Séchage d’une peinture à l’huile

De nombreux peintres à l’huile pensent qu’il est possible d’appliquer le vernis dès que les couleurs deviennent dures au toucher ; Que Nenni, les choses sont un peu plus complexes que cela.

Une huile ne sèche pas, elle durcit

Le séchage représente le phénomène d’évaporation, privant une substance d’une plus ou moins grande partie de son élément liquide. Pour l’huile, c’est l’inverse qui se produit puisque c’est l’oxygène qui est capturé. Cette absorption d’oxygène augmente le poids et le volume de l’huile, rendant sa densité plus importante au fil du temps. Par conséquent, plus la pâte picturale est épaisse, plus long sera le processus de durcissement. On dit alors que l’huile siccative.

Raison pour laquelle une peinture à l’huile doit être aérée, ne devant pas être mise sous verre ou isolée par une couche prématurée de vernis.

siccativation séchage durcissement huile

Un délai variable

Ce processus de siccativation peut être très long, la patience est donc indispensable avant de pouvoir appliquer un vernis définitif. Les délais varient en fonction des conditions environnementales (températures, taux d’humidité, etc…), des éléments composant la peinture (taux d’huile, résine ou essence) ainsi que de son épaisseur. Plus une peinture sera fine, légère et ventilée, plus rapide sera le durcissement. Au contraire, une pâte trop épaisse et trop grasse peut même ne jamais durcir dans sont intégralité, l’oxygène ne parvenant pas à atteindre la profondeur de la pâte. Le durcissement complet d’une peinture peut donc varier entre quelques jours à plusieurs années, voir des siècles si un excès d’huile non ou peu siccative a été employé.

Les huiles de lin, de carthame, d’œillettes, etc. ont un temps de siccativité différent. Voir l’article sur le sujet. Certaines étant plus rapides que les autres.

Appliquée en couche fine, la peinture durcira en quelques jours. En couches épaisses, plusieurs semaines ou mois seront nécessaires. Dans le cas des empâtements, mieux vaut utiliser un médium adéquate. Le médium d’empâtement, composé de résine et de plâtre, permettra de faire durcir la pâte en son coeur. Quoi qu’il en soit, il faut toujours attendre au minimum 1 an avant d’appliquer un vernis définitif.

Si une protection est nécessaire avant ce délai (en vue d’une exposition par exemple), alors c’est là que le vernis à retoucher entre en jeu. Celui-ci s’applique rapidement après l’achèvement de l’oeuvre et permet de protéger la surface picturale temporairement.

huiles

Précautions

  • Attention, car des couleurs trop grasses peuvent provoquer des coulures, des empoussièrages (incrustation de poussières sur la surface) ou bien rendre la peinture poisseuse. Il est donc important d’utiliser les huiles avec parcimonie. Il s’agit bien évidemment d’huiles siccatives (lin, œillette, carthame), et non d’huile industrielles ou alimentaires qui ne sont en aucun prévues pour durcir.
  • A contrario, un durcissement trop rapide peut engendrer des craquelures, des décollements ou des boursouflures. C’est pourquoi, l’ajout de médium siccatif (accélérateur de séchage) dans les couleurs à l’huile ne doit pas dépasser les 4 à 5%. Ajouté en trop grande quantité, le durcissement serait inégal et provoquerait alors des crevasses et des craquelures.

« Il faut laisser à chaque couleur le temps qu’elle exige pour arriver au degré de siccité voulu, et l’emploi des siccatifs dans la peinture artistique est absolument inadmissible. »

Jacques Blockx. Compendium. 1922

Astuce

nuancier goldenCertaines couleurs durcissent plus rapidement que d’autres : les noirs, les laques, l’outremer et le vermillon par exemple sont peu siccatifs. Au contraire, les plus rapides sont les ombres (naturelles et brûlées), les cadmiums et le vert émeraude entre autres.

On connaît tous l’astuce qui consiste à insérer un couteau dans le creux d’un gâteau sortant du four afin de savoir si celui-ci a atteint la bonne cuisson ; et bien cette méthode est adaptable dans notre cas, il suffit d’insérer une aiguille à l’endroit du tableau où la pâte est la plus épaisse, si elle ressort propre et nette, c’est que l’intégralité de la pâte est dure !

72 commentaires sur “Séchage d’une peinture à l’huile

  1. Quétineau, le

    bonjour,
    j’ai acheté une peinture à l’huile ou acrylique sur papier. Une autre a collé dessus, comment enlever les petits bout de papier sans abimer cette peinture?
    merci pour votre aide
    Pascale

    Répondre
  2. ROCHE Bernadette, le

    j’ai réalisé un tableau avec de la peinture à l’huile directement sortie du tube.
    Est-ce que je peux faire et comment faire un glacis très dilué par dessus pour obtenir un voile de brume ou un effet vaporeux.
    Merci pour tous vos conseils.

    Répondre
  3. marais florine, le

    Bonjour,
    j’ai peint il y a plusieurs mois une toile en noir et blanc. Elle est sèche par endroit et encore un peu collante au touché a d’autre. Mon plus gros problème, c’est que je ne sais pas comment retirer la poussiere. avez vous une solution ?
    merci
    florine

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, si la poussière est simplement déposée sur la surface sèche, alors aucun problème pour la retirer. En revanche, si la poussière est collée à la surface encore fraiche, là il n’y a rien qui puisse être fait…

  4. laurence, le

    Bonsoir,

    Cela fait deux fois que j’ai le problème, j’ai fait une peinture à huile, sur toile lin 80 X 60, sec au toucher qui ne colle absolument pas avant la pose,
    Pose du vernis à retoucher ( LEFRAND BOURGEOIS), Pot neuf acheté la veille suite au problème rencontré précédemment, afin de l’exposer pour éviter la poussière et dans l’attente bien sûr du vernis définitif dans un an ou un an et demi,
    Le vernis posé, la toile se met à coller, problème rencontré deux fois, et pas avec le même pot mais oui avec la même marque.
    C’est toujours le cas avec une toile de lin, peinture huile finie il y a 1 an maintenant, elle colle toujours avec ce vernis.
    J’imagine qu’il est impossible de poser le vernis définitif sur cette toile collante pour résoudre le problème?
    Qu’elle est la cause? et comment corriger ce problème.
    Merci de votre aide
    Bien cordialement

    Laurence

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Laurence, voici une explication donnée par Talens : « Si le vernis est utilisé en trop grande quantité comme vernis final provisoire, le solvant du vernis à retoucher peut dissoudre et faire remonter à la surface l’huile (pas encore sèche) des couches sous-jacentes. Si tel est le cas, le tableau peut rester collant des mois voire des années durant et il est difficile d’empêcher la poussière d’y adhérer. Dans ce cas, il est important d’attendre 2 à 3 mois minimum pour une couche de peinture d’épaisseur normale. » Il se pourrait donc que votre utilisation du vernis à retoucher soit faite en trop grande quantité…
      Le lien direct vers cet article : https://www.royaltalens.com/fr-fr/information/lélaboration-et-la-finition-dun-tableau-à-la-peinture-à-lhuile/
      Cordialement

    • laurence, le

      Bonsoir Amandine,

      Merci de votre réponse, c’est la première fois que ça m’arrive alors que ça fait des année que je pratique ainsi. Dites moi comment peut on réparer cela? faut il frotter le tableau avec de l’essence de térébenthine pour enlever la couche de vernis et ensuite attendre pour repasser une couche de vernis, ou faire autre chose pour réparer cela?
      Merci de votre aide,

      bien cordialement
      Laurence

    • Amandine Gilles, le

      Laurence, la seule chose à faire est d’attendre. Appliquer de l’essence dessus va détériorer complètement la couche picturale. Soyez patiente, le séchage peut prendre jusqu’à 2 ou 3 mois. En mettant votre toile à la lumière est à la chaleur, le processus peut gagner un peu en rapidité (ne pas la mettre sous les rayons UV directement!) L’attente est le meilleure remède… Merci à vous

  5. PERRAIS, le

    bonjour Amandine ….pour commencer bravo pour votre site et toutes ces infos….j’ai besoin d’un conseil j’ai peint des toiles il y a presque une année et je viens de les vernir avec un vernis a retoucher afin d’enlever les embus,…combien de temps me faudra t-il attendre pour un vernis définitif entre ces deux vernis.
    A bientôt sur votre site

    RENAUD

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Renaud, merci pour votre message. Etant donné que les toiles sont terminées depuis près d’une année, vous pouvez appliquer le vernis final une fois que le vernis à retoucher a séché, c’est-à-dire 3 ou 4 jours. Au toucher vous le sentirez. A bientôt !

  6. Receveaux patrice, le

    Bonjour Amandine, je viens de voir votre article sur « le séchage des peintures à l’huile », et justement je cherchais des renseignements sur la possibilité ou bien d’accélérer d’accélérer le séchage du blanc de titane, en cours de travail.
    Je vais peindre un portrait de ma petite fille avec une dominance de blanc, sa robe est blanche, et elle tiens un bouquet de roses blanches.
    Je pense commencer travailler les roses avec du blanc de zinc, avec des glacis, puis terminer les rehauts au blanc de titane, car je m’aperçois que le blanc de titane sèche très lentement. Pour la robe je ne sais pas encore,. elle donne un effet soyeux sur la photo. Pour le médium, j’utilise du médium flamand en tube que je dilue à la térébenthine et j’y ajoute de l’huile de lin cuite.
    Je regarde souvent vos vidéos sur beaux arts, mais je n’avais jamais eu l’occasion de vous laisser un commentaire. Merci à vous.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’ajout d’huile de lin cuite fait double emploi puisque le médium flamand en contient déjà je crois. C’est probablement pour cette raison que le blanc de titane (déjà naturellement plus long à sécher que les autres) prend encore plus de temps. Peut-être qu’il faudrait simplement se contenter du médium flamand, sans ajout d’huile. Merci à vous

  7. Gretchen, le

    Bonjour, j’ai peint un tableau avec des couleurs W & N Artisan et du Liquin. En vu d’une expo je voudrais le vernir avec du vernis a retoucher et non une couche pure de liquin. Je voudrais savoir si cela ne pose pas de problemes de sechage. C’est a dire: mettre du vernis a retoucher par dessus du liquin. Merci pour votre reponse.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, il n’y aucun problème a appliquer du vernis à retoucher sur du médium alkyde, en l’occurence le Liquin, puisque ce dernier durcit très rapidement. Merci à vous

  8. Sophie Leroux, le

    Bonjour et merci pour cet article très instructif. Je découvre votre site et sa rubrique sur l’huile.

    Je suis novice en peinture. Toutefois, j’ai commencé une très grande toile il y a quelques années. C’etait peut être trop ambitieux de commencer si grand et de manière instinctive, car j’ai fait des erreurs grossières, semble-t-il.

    J’ai ajouté à ma peinture, pour la diluer, de l’huile de lin clarifiée et de la térébenthine. Probablement trop d’huile de lin, et pas assez de térébenthine, selon les informations que j’ai lues depuis.

    Le seul point positif est que j’ai peint rapidement en couche fine « alla prima » et que tout a séché uniformément sans que j’ai pu faire également l’erreur du maigre sur gras et engendrer des craquelures…

    J’ai réservé certaines parties de la toile pour les compléter plus tard. L’enduit de la toile y est alors encore nu. La peinture est complètement sèche depuis plusieurs années. Cependant, est-ce que des craquelures pourraient se former entre les zones peintes précédemment et les zones que je pourrais éventuellement peindre aujourd’hui ? La règle du gras sur maigre a-t-elle encore un sens si l’huile a complètement siccativé ?

    Ma peinture est monochrome, bleue, et ayant employé de l’huile de lin clarifiée à des doses importantes, cela a beaucoup jauni, et j’ai même l’impression qu’une partie de cette huile est remontée en surface et a produit une couche dure et brillante.
    En bas de la toile, j’ai remarqué une petite goutte d’huile de lin complètement durcie. N’ayant pas grand chose a perdre, j’ai essayé de l’enlever avec un coton et de la térébenthine, et contre toute attente cela a fonctionné. Etonnant, car il me semblait avoir lu qu’une fois durcie, la térébenthine ne pouvait plus dissoudre l’huile… J’ai pas mal insisté pour voir ce que cela allait donner et cela a dissout la peinture sur 5mm de diamètre et laisse à présent apparaitre l’enduit d’origine.
    Ma question est la suivante : Y’a-t-il une méthode, aussi fastidieuse soit-elle, d’ôter une partie de cette couche épaisse d’huile de lin siccativée et jaunie en surface de la peinture sans trop attaquer le pigment en dessous ? ou dois-je me résigner à complètement gratter/dissoudre de vastes pans ruinés, ou même abandonner ?

    Mes proches me pressent de finir cette toile, qui malgré toutes ces erreurs à une certaine valeur à leurs yeux, mais j’avoue ne pas savoir comment m’y prendre, et les articles que je lis mentionnent évidemment les erreurs à ne pas faire (pas trop d’huile, un bon medium à peindre, des doses a respecter, privilégier des huiles qui ne jaunissent pas pour les blancs et les bleus…) sans parler de solutions pour rattraper un peu les désastres.

    Je vous remercie par avance pour vos réponses, et pour les autres articles que je vais m’empresser d’aller consulter,

    Très cordialement,
    Sophie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Merci Sophie pour votre commentaire. Effectivement l’huile de lin jaunit les couleurs, et met très longtemps à siccativer lorsqu’elle est employée en grande quantité. Concernant les craquelures potentielles, si la couche précédente est totalement durcie alors aucun risque, en revanche si elle est encore poisseuse ou collante, le risque est élevé (sauf si la nouvelle couche est encore plus grasse que la précédente, mais ce qui ne serait pas une bonne chose étant donné la lenteur de séchage).
      Pour répondre à votre question sur une éventuelle méthode pour retirer la surface poisseuse, je crains qu’il n’y en ait pas. Appliquer un solvant retirerait également le pigment. Selon moi, la meilleure chose à faire serait de recommencer dans de meilleures conditions, mais ne surtout pas abandonner, jamais !
      Merci à vous

  9. PREVEL Didier, le

    Bonjour, j’ai réalisé il y a environ 8 ans des tableaux sculpturaux (pièce ne fer forgé) avec un fond peint à l’huile au couteau en assez forte épaisseur 1 à 3-4 mm. Si cette peinture a mis très longtemps à sécher, ça a fini par se faire au bout d’un à deux ans. Je n’ai jamais rien mis d’autre. Par contre depuis quelque temps, chez un collectionneur ayant acquis deux de ces oeuvres, le rouge est devenu poisseux, collant. Alors que le blanc utilisé sur ces mêmes oeuvres n’a pas bougé. Je précise que le rouge est rouge partout et le blanc, blanc partout. Je n’ai donc pas fait de mélanges de ces couleurs et elles ne se touchent pas sauf à la superposition de deux toiles de différentes dimensions. Je précise aussi que j’ai utilisé de l’huile « Lefranc Bourgeois » telle quelle, sans aucun additif. Que puis-je faire pour redurcir cette peinture ou alors quelle protection y mettre. Quel peut-être le phénomène qui fait que la peinture une fois sèche, elle se remette à coller ? Autre précision, nous vivons à la Réunion où il fait chaud et humide (45 à 85 % d’humidité) Sachant que ces tableaux n’ont pas quitté l’île…. Merci des éléments de réponse que je pourrais obtenir pour soulager mon collectionneur et en apprendre par la même occasion.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Didier, la raison de cette « réactivation » de la peinture à l’huile est due au phénomène de siccativation de l’huile crue qui la compose. Je m’explique ; Les fabricants industriels font le choix de l’huile d’oeillette car c’est, parmi toutes les huiles, celle qui met le plus longtemps à durcir. Idéal pour la préservation des couleurs dans les tubes, mais mauvais pour le durcissement de l’oeuvre une fois terminée… C’est pourquoi il est vivement conseillé d’employer des médiums à peindre en mélange avec ces couleurs, car ces médiums composés de siccatifs et de résine favorisent le durcissement de la pâte picturale en coeur.
      Dans votre cas, je pense qu’il a fallu toutes ces années pour que les composants volatiles s’évaporent, et ne subsiste alors que l’huile et les pigments. L’huile étant, comme on l’a dit, extrêmement longue à durcir, la seule solution est la patience… et la chaleur ! Cette dernière favorise la siccativation mais attention aux craquelures qui pourraient intervenir en cas d’accélération trop rapide et irrégulière.

  10. Jean St-Germain, le

    Bonjour, j’aimerais faire la peinture avec des couches de glacis, couche minces, comment je dois
    procéder pour respecter la règle du gras sur maigre, surtout si je doit faire plusieurs couches, Dois-je
    préparer à l’avance plusieurs petits contenants , avec des proportion plus grandes de médium ou
    quel serait la meilleur méthode??

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, voici un article sur l’une des manières d’appliquer le gras sur maigre. Le plus facile est de se procurer un médium à glacis, disponible en commerce, et de diminuer sa dilution avec de l’essence au fil des couches. Les 1eres couches seront fortement diluées, les dernières quasiment avec du médium pur. Il n’y a pas de meilleure méthode, c’est comme en cuisine, il y a autant de recette qu’il y a de cuisinier. Mais le plus facile reste celle que je viens de vous indiquer. Merci à vous et bonne continuation !

  11. Blancard, le

    Bonjour,

    Je fais de la peinture l’huile sur châssis avec d’epais « dépôts » de peinture. J ai donc observé un long temps d’attente (2 mois) et cela semble désormais durci. Je compte toutefois attendre 1-2 mois supplémentaires.

    Quel vernis me conseillez vous de mettre ?Je souhaite conserver l’aspect actuel, et éviter un aspect « brillant » du vernis.

    Merci d’acance Pour votre réponse

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le seul vernis que vous pouvez appliquer à l’heure actuelle est le « vernis à retoucher ». Il sert de protection temporaire en attendant le vernis final, qui lui ne doit être qu’un an après l’achèvement de l’oeuvre. Surtout que dans votre cas l’épaisseur de la pâte picturale est élevée, donc le durcissement au coeur est très très long.
      Le vernis à retoucher est légèrement brillant, en revanche, vous aurez le choix du vernis final : brillant, satiné ou mat. Merci à vous

    • Blancard, le

      Merci pour votre réponse. J ai toutefois une question: conseillez vous l application de ce vernis à retoucher – ou alors d’attendre 1 an pour poser le vernis final?

      Merci!

    • Amandine Gilles, le

      Les 2 mon capitaine !
      Ils ont chacun leur propre fonction et sont complémentaires. Le vernis à retoucher est à appliquer une fois l’oeuvre dure au toucher (après quelques jours en général), puis au bout d’un an, on applique enfin le vernis final. Merci à vous !

  12. QUENEL CHRISTIAN, le

    bonjour , j’ai fait une toile 1m x 1m , et elle a des craquelures , mais j’ai passé un vernis définitif . puis-je tout de même reprendre le fond ( puisque c’est le fond qui a craquelé ). merci de votre réponse .

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Christian, le vernis sert plus ou moins de couche isolante. Donc, même si vous rajoutez de la peinture à l’endroit des craquelures, cela ne les fera pas disparaître réellement. Ce sera simplement de la peinture sur du vernis… Je crains que vos craquelures soient là à jamais (sous le vernis et sous votre retouche).

    • Alain Peyrou, le

      A mon humble avis et par mon expérience sur la question, ayant solutionné ces problèmes de craquelures :
      Quelle est la nature du support ? toile ou bois ?
      Ce fond a été traité au couteau ou au pinceau ?
      La seule solution définitive est de poncer ce fond avec un abrasif fin (ce sera plus facile bien entendu si le support est du bois sinon il vaut mieux détoiler pour poser la toile sur un support dur). Quand la couche de peinture est très amincie et qu’elle a l’apparence d’un travail « d’étude », il faut tout simplement refaire sa couleur en pensant à peindre de façon très léchée et mince si possible, en respectant la règle « gras sur maigre », ne pas hésiter à diluer une peinture grasse (le noir d’ivoire par exemple) avec une dose proportionnée d’essence de térébenthine.
      Les craquelures se créent par l’épaisseur de la couche associé à un séchage trop rapide ou deux couches appliquées « maigre sur gras ».
      « faire et refaire, c’est toujours travailler ».
      Bon courage.

  13. Michel Millet, le

    Bonjour, mon problème est: En vernissant ma toile, bien sur après un bon séchage, avec du vernis à retoucher je me retrouve, surtout sur des parties foncé comme le noir, avec une réaction du vernis comme des yeux dans la soupe, le vernis n’arrive pas a accrocher. Pourquoi ?

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, en effet une peinture trop grasse ou trop résineuse peut éventuellement empêcher l’accroche du vernis à retoucher qui est plutôt léger. La surface peinte dans ce cas est lisse, dure et brillante. Mieux vaut peut-être attendre un peu (6 mois à 1 an après l’achèvement de la toile) et poser le vernis final directement, qui lui est plus gras. Faire un test dans un coin pour savoir si le vernis final accrochera mieux serait à conseiller…
      Merci à vous. Cordialement

    • Charles, le

      – éviter les résines le plus possibles dans les peintures à l’huile.

      trop de résine = peinture friable (exemple Otto Dix = peintures cassantes et fragiles, jaunissante, Dix les utilisaient pour faire accélérer le séchage).
      Le temps de séchage est rapide pour des couleurs siccatives (une journée ou moins).
      Et il n’y pas de résines dans les peintures des primitifs flamands ou les allemands du 16ème siècle par exemple. Juste un peu de colophane avec de l’huile de lin cuite pour ajouter de la transparence à des glacis rouges ou verts; ou une couche de recouvrement une fois la peinture terminé pour éviter le problème d’embus (vernis de retouche).

      – n’utiliser pas l’huile de carthame, l’huile de coquelicot, l’huile de tournesol, l’huile de pavot); utiliser uniquement l’huile de lin et l’huile de noix (couleurs fraîches et claires = bleus ou blancs)

      – ne pas prendre des médiums à peindre dans tous non plus, exemple peintre qui ajoute du vernis dammar/huile dans toutes ses pâtes de peinture. Restez ingénieux.

      – couleurs qui sèchent lentement dans l’huile: couper les avec une couleur qui sèche (durcisse) rapidement, exemple, vermilion, ajouter un peu de minium. Elle durcis sera plus rapidement.

      Certains pigments qui sèchent (durcissent) lentement dans l’huile sont affecter par les pigments siccatifs (comme le plomb par exemple), dont inutile de couper la couleur peu siccative si c’est pour faire des mélanges avec des pigments siccatifs.

      le choix des pigments des anciens étaient utilisés strictement pour des raisons pratiques car la plupart utilisé étaient siccatifs dans l’huile (plombs, étain, manganèse, fers, cuivres).

      – l’expérience fait le plus gros du travail (aussi les bulletins techniques de la National Gallery de Londres qui sont gratuits en version téléchargeable PDF peuvent donner un bon coup de pouce).

    • Amandine Gilles, le

      Merci Charles pour ce commentaire très instructif ! Cependant la question du plomb n’est plus d’actualité puisqu’il est interdit à la vente dorénavant pour des raisons sanitaires (de plus, je me demande si le minium est toujours utilisé..).

  14. Joseph, le

    Bonjour,
    Merci pour ce site.
    J’ai un problème de craquelures: j’ai commencé une peinture à l’huile, sur une toile en coton, enduite de gesso. La dernière couche de peinture que j’ai mise a craquelé. Je vais essayer de vous expliquer les différentes étapes.
    Donc d’abord, le gesso, puis j’attend qu’il sèche, puis je commence à peindre. Je dilue la peinture dans du white spirit, puis l’applique en fines couches. Plus je rajoute de couches, plus je réduit la quantité de white spirit (pour suivre la règle du gras sur maigre?). Pourtant, la dernière couche commence à craqueler, alors que la peinture est grasse, et que rien n’est encore vraiment sec.
    Ma toile n’est pas encore tendue.
    Est-ce que le problème vient de la? Ou alors de l’utilisation de white spirit et non d’essence de térébenthine? Ou alors du fait que je n’ai pas attendu le séchage complet de la couche inférieure avant de passer une nouvelle couche?
    Pensez-vous qu’une fois la toile tendue et la peinture bien sèche je pourrais passer une nouvelle couche pour cacher ces craquelures?
    Merci d’avance pour vos réponse.

    PS: j’ai consulté le tableau des causes des accidents, mais je ne trouve pas de partie qui explique clairement ma situation.

    Cordialement,
    Joseph

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Joseph, il est fort probable que les craquelures proviennent du fait que la toile n’est pas tendue. Les torsions de la toile crée des tensions au niveau de la couche picturale, par conséquent des craquelures… Vous avez raison, une fois la toile parfaitement tendue et la peinture bien sèche, il vous sera possible de repeindre par dessus. Votre technique est bonne. Merci à vous. Cordialement

  15. Franck, le

    Bonjour et merci pour ce fantastique site 🙂
    Il y a une information que je n’arrive pas à trouver, c’est comment stocker les toiles pendant le séchage?
    Je vois beaucoup d’exemples de séchage à la vertical, avec les tableaux entreposés debout. Est-ce pour la poussière?
    J’ai un atelier sous comble, avec les murs à 45°, donc je je pourrais mettre plus de tableaux si je les entreposes à l’horizontale (surtout pour les grands formats), mais est-ce un problème?
    Merci!

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, un article est paru sur ce sujet de la conservation des oeuvres (lien direct), je vous invite à le lire. S’il est recommandé de laisser ses toiles à l’horizontal c’est effectivement pour les préserver de la poussière. Car une poussière qui pénètre dans la pâte picturale, est une poussière piégée à jamais. Il sera impossible de les retirer une fois la peinture durcie. Les toiles, quelque soit la technique, doivent être impérativement conservées à l’abris de la poussière et des chocs, à température ambiante et à un taux d’humidité régulier, ainsi qu’à la lumière sans toutefois recevoir des rayons UV directement. Les peintures à l’huile doivent en plus être « aérées ». Toutes ces informations sont expliquées dans l’article. Il n’y a bien sur pas d’obligation, ce sont seulement des recommandations, des conseils pour une préservation/conservation optimale.
      Merci à vous

  16. richard, le

    Bonjour, Je viens d’emménager a la réunion et ma peinture a l’huile craque lors du séchage. avez vous un produit miracle ou une astuce pour éviter ces craquelures?
    Richard

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Richard, je vous invite à consulter le tableau présent sur cette page : http://techniquedepeinture.com/causes-des-accidents/. Il liste tous les accidents et leurs causes selon les étapes de fabrication. L’apparition de craquelures provient d’une multitude de raisons : mauvaise préparation du support, non respect du gras sur maigre, variation de taux d’humidité, surtension du support, etc… Si besoin, n’hésitez pas à revenir vers moi. Cordialement

  17. Rineke de Jong, le

    Je réagis en anglais, pour moi c’est plus facile.
    What you write in your post is excellent ! Every painter should know that painting is something technical skills as well, and not just putting paint on the canvas or on another layer. Unfortunately these skills are often neglected, also in education. It is so important to know what you are doing to obtain the maximum result, for now as well as for the future of the painting. For the artist, and fort he buyer. You want your painting to stay in the best condition possible.
    Thank you, I am going to share your post to help painters who are nota ware of this.

    Répondre
  18. Elen, le

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant.
    J’aurais aimé avoir votre avis sur ce que vous feriez d’une toile de peinture huile. J’aimerais qu’elle reste le plus longtemps possible tel qu’il est actuellement car j’y tiens énormément. Pensez-vous qu’il est préférable de la mettre dans un cadre avec verre par-dessus ou simplement de la mettre sur châssis et de le verniller à la bombe ? Je crains que même avec le vernis, les couleurs ne restent pas plus de 2-3 ans et qu’il faille absolument proteger avec du verre.
    Merci d’avance.
    Elen

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le verre est déconseillé pour une peinture récente car l’huile a besoin de l’oxygène pour durcir. Plus elle est aérée, mieux c’est pour elle. Elle doit être tendue sur châssis également pour éviter les craquelures dues aux différentes distorsions. En ce qui concerne la bonne tenue des couleurs, cela dépend de la qualité des couleurs utilisée. Les bas-de-gamme (Etude ou fine) risquent en effet de perdre en intensité, alors que les très grandes qualités (extra-fines) sont prévues pour durer au minium 150 ans ! Un vernis final reste toutefois la meilleure protection, celui-ci est indispensable. En spray ou au pinceau, le produit sera le même.
      Cordialement

  19. Pixium, le

    Bonjour,

    J’ai fait un test sur une feuille de papier à gros grammage, je l’ai enduite de Gesso. Ensuite j’ai fait mon dessin puis j’ai préparé mes zones de couleurs à l’acrylique, enfin j’ai relevé le tout avec des huiles. Jusqu’ici tout va bien,

    Ma question : Est-ce que le papier, qui est un support souple, va faire craquer l’huile en séchant ? (ça fait seulement 3 jours que cela sèche)
    J’aimerais savoir, parce que si ça ne craque pas il s’agit d’un support très bon marché (surtout qu’il a vocation à finir sous verre).

    Une agréable journée.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, effectivement la souplesse du papier risque fortement de craqueler la peinture. C’est pourquoi les supports souples (papier, toile) doivent être tendus ou encollés. En revanche, il faut savoir que l’huile a besoin de l’oxygène pour durcir, donc mettez votre oeuvre sous verre seulement une fois celle-ci totalement durcie (au minimum 6 mois après son achèvement pour une couche fine, 1 an pour une couche plus épaisse).
      Merci et bonnes fêtes.

  20. Nicolas, le

    bonsoir,

    Emerveillé par les vieux cadres moulurés de tableau (et neophyte aussi!) j’ai peint à la bombe acrylique noir un cadre. Ensuite j’ai fait ressortir les moulures en doré à base d’huile. Le rendu est excellent mais en lisant votre article je me demande si ca ne va pas craquelé ou autre. a votre avis?

    Cordialement,

    Nicolas

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, l’huile se superpose à l’acrylique sans aucun problème. C’est l’inverse qui est mauvais. Tout va bien !
      Cordialement

  21. Mary, le

    Bonjour,
    J’ai acheté une écharpe en nylon qui représentait un drapeau du Royaume-Uni. Je voulais peindre des écritures dessus et à pris la première peinture noire qui me tombait sous la main et malheureusement, peinture à l’huile. Je voulais l’afficher sur mon mur (blanc) et donc, l’accrocher ferait des tâches (merci la caution) donc je me demandais si ça prendrait si longtemps que ça pour sécher et si le séchage au sèche cheveux de temps en temps pourait aider ? Merci (:

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour,
      Le temps dépend de la quantité appliquée. Etant donné que le tissu a du bien absorber, le temps s’en retrouve diminué. Le seul moyen de savoir est de toucher. Tant que vous retrouver des traces de peinture sur votre doigts, c’est qu’il faut attendre. L’autre problème est que la peinture craquellera inévitablement. La précipitation vous a faire prendre une peinture non adaptée pour ce genre de travaux. L’acrylique aurait été préférable, ou mieux encore, les peintures textiles.

  22. leslie, le

    Bonjour,

    Merci pour ces articles très intéressants. J’ai réalisé une peinture a l’huile sur panneau bois (aggloméré) au couteau et en utilisant une importante quantité de medium vénitien et flamand pour les effets respectifs qu’ils avaient sur mon sujet. Aujourd’hui cela fait plus de 2 ans que la toile est réalisée sauf qu’elle n’a toujours pas séché, elle reste poisseuse et collante avec des transfert de couleur lorsque l’on pose le doigt dessus. Le tableau n’étant pas fini.. je souhaite le terminer et également trouver une solution pour le faire sécher au moins au toucher.
    En vous remerciant de vos conseils, Cordialement

    leslie

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Leslie, malheureusement il n’existe pas de produit pour accélérer le durcissement une fois la peinture appliquée sur le support. Le siccatif est un accélérateur mais il doit être mélangé aux couleurs afin qu’il soit présent dans toute la profondeur de la pâte. Si vous l’appliquez à présent, celui-ci fera durcir uniquement la surface, et c’est bien là le gros problème (formations de craquelures).
      L’unique chose à faire à ma connaissance, en dehors du fait d’être ultra patiente, est d’installer votre peinture dans un endroit assez bien ventilé afin d’accentuer l’oxygénation de la pâte… mais attention aux poussières…
      C’est pourquoi l’utilisation des médiums et des huiles lors du processus de création est complexe, car des situations embarrassantes peuvent apparaître après coup.
      Merci à vous
      Cordialement

  23. Patricia, le

    Bonjour,

    Je me suis trompée en achetant ma peinture, pensant acheté de l acrylique j ai acheté de l hiile. Je m en suis aperçue qu en commençant le fond de mon tableau…. J ai deux question…. Combien de temps mon fond va mettre pour sécher ?…. Et est il possible d appliquer de la peinture acrylique sur de la peinture a l huile?….car ne pratiquant pas la peinture a l huile j aimerai finir mon tableau a l acrylique si c est possible
    Merci de votre réponse

    Patricia

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Patricia,
      Il n’est malheureusement pas possible de peindre à l’acrylique sur de l’huile, sinon il y a une forte probabilité que des craquelures apparaissent. En revanche si la peinture est encore fraîche vous pouvez la retirer en frottant avec un chiffon imbibé de solvant (white spirit par exemple). Même si le solvant ne retire pas l’intégralité ce n’est pas bien grave, il faut juste que les résidus de peinture restants soient suffisamment fins pour qu’ils puissent durcir et devenir inoffensifs pour ce qui va les superposer.
      Frottez donc jusqu’à apercevoir le blanc de la toile, puis laisser sécher quelques jours.
      Ensuite vous pourrez repeindre à l’acrylique par dessus sans problème.
      Merci à vous,
      Cordialement

  24. mery, le

    Bonjour , je suis entrain de peindre une longue board ( skate ) et j’ai mis la premier couche avec de la peinture a l’huile , c’est une couche très fine mais elle ne seche pas encore , vous pouvez me donner des conseiles pour qu’elle seche plus vite car je dois dessiner sur le fond que j’ai fais mais le fond n’a pas encore seché , et je dois rendre le skate a mon ami en quelques jours , qui m’a demandé de lui dessiner sur son skate ( quand le dessin sera finis fauderas que je met une laque pour fixer ..etc)
    Meerci !

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le seul moyen d’accélérer le durcissement de la peinture à l’huile déjà appliquée est de la mettre en plein courant d’air. Plus l’oxygène pénétrera, plus elle durcira. Il n’y a malheureusement pas de possibilité de superposer un produit accélérateur. La patience est la seule solution. Pour les prochaines fois, je vous conseille d’utiliser des Posca, ce sont des marqueurs à base d’acrylique qui correspondent idéalement à ce genre de pratique.
      Cordialement

  25. calon, le

    Bonjour,

    J’ai rencontré un soucis après avoir mis du vernis à retoucher sur un tableau. Je n’y ai pas touché pendant au moins une dizaine de jour, et en mettant le vernis à retoucher pour le re- vivifier, mon tableau colle au toucher. et depuis il colle toujours !

    J’ai peint ce tableau avec du liquin de winsor and newton et je n’ai jamais de problème..avez vous une explication à ce problème ? Merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, si votre tableau colle toujours après plusieurs jours c’est effectivement qu’il y a une anomalie. Etant donné que ni le vernis à retoucher, ni le liquin ne sont considérés comme gras, la surface n’est pas sensée collée. Si ce problème n’existait pas avant l’application du vernis, alors c’est ce dernier qui est néfaste. Il se peut que le vernis ait mal vieillit, en étant aéré ou exposé à la lumière du soleil par exemple. Cela devrait se voir par sa consistance, un vernis à retoucher « normal » est très clair et fluide. Il n’est pas bon s’il est trop foncé (jaunit/ambré) ou visqueux. Quant à la solution, tout dépend de la durée déjà écoulée mais la patience me semble être le meilleur remède.

  26. labourgade, le

    Bonjour, j’ai peint un tableau avec les proportions suivantes: 2 volumes de standart oil et 2 volumes de vernis dammar, pour 1 volume de térébenthine. Après 1 mois mon tableau colle encore. Je n’ai pas utilisé de siccatif et les couches de pigments sont minces. Que puis-je faire? Christelle

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour, le mélange effectué est très gras, il va falloir donc plus d’un mois pour que le tableau durcisse. Patience, patience!

  27. Manon, le

    Bonjour
    Est-ce que le temps de séchage sur bois est le même que de travailler sur une toile.
    Deuxième question
    Comment prépare-t-on le panneau de bois ?
    Merci

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Manon, le temps de durcissement d’une peinture à l’huile dépend de l’épaisseur, de sa quantité d’huile et de la capacité d’absorption du support. Pour qu’une peinture à l’huile durcisse rapidement, il faut que les couleurs soient appliquées en couche fine, maigre sur un support très absorbant. Attention toutefois de bien préparer le support, c’est important pour la bonne conservation de l’oeuvre. Pour connaître la manière de préparer un support, je vous invite à lire cet article : http://techniquedepeinture.com/bien-preparer-son-support-avant-de-peindre/
      Merci à vous !

  28. BLERIOT Ghislain, le

    Ghislain,
    je rencontre un problème en vernissant certain tableau . j’entraine certaine couleur surtout des blanc (titane ou mixte) avec le pinceau chargé de vernis sur le reste du tableau ça peu aller jusqu’à la disparition de la couleur . je peins avec un medium du commerce lefranc , j’attends 6 mois avant de vernir et la couche pictural et fine . Merci de bien vouloir me répondre
    merci de me répondre

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Ghislain, en effet c’est un problème. En couche fine, 6 mois devraient en théorie être suffisant. Il faut savoir que le blanc est une des couleurs qui durcit le plus lentement. Pour comprendre pourquoi certaines de vos couleurs ne durcissent pas, j’ai besoin de savoir quelle marque de peinture vous utilisez, si vous rajoutez de l’huile, puis quel médium exactement vous employez? A première vue, c’est que vos couleurs sont trop grasses. J’attends votre réponse. Merci à vous. Cordialement.

    • BLERIOT Ghislain, le

      Bonjour Amandine ,
      j’utilise surtout des peintures de la marque Lefranc, un peu Rembrandt et Blookx . je ne rajoute pas d’huile et mon medium est le medium à peindre de lefranc et quand il y a trop d’huile à la sorti du tube je pose la couleur sur un papier absorbant avant de la mettre sur la palette
      Avec tous mes remerciements
      Ghislain

    • Amandine Gilles, le

      Votre problème s’explique par le fait que vos couleurs étant trop résineuses, elles mettent beaucoup plus de temps à durcir. Il y a soit trop de médium (composé de résine), soit pas assez de térébenthine dans vos mélanges. Les proportions sont à revoir. Par conséquent, 6 mois d’attente n’est pas assez dans ce cas, un an sera peut être nécessaire. Patience !
      Merci à vous Ghislain, à bientôt 🙂

  29. Reyes Elena, le

    Je voudrai reprendre une toile non finis. Cela fait 6 mois que je l’ai commencée. Comment doit je faire ?
    Merci de votre réponse.
    Elena

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Elena, les 6 mois passés ont naturellement fait durcir la peinture donc pour retravailler dessus c’est très simple : Un léger nettoyage afin d’enlever les poussières tout d’abords, puis soit vous peignez directement, soit vous appliquez une couche de vernis à retoucher avant de peindre. Cette dernière va « rallumer » les couleurs et va permettre de travailler de nouveau dans le frais, c’est à dire que votre nouvelle couche va davantage s’accrocher à la précédente. Bonne continuation!

  30. dany, le

    bonjour j ai peint entierement une grande toile au couteau pour le fond avec de la peinture a huile blanche sortie directement du tube le rendu et tres beau mais alors long à secher combien de tempsfaut il????? car je dois coller un support.cordialement Dany

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Bonjour Dany, il faut savoir qu’en couche épaisse la peinture à l’huile peut mettre des années à sécher en son coeur. En superficie c’est bien plus rapide. Mais si vous projetez de peindre sur cette couche blanche, alors laissez reposer la toile le temps qu’il faut (environ 1 an), sinon des craquelures irrémédiables vont se former. C’est la règle du gras sur maigre : http://techniquedepeinture.com/la-regle-du-gras-sur-maigre-explication/.
      Pour faire du relief sur une toile ou un quelconque autre support, il existe le gesso ou le modeling past qui sont parfaits pour cela. Ils sont à base d’eau (acrylique plus précisément) donc ils sèchent très rapidement (quelques heures).
      Il est fortement déconseillé d’utiliser une quelconque colle sur de la peinture à l’huile, notamment pour les raisons citées précédemment. De plus la composition de la colle n’est pas forcément compatible avec l’huile.
      La peinture à l’huile, étant la technique la plus grasse, elle doit être la dernière étape du processus de création, toujours dans le respect de la règle du gras sur maigre. Cordialement!

  31. mark, le

    Pour moi, la peinture à l’huile est la plus simple à pratiquer, notamment avec la capacité de la travailler pendant longtemps ce qui rend les fondu hyper facile à réaliser.
    Par contre si on veut préparer sa peinture et travailler correctement, il faut un minimum de connaissance (sur les pigments entre autre).

    Concernant les craquelures, il arrive un moment (passé un demi siècle) ou c’est quasi inévitable si on part d’un simple mélange huile / pigment, parceque la couche va être trop rigidifié et le jours ou la toile sera déplacé, les vibrations feront céder la couche picturale.

    Répondre
    • Amandine Gilles, le

      Vous avez tout à fait raison Mark. C’est pour cette raison que ma préférence va pour les panneaux de bois plutôt que la toile, jusqu’à une certaine taille bien sur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *