendue très liquide, elle traverse alors la toile. Votre problème concernant le dos de la toile est alors résolu. Il est conseillé d’appliquer au moins 2 couches.
      La Caparol est un liant vinylique alors que le gesso est composé de liant acrylique, c’est pourquoi mieux vaut les superposer que les mélanger. Merci à vous

  10. Margaux RAVOIRE, le

    Bonjour Amandine,
    Je peins à l’acrylique sur carton toilé et souhaiterais préparer le support pour que la trame ne se voit plus.
    Un essai au gesso m’a donné une surface crayeuse et poreuse où ma peinture ne glissait pas.
    Le Caparol serait-il plus adapté?
    Merci d’avance de vos précieux conseils,
    Margaux

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Margaux, j’ai déjà également rencontré ce problème de gesso bien trop absorbant. Il suffit de rajouter un peu de liant acrylique dans votre gesso, ou bien, s’il est déjà appliqué comme c’est le cas ici, de lui superposer 1 ou 2 couches de Caparol ou de peinture acrylique. Merci à vous !

  11. Rosaire, le

    Bonjour
    Grand merci pour cet article très précis.
    Une question : Pour encoller une toile faut-il que celle-ci soit déjà tendue avec les petites clés en bois à l’arrière du chassis ? ou faire ça après?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il faut effectivement que la toile soit tendue avant toute étape de préparation. Mais cela vaut uniquement pour les toiles brutes. Si votre toile est déjà tendue sur châssis par le fabricant, telle que vous l’avez achetée dans le commerce, alors elle est déjà forcément encollée et probablement apprêtée.

    • Rosaire, le

      Merci pour votre rapidité. Je pensais aux toiles (sur chassis) vendues sous l’appellation « lin naturel » qui sont donc sûrement encollées, y-a t’il une manière de voir si cet encollage est suffisant ? ou disons, à quoi vois-ton qu’un encollage est bien fait ?

    • Amandine Gilles, le

      Cette appellation indique seulement que les fibres de lin sont naturelles, pas que la toile est brute. Pour savoir si l’encollage est suffisant, versez un peu d’eau sur la surface, si elle est immédiatement absorbée c’est que ce n’est pas le cas. Un bon encollage est censé rendre le support relativement imperméable.

    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le gesso est composé de craie, beaucoup plus absorbant et poreux que le lithopone.

  12. alain, le

    Bonjour, savez vous avec quel produit igor sakharov prepare sa toile avant de peindre son fond.
    Est-ce de l’huile de lin, de l’essence de térébenthine. Impossible d’obtenir une version anglaise de ses vidéos.

    exemple : https://www.youtube.com/watch?v=x_0HcQ-UKSg

    La moitié des peintres amateurs de la planète se posent cette question, entre autres !

    Merci d’avance de votre réponse

    alain

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Alain, visiblement Igor Sakharov prépare ses fonds avec ce qui pourrait être de la térébenthine rectifiée ou autre solvant purifié du type White Spirit. Les éléments qui me permettent de venir à cette conclusion sont d’une part une transparence éclatante et une très grande volatilité, alors que l’huile de lin ou une térébenthine standard laissent un dépôt jaunâtre. Puis, une rapide évaporation qui se confirme par le rendu mate de la surface après seulement quelques instants, tandis que les médiums ou autre produit gras mettent forcément bien plus longtemps pour « sécher ».
      Merci à vous !

  13. Florence Remÿ, le

    Bonjour ,

    J’ai deux questions concernant le marouflage :

    – peut-on maroufler une toile déjà apprêtée ? dans tous les tutos et conseils que j’ai pu trouver sur internet on parle de marouflage de toile brute ( la toile est enduite après marouflage ).

    – n’ayant pas le recul des siècles pour juger de l’interaction de la colle acrylique sur les pigments ( notamment avec le plomb lorsque l’on utilise du Blanc d’argent ) , il est préférable d’utiliser de la colle de peau de lapin pour maroufler j’imagine ?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Florence. Il est possible de maroufler une toile apprêtée à condition que cet apprêt soit à l’eau (colle de peau ou acrylique). Si l’enduit est gras alors les dégâts seraient énormes. Cependant, il est bien mieux de faire cette étape avant car l’humidité présente lors du marouflage détend les fibres de la toile. Ce changement de tension favorise les craquelures.
      Quant à l’interaction entre la colle acrylique et le blanc de plomb… je ne sais pas trop quoi en penser. Il est chimiquement reconnu que le blanc de plomb finit par jaunir dans le temps, donc le choix de l’utiliser relève uniquement d’un désir de tradition, dans ce cas l’emploi de la colle de peau devient évident. Sinon la colle acrylique avec le blanc de titane font très bien l’affaire.

  14. MONNIOTTE, le

    Bonjour,
    J’ai l’habitude de faire mes peintures acryliques sur châssis entoilés et cela ne me pose pas de problème.
    Je suis passé au carton entoilé pour des raisons économiques, seulement j’ai un soucis dans la préparation de ce support.
    En effet après avoir passé 3 couches fines de gesso, lors du séchage le carton se gondole.
    Pouvez-vous me donner une solution pour éviter ce problème.
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse.
    Cordialement.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, votre souci provient du fait que le carton est trop fin pour supporter autant d’humidité (due à l’épaisseur de l’acrylique). La solution technique et économique serait dans des panneaux de MDF ou contreplaqué d’environ 12mm d’épaisseur. Ces panneaux ne coutent pas bien chers à l’achat et surtout vous pouvez les faire couper sur mesure dans le magasin de bricolage. Attention toutefois de bien les préparer (encollage, enduction), il est très mauvais de peindre directement dessus et surtout vous aurez beaucoup de mal puisque ces panneaux sont très absorbants… Merci à vous

  15. Gérard GERVAISE, le

    Bonjour
    J’ai l’opportunité de récupérer dans un grenier des vieux draps en toile de lin.
    Puis-je les utiliser comme toile à peindre ?
    Dois-je les laver ? Ils ne semblent pas sales
    Il m’a été dit que je devais encoller cette toile et également on m’a parlé d’enduction .
    Est-ce utile ?
    Le Gesso n’est-il pas suffisant ?
    Dois-je faire cette préparation avant la pose sur châssis ?

    J’ai commencé à peindre il y a 2 ans et je me pose beaucoup de questions ?
    Bien cordialement
    Gérard
    59270

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, ces vieux draps peuvent effectivement être utilisés mais pas directement, car ils contiennent des substances indésirables pour la peinture qu’un lavage en machine ne supprime pas. Ces substances (colle végétale, dextrine, …) sont présentes pour faciliter le tissage au moment de la fabrication. Il faut alors passer par l’étape du « décatissage ». Décatir une toile consiste à la laver et à la brosser dans de l’eau chaude savonneuse, plusieurs fois sont nécessaires (3 ou 4 fois). J-P. Brazs conseille même dans son livre de décatir la toile jusqu’à ce que les élongations de la toile cessent, ainsi, à la fin de l’opération la toile est nue et agrandit de 10% par rapport à sa taille de départ.
      Ensuite, l’encollage et l’enduction sont à appliquer. Comme dit dans mon article ci-dessus, ces deux applications ont chacune un rôle primordial pour une bonne application de la peinture et surtout une bonne conservation. Merci à vous et bonne continuation !

  16. christophe, le

    Bonjour Amandine,

    Peut-être vais-je vous poser une colle, c’est le cas de le dire !

    J’ai déjà fait la préparation traditionnelle. Je me souviens que j’avais fait l’enduction en 5 passes. J’avais ensuite fait un fond uniforme en glycéro (donc à l’huile), puis j’avais peint à l’huile.

    Je souhaiterais refaire le même procédé d’enduction naturelle, mais ensuite de peindre aux huiles miscibles à l’eau.

    Pensez-vous que ce soit possible ?

    Merci pour votre site, pointu et passionnant
    Christophe

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Christophe, les huiles miscibles à l’eau sont tout à fait compatibles avec l’enduction naturelle. Merci à vous !

  17. Oleg, le

    Merci beaucoup de m’avoir répondu si vite et de manière si éclairante. Le panneau en question fait 18 mm d’épaisseur, est-il indispensable de le renforcer ?
    Si oui, de quelle manière ? En outre, je compte réaliser une esquisse légère au brou de noix sur le support une fois bien sec, s’agissant d’une technique à l’eau
    cela ne risque-t- il pas de compromettre la bonne tenue de l’enduit ?
    J’espère ne pas trop abuser de votre temps en vous posant toutes ces questions.

    Encore merci, Cordialement.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, avec ses dimensions (161x123cm) votre panneau se courbera inévitablement si vous ne le renforcez pas au dos. A savoir qu’une épaisseur de 18mm peut résister à la torsion jusqu’à un format d’environ 90X70cm. Quant au renfort possible, nous rentrons dans le domaine du bricolage. Comme on le fait pour des panneaux de bois ordinaires, au dos vous pouvez coller des baguettes ou planches de manière à former un « Z » ou en parallèle à la diagonale.
      L’inconvénient à tout cela est le poids. Cette dimension plus les renforts pèsent très lourd…
      Le mieux alors et d’utiliser de fins panneaux de contre-plaqué et les coller à des châssis de même dimensions. Les mêmes que ceux utilisés pour les toiles. Ainsi pas de problème de courbure ni de surpoids !

  18. Oleg, le

    Bonjour, je me suis décider à enduire au gesso traditionnel un panneaux MDF de 161 cm x 123 cm.
    J’aurais voulu savoir approximativement la quantité nécessaire d’enduit à préparer afin de couvrir de plusieurs couches (recto/verso) une telle surface.

    Merci d’avance, Cordialement

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, par expérience, pour couvrir une telle surface de plusieurs couches, prévoyez au moins 2L. Sachant que pour obtenir une surface d’un blanc opaque, 3 couches fines sont nécessaires. Je me permets également de rajouter qu’un renfort serait à prévoir au dos du panneau selon son épaisseur, car compte tenu de sa grande taille, il est fort probable qu’il se courbe.
      Merci à vous. Cordialement

  19. sonate, le

    bonjour.
    J’ai préparé mes châssis, disposé la toile de lin brute, encollé celle-ci à la colle de peau de lapin et puis c’est tout pendant cinq ans ( 2004-2009)…
    de petits formats en plus grands ( 2m sur 2m), je n’ai jamais eu de problèmes.
    Et puis il y a eu ce jour ou tout a basculé. La méthode est restée la même; le résultat affligeant. Systématiquement, le tambour de la toile fraichement encollée fait place, lorsque la colle sèche, à une série de vaguelettes merveilleuses. Et c’est tout un travail qui tombe dans la désuétude.
    Aujourd’hui je peins sur de la gondole et c’est assez pittoresque.
    Chaque fois, j’essaie d’améliorer le processus de fabrication. Et cette fois-ci en l’occurence j’ai fais trempé la toile pendant 24 heures…
    Quelque chose ne se passe plus. Ou plutôt quelque chose se passe mais bon sang quoi????? .
    Je cherche depuis longtemps déjà et de bout de réponse en bout de réponse, chez les vendeurs, chez les artistes, je ne fais qu’additionner des informations qui compliquent plus qu’elles ne simplifient.
    Alors? Mauvais sort ou évidente erreur dans le processus?

    Merci mille fois

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, si votre toile semble flottante malgré la tension sur le châssis et l’encollage, alors il se pourrait que cela provienne soit d’un taux d’humidité trop élevé dans votre environnement de travail, soit d’une colle trop souple (colle de peau trop diluée).
      Il faut veiller également à ce que la toile tendue respecte le droit fil (trame parallèle aux côtés du châssis).
      Je ne sais pas si je vous ai apporté des réponses, mais peut-être des pistes à suivre…
      Cordialement

    • Hdfghhcfjghjfghvj, le

      @ sonate :
      Avez vous trouvé le problème (et donc la parade) depuis ?
      Si c’est toujours gondolé vous devriez peut-être décrire
      chacune des étapes plus finement…

      Comme j’ai moi aussi des problèmes d’entoilage
      vous avez peut-être la solution…
      😉

    • Hdfghhcfjghjfghvj, le

      Bonjour,
      Nouvelle tentative de préparation d’une toile…
      Cette fois ci la toile a été agrafée ET clouée sur la tranche du châssis.
      La toile s’est distendue chaque fois qu’elle était encollée de colle de peau (chauffée à 38 / 39°C)
      mais s’est tendue en séchant et commençait à résonner comme une peau de tambour.
      Pour finir la toile a été imbibée d’une dose massive de colle.
      Humide, la toile gondolait… Après 2 ou 3 jours de séchage elle est très bien tendue :
      elle sonne quand on la touche même du bout des doigts !

      Pour l’étape suivante, peut-on faire une enduction au Gesso acrylique ?
      Ce serait mélanger technique traditionnelle et moderne…

      Merci d’avance.
      🙂

    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, la colle de peau est putrescible du fait de sa sensibilité à l’humidité. C’est pourquoi on préconise les enduits gras et peinture à l’huile.
      Si vous tenez à mélanger la technique traditionnelle et moderne, mieux vaut faire l’inverse dans ce cas. L’encollage et l’enduit à l’acrylique, puis peinture à la colle, à l’huile ou encore tempéra à l’oeuf.

  20. Hdfghhcfjghjfghvj, le

    Je peins à l’huile « alla prima » en superposant différentes teintes.
    Est-ce que les fonds risquent de remonter avec le temps
    ou ce problème n’existe plus avec les peintures actuelles ?

    Merci.
    🙂

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, contrairement à autrefois les peintures actuelles sont toutes miscibles entre elles. L’incompatibilité de certaines peintures notamment celles au plomb, ne sont plus en vigueur. Cependant, il se peut que des couleurs à la concentration pigmentaire faible (gammes studio ou fines), ou certaines teintes comme le blanc de zinc par exemple gagnent en transparence. Dans ces cas là, les fonds pourraient effectivement apparaître.
      Merci à vous

  21. Gío, le

    Bonjour Amandine est avant tout un grand merci pour vos réponses efficaces et votre suivi. Vous méritez véritablement un grand grand MERCI.
    J’ai fait des peinture à l’encre acrylique sur des apprêts à l’acrylique ou vinyles sur toile préalablement enduite à la colle de peau ou au Caparol ou au Gesso additionné de Meudon et je ne trouve pas que l’encre adhère très bien. En frottant avec un chiffon elle finit par s’enlever sans trop de difficultés (elle tient tout de même assez correctement mais à long terme 50 ans / 100 ans….et plis encore ?)
    Je sais que tout dépend de l’utilisation que chacun fait des produits et que même en expliquant en détail il est parfois difficile de comprendre ce qui a pu se passer.
    Globalement je ne trouve pas que le comportement des produits et enduits et colles se comportent comme prévu même en ayant respecte scrupuleusement les conseils des experts (ce n’est pas une critique mais je cherche à comprendre)
    Je cherche à savoir si les colles, Gesso, Enduits et couleurs acryliques peuvent avoir des durées aussi longues que les colles de peau et couleurs à l’huile. J’ai lu que certains rencontrent des problèmes avec les acryliques (craquelures….)
    Enfin, je veux coller du cuir sur de la toile ou du bois. J’ai pensé à la colle de peau mais ne s’appliquant qu’en fine couche je ne suis pas certain que ce soit le meilleur choix. Ma préoccupation étant toujours de garantir une durabilité à très long terme. Quelle colle me recommanderiez-vous? Et plus généralement qu’elle colle pour des grosses épaisseurs d’enduit ou matière et/ou d’ajout de matières type cuir, tissus, objets…
    Desolé pour l’aspect multiple de ce message.
    Cordialement.
    Go.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les enduits et colles ne se comportent pas comme prévu lorsqu’ils ne sont pas utilisés dans leur plein potentiel. Ce qui est souvent le cas puisqu’on a une tendance à complexifier ou faire erreur sur le processus.
      – La colle de peau étant très sensible à l’humidité, elle est a utiliser uniquement pour les techniques grasses (tempéra à l’oeuf ou peinture à l’huile)
      – Le Caparol est composé de résine vinylique, bien qu’elle soit semblable, mieux vaut ne pas la mélanger directement à la résine acrylique. Cela limite chimiquement les mauvaises conséquences.
      – Dans la fabrication des gessos, du blanc de titane doit être ajouté au blanc de meudon. Ce dernier crée la texture absorbante tandis que le titane crée la blancheur. Ils sont donc complémentaires.
      – Si votre gesso est inefficace (problème d’adhérence, mauvaise absorption ou jaunissement) c’est que les proportions des composants lors de sa fabrication ne sont pas les bonnes. Revoyez-les et rajouter de nouvelles couches sur votre support lorsque celui-ci est intégralement sec (même en profondeur, mieux vaut attendre plusieurs jours).
      – A savoir que les gessos du commerce font très bien l’affaire. Il est parfois inutile de prendre des risques lorsque ceux-ci ne sont pas maîtrisés.
      – Que ce soit les colles ou les enduits, ils s’appliquent en plusieurs couches fines. Pour les bois (véritables ou synthétiques comme le MDF par exemple), il faut prévoir entre 3 et 5 couches car ce matériau est très absorbant.

      Les craquelures et autres dégâts fâcheux surviennent lorsque les conditions ou règles n’ont pas été respectées. C’est physique et/ou chimique, on ne peut pas fermer les yeux la-dessus.
      Quant à la qualité et la résistance de l’acrylique, elle est indubitable. Comme dans tous les domaines, si l’élaboration est faite correctement et l’oeuvre conservée soigneusement, alors les risques sont hautement minimisés.
      De plus l’acrylique est très efficace et puissante, elle convient parfaitement pour coller toutes sortes de matériaux.

      Merci à vous
      Cordialement

    • Hdfghhcfjghjfghvj, le

      Etonnant que l’on puisse obtenir des craquelures avec de la peinture acrylique.
      Je n’ai aucune craquelure sur mes peintures « anciennes » (env. 25 ans).
      Elles étaient faites sans médiums spéciaux, sans croûtes très épaisses, sans apports d’autres matières.
      A moins d’avoir impérativement besoin d’une teinte spéciale,
      privilégier les pigments qui résistent le mieux à la lumière.

      Peut-être que les craquelures de certaines peintures acryliques
      proviennent d’un vernis « protecteur » ?

    • Amandine Gilles, le

      Les craquelures sur une peinture acrylique proviennent bien souvent d’un support inadapté ou mal préparé. Tout simplement

  22. schwartz, le

    Bonjour Amandine,
    Je tiens à vous remercier pour le partage de vos connaissances et les réponses que vous apportez.
    J’ai une question, en espérant que vous pourrez m’éclairer:
    Je peins à l’huile sur toile tendue sur chassis ( toiles déjà préparées, auxquelles je rajoute une voire deux couches d’induction). Je les tends avant de peindre et il m’arrive assez régulièrement ( et de manière aléatoire) de les retrouver distendues en arrivant à mon atelier. Parfois elles se retendent d’elles mêmes, parfois pas. Et cela n’arrive pas à toutes en même temps…. parfois il y en a qu’une qui se distend sur les différentes toiles que je travaille… Je travaille dans un atelier ou il y a de forts changements de température et de lumière. Le toit est vitré. Je mets en été une climatisation mais il peut faire assez chaud. Le soir parfois je laisse la climatisation et il peut faire très frais dans la nuit… Pensez vous que ces changements de température sont la raison principale de ces distensions des toiles? Ou bien l’humidité? ou autre?
    Merci par avance de votre réponse.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour et merci pour votre soutien. La toile est fortement sensible aux changements de température et au taux d’humidité élevé. Selon les conservateurs de musées, la situation idéale pour préserver une oeuvre se situe entre 18 et 20°C avec un taux d’humidité de 50 à 60%. Mieux vaut avoir une situation stable plutôt que des variations.
      Ces changements peuvent en effet être une des raisons de ces distorsions, mais il peut y avoir aussi le non respect du « droit-fil » par exemple. La trame de la toile doit bien être parallèle au châssis, c’est indispensable.
      De plus, du fait qu’elle ne sont pas toutes préparées de la même manière, leur mécanique diffère également.

  23. Lane, le

    Bonjour,
    Je suis très étonné des réactions que je rencontre entre les composants vinyliques et acryliques.
    J’ai effectué une peinture à la Flash. En voulant superposer de la peinture acrylique, aucune accroche. Il suffit que je passe mon doigt pour que la couche acrylique s’enlève. Je pensais que Vinyle et acrylique étaient tout à fait compatibles voire miscibles.
    Sur une planche de contreplaqué j’ai passé du Caparol. Puis j’ai passé un enduit Binder+Plâtre d’une part et Binder+Silice naturelle d’autre part. Aucune accroche, la couche acrylique s’enlève en grattant avec l’ongle.
    Par ailleurs je suis également très surpris de m’apercevoir que lorsque je passe l’un de ces deux enduits directement sur le contreplaqué ils ne sont pas absorbés par le bois.

    Je cherche à réaliser un enduit très absorbant à l’eau (acrylique ou vinylique, mais étant donné les limites apparentes du vinyle j’ai tendance à penser préférable de le réaliser à l’acrylique). Avez-vous des pistes.
    Bien à vous.
    Gio.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Gio. La peinture vinylique et acrylique sont très proches par leurs caractéristiques mais elles ne sont pas issues de la même composition chimiques. L’acrylique et la vinylique sont deux résines différentes. Ces deux peintures sont à base d’eau, sans odeur et au séchage rapide, cependant, la vinylique a moins d’adhérence, le support se doit d’être poreux ou absorbant pour qu’elle soit résistante.
      Pour ce qui est du problème d’absorption du contreplaqué, il se pourrait que la surface soit grasse. Il faudrait peut-être essayer simplement de frotter la surface avec un alcool ménager ou de l’éthanol. Si cela ne suffit pas, alors un ponçage sur l’intégralité du panneau s’impose.
      Enfin, pour avoir un enduit absorbant le gesso est le plus approprié. Il en existe divers et variés dans le commerce permettant des qualités et des rendus différents. Le plus poreux et absorbant d’entre eux est l’apprêt spécial prévu pour l’aquarelle (tout à fait adapté à l’acrylique également) fabriqué par Golden: http://www.beauxarts.fr/gessos-speciaux/13756-gesso-golden-absorbant-236ml.html
      Si vous souhaitez le fabriquer vous-même alors il faudra mélanger un liant acrylique avec de la craie (blanc de meudon par exemple) pour l’absorption et du pigment blanc de titane pour la blancheur et l’opacité. Le tout se diluera à l’eau si nécessaire. Merci à vous

  24. Daniel Tardif, le

    Vaut-il mieux tendre une toile à l’acrylique avant de la vernir ou la vernir avant de la tendre (sur un faux-cadre)?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il est toujours recommandé de tendre sa toile avant toute application, la tension pouvant provoquer des dégâts plus ou moins importants (des craquelures par exemple).

  25. PARATIAN Jacques, le

    Bonjour,
    Ce site, ses conseils et commentaires sont intéressants. Merci.
    Etant artiste peintre et pastelliste depuis plus de 30 ans, j’ai testé depuis les années 80 les techniques à « l’ancienne » d’après les conseils de Xavier de Langlais et de Jacques Maroger et les produits modernes du commerce.
    J’ai des toiles réalisées depuis une trentaine d’année préparées à la façon des techniques dites anciennes et d’autres préparées avec les gesso du commerce prêt à l’emploi.
    D’après mes observations mes toiles « cobayes » datants d’une trentaine d’année à base de gesso du commence (moderne) ont commencées à présenter des craquelures au bout d’une quinzaine d’année. D’autres toiles qui ont fréquenté plus souvent des salons d’expositions se sont craquelés plus rapidement en raison des transport et du mauvais traitement de certaines galeries.
    Celles, toujours travaillé avec les produits modernes prêt à l’emploi, et qui n’ont pas quitté mes murs ont présenté malgré tout des fissures et craquelures au niveau l’enduit.
    Cependant mes autres toiles préparée à l’ancienne, à base de colle de peau de lapin « gélatine » et en respectant le temps de travail entre les couches, gras sur maigre, bonne préparation des recettes de diluant, agglutinant, respect du délai d’attente d’ au moins un an avant de vernir.. ces toiles ont bien résisté dans le temps.
    Oui, en effet, le matériel présenté en ce moment dans le commerce est de mauvaise qualité. il faut bien choisir les châssis, les toiles, les pigments…etc
    Il est important de connaître les techniques anciennes et les adapter avec les exigences du moment tout en tenant compte de la pérennité si c’est le souhait recherché de l’artiste.
    Merci pour ce site encourageant.
    Jacques PARATIAN
    http://jacquesparatian.blogspot.fr

    Répondre
  26. Hdfghhcfjghjfghvj, le

    Bonjour,
    Je cherche à comprendre pourquoi je ne parviens pas
    à tendre une toile comme une peau de tambour
    malgré plusieurs tentatives.

    Pour ce test j’utilise un châssis bas de gamme dont j’ai arraché la toile.
    et que je souhaiterais remplacer par un coupon de lin (coupon bon marché).
    en m’aidant d’une pince à tendre.
    1er constat : ces châssis sont très mauvais (ce doit être en peuplier => très mou…)

    – 1er entoilage en agrafant au dos du châssis :
    La toile n’est pas bien tendue…

    – 2e entoilage, toile encore agrafée au dos mais cette fois mouillée.
    La toile était tendue comme un tambour avant de se distendre en séchant…

    – 3e entoilage
    Cette fois je tend un max en agrafant sur la tranche.
    Ainsi c’est bien plus facile pour tendre la toile.
    Par contre le bois est défoncé par les pressions de la pince…
    Cette fois j’obtiens une toile bien tendue !
    Là, je passe de la colle de peau au spalter et
    la toile se distend dès la 1re couche…
    La toile a bien séché entre chaque couche de colle de peau.

    C’est la 1re fois que j’utilise de la colle de peau.
    Pour un volume de colle j’ai utilisé 10 volumes d’eau.
    Chauffage au bain Marie < 40°C.

    Bien que le châssis utilisé me semble très, très mauvais
    puis-je espérer tendre une toile dessus ?

    Merci d’avance.
    🙂

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, si le châssis est mauvais comme vous dîtes, s’il est trop souple ou tordu, toutes vos tentatives seront vaines. Avoir un bon châssis, solide et sec, est primordial.
      Il est conseillé de tendre la toile à l’horizontale, le châssis posé sur une table par exemple. Ensuite s’assurer que la trame soit bien parallèle au châssis (on appelle cela le « droit fil »). Le 1er clou est planté au centre du côté le plus long du châssis. Ensuite le milieu du coté opposé. Le 3e clou se plante au milieu d’un autre côté est ainsi de suite en terminant par les coins. Suivre en quelque sorte le schéma d’une étoile. Si vous plantez les clous dans leur ordre de placement, les uns à côté des autres, vous aurez beaucoup de difficultés à avoir une toile tendue uniformément.

    • Hdfghhcfjghjfghvj, le

      Merci. J’espérais une solution pour tendre la toile davantage mais sans grand espoir.

      Même avec des clés la tension ne sera pas idéale.
      Enfin, grâce à ce test, je sais pourquoi les châssis entoilés bas de gamme
      ne valent pas grand chose, au propre comme au figuré…
      😛

      Pour les internautes :
      Avec un châssis en peuplier, aucun problème pour fixer une toile en utilisant une agrafeuse de tapissier.
      Si le bois est bien plus dur (sapin du nord ?) les agrafes ne s’enfoncent que partiellement et il faut utiliser un marteau… Fastidieux…
      La prochaine fois, j’utiliserais une agrafeuse pneumatique avec des agrafes plus larges
      ou, si c’est possible, des clous.
      En utilisant une agrafeuse on peut utiliser l’autre main pour tendre la toile…

  27. Hdfghhcfjghjfghvj, le

    Bonjour,

    Faut il impérativement utiliser une 1re couche de médium à peindre
    pour peindre (à l’huile) alla prima ?
    Peut on s’en passer si on utilise une peinture généreuse et onctueuse ?
    Je vais re-essayer sans, en espérant votre réponse…
    😉

    J’ai trouvé cette recette de médium :
    1/3 d’huile de lin
    2/3 d’essence de térébenthine ou de pétrole
    + environ 5% de siccatif.
    Est-ce que le siccatif est bien indispensable ?
    Je tiens à peindre dans le frais quitte à laisser sécher la toile (en surface),
    au moins, une semaine…

    Merci d’avance.
    J’aime bien la richesse de votre site.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, la présence du médium à peindre n’est pas impérative mais plutôt conseillée. Le médium permet de fluidifier la pâte en la rendant plus facile à travailler, puis l’enrichit en la rendant plus brillante et plus pérenne. La recette que vous avez trouvé est bonne : L’huile de lin enrichit la pâte, l’essence l’allège pour qu’elle soit plus « aérée » et le siccatif permet d’accélérer le durcissement. C’est donc un bon trio. Attention toutefois aux proportions. On se rapproche d’un mélange de chimiste. S’il y a trop d’huile, votre peinture sera très longue à durcir (voire jamais), s’il y a trop de siccatif, le durcissement pourrait ne pas être homogène favorisant alors les craquelures.
      Les proportions entre les produits étant si subtils que c’est pour cette raison que les médiums prêts à l’emploi sont conseillés.
      Merci à vous

  28. Henri, le

    C’est aussi appelé l’assiette acrylique blanche c’est un mélange à base d’eau de résine acrylique pur et du gesso je les jamais essayé mais je pense que c’est pas mal

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Le gesso vendu en commerce est déjà un mélange de résine acrylique, d’eau et de craie. Le blanc collé semble donc être un gesso revisité, plus fluide apparement. En soi, il y a peu de différence entre ces deux produits.

  29. Estelle, le

    Bonjour Amandine,

    Je peins sur plexiglass avec de la peinture acrylique. J’applique d’abord du gesso transparent et ensuite j’utilise un médium de structure de haute densité mélangé avec mes couleurs acryliques car j’aime travailler avec de la structure. Le problème c’est que j’aperçois la formation de bulles d’air, ce qui détruit l’effet lisse que je recherche.
    Pourriez-vous me conseiller?
    Merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Estelle, les petites bulles créées contre la paroi (ici le plexiglass) sont principalement dues aux micro-poussières. Toutes les surfaces lisses et électrostatiques tels que le verre, le plastique, le marbre,… doivent être préalablement dégraissées et nettoyées à l’alcool ménager. La 2e cause de la présence de bulles est le mélange. Le fait de mélanger les couleurs ou le médium permet la pénétration de l’air. A cela il n’y a pas réellement de solutions. Dans un produit liquide, les bulles d’air remontent automatiquement à la surface, il suffit alors de laisser le produit reposer (même principe que pour une pâte à crêpe !), mais dans ce cas-ci le produit est trop épais pour que les bulles ressortent d’elles-même. Les éviter dépend alors de la pratique, en évitant de trop touiller et en faisant attention lors de l’application.

  30. fali, le

    bonjour je souhaite peindre en peinture acrylique avec des pinceaux sur un papier 300g/m2, quelle technique utiliser pour le support ? Merci 🙂

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le papier 300g est suffisamment épais pour recevoir et résister à l’acrylique et à ses multiples méthodes d’application. Bonne continuation !

    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, mieux vaut utiliser du blanc de meudon en enduction maigre, comme il est indiqué dans l’article, plutôt que du plâtre.
      Cordialement

  31. Jerome, le

    Bonjour Amandine,
    J’ai bien lu tous vos conseils que je vais certainement suivre dans le futur. Mais voilà quand j’ai commencé à dessiner, je ne savais pas qu’il fallait prendre toutes ces précautions pour conserver ses œuvres et maintenant je me retrouve avec de nombreux dessins fait au pastel à l’huile ou gras sur papier kraft (papier au grain fin donc assez fragile) que j’aimerai maroufler si cela n’est pas trop tard. Que me conseillez-vous? Sur quel matériel et comment pourrai-je éventuellement procéder? On m’a dit que si j’utilisais de la colle, cela traverserai et affecterai le dessin.
    J’aime travailler sur la texture et la couleur du papier kraft, alors je me demandais si passer les couches d’acrylique à l’arrière pourrai être aussi efficace étant donné la finesse du matériel.
    Je vous remercie de votre réponse.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Jérome. Le marouflage d’un papier se fait avant la réalisation de l’oeuvre. Tenter cette opération après sera forcément néfaste pour le dessin ou la peinture car non seulement il va falloir appuyer et frotter sur la surface pour que la colle s’imprègne bien, mais en plus cette colle traversera le papier. Ce qu’on vous a dit est donc juste.
      Appliquer de l’acrylique à l’arrière aura exactement le même effet qu’avec la colle, elle va humidifier le papier et le traverser, ce n’est donc pas une bonne idée.
      Vous pouvez en revanche encadrer vos dessins pour les protéger.
      A l’avenir, il serait préférable de maroufler le papier encore vierge avec une colle acrylique (liant acrylique, bindex, binder,…) fortement dilué à l’eau (entre 50 et 75%). Pas assez dilué ce produit plastifierait trop votre papier, donc le dosage dépend de l’effet que vous souhaitez obtenir. Mieux vaut faire des test avant.
      Merci à vous

  32. Martine, le

    Bonjour, pour la préparation de mes toiles achetées prêtes à peindre, j’applique une couche de gesso parfois 2 puis une couche d’acrylique, ceci avant de peindre à l’huile au couteau. Est-ce un bon procédé, qu’en pensez-vous ?
    Pour mon médium, 1/3 d’huile doeillette pour 2/3 d’essence therebenthine , pendant une période j’ajoutais a ce mélange du siccatif flamand mais j’ai cessé pour éviter l’inhalation ayant un petit atelier. Il m’arrive rarement d’avoir des craquelures, je pense que parfois je ne met pas suffisamment de médium sur ma palette.
    Pouvez-vous me dire si mes proportions pour mon médium sont bonnes ?
    Entre les couches j’attend que ce soit sec au toucher et je passe au pinceau ce médium ou du vernis à peindre ! Je ne sais ce qui est le mieux ?
    En ce qui concerne le séchage, c’est plus long sans le siccatif évidemment mais je suis patiente et j’attends 1 an avant de vernir.
    Cela fait beaucoup de questions mais je serais très heureuse si vous pouviez me répondre car je ne suis pas sûre de faire bien et peut être pourriez vous me rassurer !
    Merci beaucoup pour tous vos bons conseils.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Martine, votre préparation des supports est efficace, ainsi la toile n’est pas trop absorbante, ce qui est mieux. En revanche, votre procédé est trop risqué pour votre technique. Etant donné que vous peignez au couteau, la pâte picturale est épaisse, son temps de durcissement est donc très long. Délai d’ailleurs augmenté par l’emploi de l’huile d’oeillette qui est reconnu pour être la moins siccative des huiles. Je vous invite à lire l’article concernant le temps de séchage d’une peinture à l’huile. Il y est expliqué que la surface a beau être dure au toucher, son coeur peut encore être mou (frais), empêchant alors l’oxygène de pénétrer et donc de faire durcir la pâte. Une surface dure et un coeur frais est le meilleur moyen pour obtenir des craquelures irrémédiables…
      Mes conseils pour vous porteront d’abords sur l’emploi d’un médium d’empâtement. Celui-ci vous permettra d’obtenir une pâte épaisse durcissant à coeur grâce aux résines et plâtre qu’il contient. Cette solution est la meilleure, sinon vous pouvez aussi remplacer votre huile d’oeillette par de la standolie ou de l’huile de lin cuite, plus siccatives.
      Compte tenu du fait qu’une peinture à l’huile durcit par capture d’oxygène, il faut absolument éviter d’appliquer une couche isolante. Ce qui est le cas lorsque vous superposez votre médium ou vernis à peindre. laissez plutôt votre peinture durcir d’elle-même.
      Pour savoir si le coeur de la pâte est dur, est donc pouvoir appliquer un vernis définitif (délai d’un an au minimum), un petit test simple et facile à réaliser vous y aidera. Il suffit tout bêtement d’enfoncer une aiguille dans la pâte picturale là où elle est la plus épaisse, et comme on le fait avec un couteau dans un gâteau sortant du four afin de savoir ci celui-ci est encore cuit, si l’aiguille ressort propre c’est que la pâte est sèche, si au contraire elle ressort tachée, alors il faut patienter d’avantage.
      Merci à vous et bonne continuation !

  33. yolaine, le

    bonjour
    quelle préparation conseilleriez-vous pour des toiles grand format laissées libres (sans châssis) et destinées à être peintes à l’huile?
    merci d’avance

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il faudrait avant tout les tendre, non seulement c’est plus pratique pour les apprêter, mais en plus les craquelures causées par le roulement de la toile seront évitées. Pour ce qui est de la préparation, une colle universelle (bindex, binder, colle acrylique) suivie d’un gesso, est le plus efficace.
      Merci à vous !

    • Johanna, le

      Bonjour !
      Avant tout je souhaitais vous dire bravo pour ce site qui m’apporte beaucoup de renseignements techniques que j’ai plaisir à consulter, notamment de part votre bibliographie très complète et utile pour une étudiante en art.
      Par rapport à votre article je n’ai pas bien compris si la préparation moderne des supports et les toiles prêtes à peindre sont efficaces et pérenne pour peindre à l’huile ? En terme de conservation, cette préparation moderne est elle aussi pérenne que les préparations traditionnelles ?

      Merci d’avance pour votre réponse et bonne soirée à vous !

    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Johanna, merci pour votre message. La préparation moderne et les toiles prêtes à peindre sont à base d’acrylique. Elles conviennent parfaitement pour la peinture à l’huile. L’acrylique est résistante dans le temps car ce n’est rien de plus qu’une résine plastique. Le plastique comme on le sait perdure pendant plusieurs siècles. Il n’y a donc rien à craindre quand à sa durée dans le temps. Cependant il est vrai que le recul sur ce matériau est faible puisque l’invention de la résine acrylique date seulement d’une cinquantaine d’années. Contrairement au préparations traditionnelles qui font leurs preuves depuis des millénaires…

    • Johanna, le

      D’accord ! Merci beaucoup pour ces précision, c’est beaucoup plus clair pour moi à présent 🙂

      Bonne continuation à vous et à bientôt !

  34. Lane, le

    Bonjour,
    j’ai marouflé une toile fine sur une toile forte, encollage colle peau de lapin 20%, puis trois couches enduit à 15% avec blanc Meudon 30% + lithopone 10%. Des craquelures sont apparues, ou l’enduit se casse des que j’appuie un peu avec mes doigts. Sur une autre toile j’ai appliqué le même enduit additionné de 10%colle de poisson, craquelures également. Y-a-t il une solution. J’ai l’intention de peindre à l’huile. (J’ai trouvé que la colle en grain est moins forte que celle en plaque que j’utilisais auparavant, le conseil de 20% ma été donné par un ingénieur chimiste spécialisé beaux-arts depuis 40 ans).
    Merci.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, les proportions sont bonnes effectivement, tout comme la technique. Le problème viendrait peut-être alors d’un manque de séchage entre chacune des couches, avez-vous attendu suffisamment de temps entre chacune d’elles? Il faut que la surface soit totalement sèche, donc cela peut prendre quelques heures parfois.

  35. rime kamal, le

    Bonjour amandine, svp je voudrais peindre à l huile sur du papier canson gris…et je voudrais laisser ce gris comme arriere plan…comment dois-je l appreter? Merci d avance

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour,
      La colle acrylique, ou encore liant acrylique, Caparol ou bindex, isolent très bien le papier (au moins 2 couches fines), permettant alors la superposition de la peinture à l’huile. Mais il faut savoir que la texture fibreuse et la teinte du papier vont être modifiées, le papier paraîtra quelque peu plastifié et le gris foncera. Ces modifications sont inévitables, même avec la colle de peau de lapin. Si vous voulez avoir un aperçu avant de vous lancer, je vous conseille de faire un test dans un coin ou sur une chute. Merci à vous !

  36. syl, le

    Amandine,

    encore moi !

    j’ai marouflé le papier kraft sur toile , puis-je peindre à l’huile sur ce kraft ou bien faut-il une couche d’acrylique au préalable ?
    merci par avance pour la réponse
    Syl

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Très bonne réflexion ! Le kraft ne supportera pas le contact avec l’huile et le solvant, donc effectivement une couche (ou 2!) d’acrylique est nécessaire.

  37. Michèle, le

    Merci Amandine,
    Je vais peindre directement sur deux objets que j’ai à faire donc.
    Par contre, j’ai utilisé de l’acrylique Amsterdam pour peindre une surface en plastique(un buste de femme) et il s’enlève comme une pellicule même avec un ponçage!
    Je ne sais pas quoi faire, pouvez vous me conseiller ?
    Merci pour vos conseils sur le gesso.
    Michèle
    PS: donnez vous des cours sur la région parisienne ? J’aimerais bien en connaître plus sur les matériaux ,l’acrylique et le vernissage des tableaux.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Normalement en ponçant la surface, celle-ci devient rugueuse, la pose de gesso devient alors possible. Ainsi la peinture est fixée. Sinon, si la surface est totalement lisse (et donc aucune accroche), le mieux est encore d’utiliser la peinture vitrail ou email, ou pour ne pas avoir à racheter des couleurs, il existe un médium acrylique de chez Golden permettant l’adhérence sur toutes les surfaces lisses (plastique, verre, métal,…) le GAC 200.
      Je ne donne pas de cours à Paris mais je propose un accompagnement en ligne, voici le lien.
      Merci !

    • Michèle, le

      Merci Amandine,
      Je vais acheter ce produit. Je pense que c’est exactement ce qu’il me faut.
      Il se dilue à 50% comme les autres produits ?
      Merci encore!!
      Michèle

    • Amandine Gilles, le

      La dilution sera indiquée sur le contenant, mais à priori pour ce genre de médium, pas plus de 10% suffisent. Avec plaisir !

    • Michèle, le

      Encore moi,
      Je cherche à acheter ce produit mais cela n’est pas facile d’en trouver! Pourrai je aussi l’utiliser en finition de ma peinture acrylique? Comme un vernis?
      Merci encore,
      Michèle

    • Amandine Gilles, le

      Pas vraiment, il ne sera pas une protection suffisante. Le liant acrylique ou le vernis acrylique sont les plus efficaces.

    • Michèle, le

      Merci Amandine,
      Je vais ,grâce à vous, pouvoir préparer et vernir de façon efficace !
      Michèle

  38. Michèle, le

    Bonjour Amandine,
    Tout d’abord étant autodidacte je tiens à vous remercier pour vos conseils qui m’aident très souvent.
    Je peins à l’acrylique , avec aussi des produits utilisés par des tagueurs , des encres, des peintures métalliques liquides pour voitures. Je voudrais donc savoir si je peux juste passer 1 ou 2 couches de liants, caparol ou Bindex . Suis je obligée de passer du Gesso ensuite avant d’appliquer mes peintures?
    Mes supports ne sont pas plats , je peins sur différentes matières, plastique, métal, PVC, polystyrène et donc beaucoup de surfaces courbes.
    J’ai aussi un problème pour le vernis de protection.Puis-je utiliser juste le liant , j’ai déjà essayé des vernis acryliques qui ont abîmé ma peinture.En vous remerciant par avance pour vos conseils
    Michèle

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Michèle, tous les matériaux ne nécessitent pas obligatoirement une préparation, par exemple le PVC et le plastique peuvent être utilisés directement puisqu’ils sont insensibles à l’humidité.
      La préparation (encollage et enduction) est à adapter selon la fragilité et la sensibilité du support. L’encollage protège et isole les matériaux fragiles et sensibles (bois, papier, toile), et le gesso uniformise et rend le support absorbant. Mais si le matériaux est déjà solide, résistant et imperméable, alors il est prêt à l’emploi.
      Quant au liant acrylique, il peut effectivement servir de vernis sans causer de dommages. Il est vrai que les vernis acryliques ont une composition adaptée principalement pour les matériaux dits « beaux-arts » (bois, papier, carton, toile). Pour le métal ou l’extérieur, mieux vaut se procurer des vernis adéquates que l’on trouve dans les magasins de bricolage.
      Merci à vous !

  39. Klausy, le

    Bonjour, j’aimerais peindre à l’huile sur bois tout en conservant l’aspect brute du bois (pour laisser par exemple la trame du bois en arrière plan)
    Avez vous une idée de si il existe un encollage et une enduction permettant le résultat cherché ?
    Merci d’avance.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’encollage est totalement transparent donc il laissera la trame du bois en arrière-plan, et en plus le bois sera protégé. Pour cela il suffit simplement d’appliquer quelques couches de liant acrylique, de Caparol ou de colle universelle (diluée à environ 50% a l’eau).

  40. syl, le

    bonjour Amandine,

    J’ai 2 questions. J’essaie de comprendre : il faut enduire la toile d’une couche de liant acrylique et enduire dans un deuxieme temps avec du gesso. C’est bien ça ? Pourquoi ne pas préparer sa toile en l’enduisant qu’avec du gesso (2 couches )?

    les peintures LEROUX seraient l’équivalent en qualité des peintures OLD HOLLAND; est-ce vrai ?
    merci pour la réponse

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le gesso est un mélange de colle, de craie et d’un peu d’eau. La toile brute va absorber la colle et l’eau, laissant alors la craie à la surface. Ce dernier sera donc fragilisé puisque la craie aura perdu une partie de son liant. Des craquelures pourront potentiellement apparaître…
      Effectivement les peintures Leroux sont des couleurs artisanales françaises avec une forte concentration pigmentaire. Tout comme les Old Holland.
      Cordialement

  41. alexis, le

    Bonjour Amandine,
    je souhaite encoller un morceau de contreplaqué avec du Bindex.
    Dois je le diluer avec de l’eau ou l’utiliser pur ?
    Merci d’avance !
    Alexis

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le bindex se mélange avec environ 50% d’eau. Il vaut toujours mieux appliquer plusieurs couches fines plutôt qu’une seule épaisse. Merci à vous ! A bientôt

  42. Gilles, le

    Bonjour,
    Peinture à l’acrylique sur papier, marouflé sur toile.
    C’est la base de ma peinture.
    Ensuite, je passe une ou deux couches de Caparol (je le faisais avec du liant 33 de Chez Marin au préalable avec le même résultat en pire) afin d’obtenir un vernis.
    Mon problème, c’est que ce vernis semble ne jamais vraiment devenir sec… Il garde toujours une très légère « viscosité » qui fait que, lors de transports par exemple, ou de stockage, le moindre contact avec une toile voisine les fait se coller ensemble. Une feuille de papier entre deux n’arrange rien, elle se colle également à la surface peinte et ne se décolle jamais correcteùent entrainant un arrachement de la surface peinte.Bref la peinture est gâchée.
    Y a-t-il une solution pour « neutraliser » définitivement le Caparol ?
    Y a-t-il un vernis acrylique qui ne pose pas ce type de problème ?

    Je vous remercie de votre écoute

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, « neutraliser » le Caparol n’est pas possible, du moins pas sans endommager la peinture. Si vous l’avez appliqué pur, sans le diluer, alors il est normal que le séchage soit plus long. Mettez vos oeuvres dans un endroit ensoleillé et ventilé, cela accélérera le processus. D’ordinaire, le Caparol se mélange avec de l’eau (plusieurs proportions possibles, mais au moins 50/50). Les problèmes que vous rencontrez sont biens connus des utilisateurs de peintures à l’huile car les temps de durcissement sont très longs, ce qui n’est évidemment pas le cas de l’acrylique. Donc si c’est bien de la peinture acrylique et du Caparol que vous avez utilisé, alors ça va indubitablement finir par sécher.
      Merci à vous. Cordialement

    • Gilles, le

      Merci Amandine pour la rapidité de votre réponse.
      Toutefois, je ne me serais pas permis de poser cette question sans avoir un peu de « recul ».
      Il s’agit bien d’acrylique et uniquement d’acrylique.
      Deux années de séchage… me semblent largement suffisant pour témoigner que ces médiums ne sont pas adaptés à faire un vernis fiable (alors que le résultat visuel me convient parfaitement).
      D’où ma seconde question, existe-t-il un vernis acrylique qui ne pose pas ce type de problème ?
      Merci de votre écoute
      Gilles

    • Amandine Gilles, le

      La seule et unique raison pour que l’acrylique ne sèche pas, ou du moins reste collante, c’est le taux d’humidité trop élevé dans votre pièce. L’humidité conserve alors cette « fraîcheur ». L’acrylique est composé de résine et d’eau, il est donc naturel qu’elle sèche au contact de l’air puisque c’est l’évaporation de l’air qui permet à la résine de se durcir. Dans une température ambiante et dans un taux d’humidité sain (en dessous de 60%), l’acrylique sèche forcément. La qualité ou la marque du produit n’ont rien avoir avec ces réactions chimiques et naturelles. Ce qui répond également à votre 2e question; aucune marque ou genre de vernis acrylique peut empêcher le séchage. Les meilleurs marques étant toutefois Lefranc-Bourgeois, Sennelier, Talens ou Winsor&Nexwton. Desolée de ne pas pouvoir vous apporter de réponses plus claires. Merci à vous. A bientôt Gilles

  43. Cedric, le

    Bonjour, je réalise des meubles en mdf , pour la finition j aimerais avoir une finition laque.
    Si j ai bien compris le processus :
    1-application d un liant acrylique ( un peu mieux que la colle blanche diluée ou pas ? ) des deux côtés en plusieurs couches
    2 léger ponçage
    3- application de gesso en plusieurs passes avec égrenage entre les couches
    4- application de peinture ( acrylique en ce qui me concerne ) en plusieurs passes avec égrenage entre chaque.
    Ai je bien compris ?
    Avez vous un conseil à me donner pour un effet miroir de la peinture ? A défaut un ou des livres sur la peinture sur bois
    D avance un grand merci pour cette article , vidéo
    Bonne soiree

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour,
      Le ponçage se fait en premier lieu ou une fois l’encollage terminé, car vous verrez que les premières couches de colle (ou de liant peu importe) seront rapidement absorbées par le support. Et effectivement, pour un effet laque, mieux vaut poncer à chaque étape (et pas forcément entre chaque couches) pour s’assurer que la surface soit totalement lisse, condition essentielle pour une grande brillance. Le vernis le plus brillant que je connaisse est la gomme laque, naturellement. Il en existe déjà liquide, prêt à l’emploi. La brillance dépend de sa dilution, plus elle est diluée ( à l’alcool), moins elle brille.
      Merci à vous
      Cordialement

  44. Moufida Melcher, le

    Bonjour ,je suis débutante et autodidacte, j’utilise du tissu en lin collé sur du carton gris de 5mm et je le peind avec du surfaçaire blanc et je m’en sert en support pour peinture a l’huile et acrilyque .est’ce que ça marche ou pas ,merci de m’aider a apprendre.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le carton gris peut effectivement servir de support mais à condition qu’il soit apprêté de plusieurs couches et ce des 2 côtés ! Et attendre qu’il soit parfaitement sec avant de peindre dessus.
      Cordialement

  45. DAUCHEZ, le

    Bonjour ,
    À l’acrylique puis je utiliser le caparol comme liant pour faire des glacis?
    Est ce une bonne idée ? Si non alors quel est l utilisation du caparol ?
    Autre question , quel est le temps de séchage entre deux couches de glacis en acrrylique ? (température moyenne)
    Merci beaucoup ….

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le Caparol a en effet beaucoup de fonctions, et être un liant est une de ses principales. Donc il est tout à fait possible de le mélanger aux couleurs acryliques pour obtenir des glacis. Le Caparol est également couramment pour la peinture extérieure et comme colle pour l’encollage des supports (bois et toile).
      En ce qui concerne le temps de séchage, il est très court. Dans une température ambiante, il faut compter 2 à 15mn pour une couche mince, pouvant aller jusqu’à 24 ou 48h pour une couche épaisse.
      Evidemment plus la couche est fine et le support absorbant, plus le séchage est rapide.
      Merci à vous

  46. Levante Samia, le

    Très utile de lire les demandes et surtout les réponses simples et claires .
    Une question . J’ai acheté du medium acrylique 33 de chez Marin . A quoi sert il ? Puis je l’utiliser pour encollage et la preparation d’une toile brute ?
    Attends votre réponse avec grand intérêt . Merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour,
      le médium 33 de chez Marin peut être utilisé en mélange avec les couleurs (fluidifie et donne un aspect satiné), comme liant pour les pigments, ou comme vernis colle. Vous pouvez donc l’utiliser pour beaucoup de chose, notamment l’encollage des supports !
      Merci à vous, cordialement

  47. terry prince, le

    Bonjour, je travail à l’acrylique sur une toile de type coton et à la fin de ma peinture je m’aperçois des petits points blanc sur ma toile très difficile à recouvrir..
    Je voudrais savoir comment faire pour ne plus avoir ce problème merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Si c’est points blancs sont en réalité la trame de la toile visible à travers, c’est que la surface n’est pas assez absorbante, la peinture n’accroche donc pas. Je vous conseille alors d’appliquer une couche de gesso sur votre support avant de peindre.
      Merci à vous,
      Cordialement

  48. hody jones, le

    Bonjour je voudrais savoir si vous pouvez m’éclairer sur un point
    Alors je me suis lancé dans la peinture j’ai acheté une toile avec châssis déjà préparé j’ai passer un coup de gesso dessus pour que ma surface soit un peu plus lisse.. Je ponce et je commence ma toile..
    Je fini ma toile et la je m’aperçois que ma peinture est toute craquelée je peints à l’acrylique merci de m’aider je pense avoir fait une erreur quelque pars.. Encore merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’acrylique craquelle quand le fond est trop absorbant et/ou la qualité est médiocre. Tout dépends de quelle gamme ou quelle marque vous avez utilisé ainsi que leur état. Les produits à base d’acrylique (peinture et gesso) entreposés depuis trop longtemps peuvent prendre l’air et donc commencer à se durcir, ils perdent alors un peu de leur fluidité et de leur plasticité.

  49. Elsa, le

    Bonjour à nouveau! J’ai d’autres questions: Puis-je travailler en couche avec de la gouache tempera (type Linel, achetée dans la commerce) avec de la tempera à l’oeuf (maigre, avec un peu de vernis de damar)? Laquelle est donc plus maigre que l’autre? Peuvent-elles se mélanger? Et si la vynilique est incluse également, laquelle devient plus maigre entre vynilique et gouache Linel? Quant au mélanges gouache/vynilique, est-il possible?

    Merci encore pour prendre le temps de répondre à mes questions,

    Amicalement,

    Elsa

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Elsa,
      La gouache est plus maigre que la tempéra à l’oeuf. Elles peuvent également se superposer (tempéra à l’oeuf sur gouache) mais pas se mélanger.
      Quant à la différence entre la vinylique et la gouache, elles sont aussi maigres l’une que l’autre puisqu’elles ne contiennent aucun composant considéré comme gras. Elles peuvent se superposer mais pas se mélanger.
      Sont considérés comme gras les huiles, les résines et le jaune d’oeuf.
      Il n’y a aucun mélange possible entre 2 techniques puisque les liants utilisés sont à chaque fois différents, les réactions le sont donc également.
      Cordialement

  50. Elsa, le

    Bonjour!

    Une question: puis-je mélanger tempera à l’oeuf (maigre avec un peu de vernis de damar) et peinture vynilique flashé? La vynilique pourrait-elle aussi marcher en tant que sous couche? Est-il aussi possible de passer de la tempera maigre (avec un peu de vernis de damar) à la tempera à l’oeuf grasse (avec de l’huile de lin), sur le même support?

    Merci énormément d’avance pour votre aide!

    Elsa

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Elsa,
      Vous pouvez superposer la tempéra à l’œuf sur la vinylique, mais ni l’inverse ni même ensemble puisque les liants sont différents et que la vinylique est plus légère et plus maigre que la tempéra à l’œuf.
      Et dans le respect de la règle du gras sur maigre, le plus gras doit toujours être appliqué en dernier.
      Cordialement

  51. Lasire Gérard, le

    Bonjour, ma petite fille a peint sur une toile qui n’est pas fixée sur un châssis. Elle désire l’accrocher à un de ces murs de sa chambre. Pouvons nous, comme pour une photo, l’enfermer dans un cadre derrière un verre synthétique ? Connaissez vous un autre moyen de pratiquer ? Par avance, je vous remercie de votre réponse. Bien cordialement.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, si c’est une peinture à l’eau vous pouvez la fixer sous un verre sans problème.
      En revanche, si c’est une peinture à l’huile il faut que l’oeuvre ait le temps de durcir, et pour cela elle a besoin d’être au contact de l’oxygène. Donc mieux vaut attendre quelques mois avant de l’enfermer sous un verre (sachant qu’il doit un avoir un espace vide entre le verre et la peinture pour ne pas qu’ils se collent). De plus, la toile doit être tendue afin ne pas déformer la peinture, donc la fixer sur un châssis reste une bonne solution…
      Cordialement

  52. RATIER, le

    Bonjour !
    Une question toute bête : je ré-utilise souvent des toiles peintes en acrylique dont je ne veux pas garder le travail. Pour ce faire, j’applique du gesso jusqu’à obtenir un nouveau support utilisable.
    Comment faire avec des toiles peintes à l’huile ?…..
    j’hésite à mettre du gesso par dessus….
    Y-a-t’il une méthode particulière pour l’huile ?….

    Merci d’avance

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, vous avez raison d’hésiter car il est totalement déconseillé d’appliquer du gesso sur de l’huile. Il pourrait y avoir des problèmes d’accroche ou de craquelures par la suite.
      Pour repeindre sur une toile déjà peinte à l’huile, il y a 2 solutions : Soit vous repeignez à l’huile par dessus directement (il faut que la peinture soit déjà durcie), soit vous décaper… Radical mais efficace!

  53. Olivier, le

    Bonjour,

    Moi j’aurais une simple question concernant le gesso + peinture à l’huile.

    Peut-on remplacer le gesso par de la peinture acryliques blanche pour avoir une surface lisse ou à peu près lisse ?

    Merci par avance de vos réponses.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Olivier, il est tout à fait possible de remplacer le gesso par de l’acrylique blanche. De nos jours, le gesso vendu dans le commerce est fabriqué à partir d’un liant acrylique, il y a donc peu de différences entre ces deux produits.
      Cordialement

  54. Rose, le

    Bonjour,
    J’aimerais savoir s’il existe un produit transparent à appliquer sur l’huile pour l’isoler et pouvoir peindre à l’acrylique par dessus et éviter la règle du « gras sur maigre ».
    Merci d’avance pour votre réponse!

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Rose,
      Aucun produit de ce genre existe, simplement du fait que l’huile a besoin d’être au contact de l’air et de la lumière pour pouvoir siccativer correctement. Par conséquent un isolant irait à l’encontre de ce processus naturel. Donc peindre à l’acrylique sur de l’huile est, pour ces mêmes raisons, fortement déconseillé puisque l’acrylique agirait comme un isolant.
      Mieux vaut faire l’inverse, peindre à l’huile sur de l’acrylique, dans ce cas là aucun danger n’est à envisager.
      Cordialement

  55. Martine, le

    Bonjour,
    J’ai lu votre article avec intérêt. J’achète des toiles dont le grain ne me satisfait pas. Pour obtenir une surface bien lisse, j’applique plusieurs couches de gesso à la spatule mais c’est très fastidieux. Sans doute aurais-je un meilleur résultat avec la colle de peau ?
    Merci d’avance.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Martine,
      Le mieux pour obtenir une surface bien lisse est d’appliquer le gesso (avec un spalter, un couteau ou une spatule) en plusieurs couches, jusqu’à ce que le grain du support disparaisse. Parfois, 6 couches sont nécessaires. Ensuite, il suffit simplement de poncer avec un papier abrasif, style papier de verre. De cette manière, votre support devient lisse comme du marbre. C’est effectivement fastidieux, mais c’est la meilleure méthode pour obtenir un tel résultat. Elle était déjà approuvée par les frères Van Eyck !
      La colle de peau est une colle, elle ne joue pas vraiment le rôle de texture, elle ne convient donc pas pour ce que vous recherchez.
      Merci à vous !

    • Hdfghhcfjghjfghvj, le

      Bonjour,

      Pour rendre une toile aussi lisse voir plus lisse que du papier :
      À 1 kg de Gesso acrylique mélanger 30% de poudre de marbre.
      Étaler finement au sabre ou à la spatule.
      Poncer une fois sec.
      Attention de ne pas « plâtrer » (= couche trop épaisse),
      le but c’est juste de boucher les creux.

      Recette trouvée sur un site internet.
      Ça donne de bons résultats…

    • Amandine Gilles, le

      En effet la poudre de marbre est très efficace. En revanche la quantité de gesso dépend évidemment du format de la toile. 1kg est beaucoup trop à moins que vous utilisiez un très grand format. 250ml ou 500ml de gesso peu importe, ce qu’il faut retenir c’est la proportion: 30% de poudre de marbre.
      En effet encore, le fait d’appliquer une couche trop épaisse est dangereuse pour la tension de la toile si celle-ci est tendue sur un châssis. Le poids risquerait de la détendre, et donc de craquer la surface.

    • Hdfghhcfjghjfghvj, le

      Vous avez raison de ne retenir que la proportion.
      La préparation n’étant pas compliquée on peut la faire plusieurs fois
      pour couvrir sa toile en limitant les pertes.

      Merci pour vos réponses.
      Votre captcha doit être duraille pour les dyscalculiques…
      😛

  56. fournier, le

    bjr, souhaitant travailler sur panneaux de bois pour appliquer des tempéras à l’œuf, pouvez vous me conseiller sur la qualité du bois à utiliser.
    cordialement

    Répondre
  57. JOLIVET Françoise, le

    Je peins à l’huile. Pouvez-vous me dire comment éviter les craquelures qui se produisent à l’emploi du noir, du vert émeraude et même du rouge primaire, après quelques mois ?
    Merci.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Françoise,
      les noirs et le vert émeraude font parties des couleurs qui sèchent très lentement, elles sont peu siccatives. le seul moyen d’éviter qu’elles se craquent est de respecter la règle du « gras sur maigre » ainsi que le temps de séchage d’au moins 10 jours entre chaque couche. C’est chimique, l’huile est très longue à se durcir. Il faut être patient.

      Si elles seules ont craqué c’est que la règle du « gras sur maigre » ou le temps de séchage entre chaque couche n’ont pas été respectées.

      Règle du gras sur maigre.

  58. deneu, le

    bonsoir, je voudrai savoir si vous avez des documents livre supports concernant les icones d’avance merci cela peut aaller des modèles au matériel utilisé au conseil merci d’avance bonsoir

    Répondre
    • Jade, le

      Bonjour,
      j’ai commencé une peinture à l’huile sur du contreplaqué, et ne l’ai préparé qu’avec de la peinture blanche dilué à la térébenthine et du pastel gras. Cela va t’il porter atteinte à ma peinture, l’altérer dans le temps ?
      Bien à vous

    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, sur le court terme (moins d’un an) votre peinture ne risque pas grand chose. En revanche sur du long terme votre panneau risque de subir les dommages causés par l’absorption de l’essence et du contact avec l’huile. Ces deux produits sont nocifs pour les matériaux bruts, non enduits. Selon un plan catastrophe, le blanc peut se mettre à jaunir, la surface picturale se mettre à craqueler et le bois s’arrondir. Et si cela se passe il n’y aura malheureusement aucun remède étant donné que la cause vient du support… Tout dépend alors de l’ambition que vous avez pour votre oeuvre.

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